Archives pour la catégorie Islam coraniste



Ismael le garçon « Halim », Isaac le garçon  » ‘Alim »

Abraham a eu deux annonces de naissance bien différentes à deux occasions bien distinctes séparés d’une longue période de temps:

La première annonce d’un garçon plein de douceur (Halim):


Aprés ses accrochages avec son peuple qui tenta de le bruler vif :

37.99 . Abraham dit alors : «Je m’en vais vers mon Seigneur , Il me guidera dans Sa Voie.»
37.100. Seigneur, fais-moi don d’une [progéniture] d’entre les vertueux ».
37.101. Nous lui annonçâmes alors que son foyer serait égayé par la naissance d’un garçon plein de douceur (Halim).

Abraham a invoqué Allah pour avoir son premier garçon.Et c’est ce garçon plein de douceur qui devait être immolé, et non le garçon plein de savoir.

Il a dit cette parole (37.99) après l’épreuve du feu et avant le départ de Loth vers son peuple.

29.24. Pour toute réponse, le peuple d’Abraham s’écria : «Tuez-le ou brûlez-le vif !» Mais Dieu le sauva du feu. Il y a là vraiment des signes pour des gens qui ont la foi.
29.25…
29.26. Loth crut en lui et il dit : «Je m’en vais vers mon Seigneur, car c’est Lui le Tout-Puissant, le Sage !»

La deuxième annonce d’un garçon plein de savoir (‘Alim):

Cette annonce est beaucoup plus tardive par rapport à la première puisqu’elle survient à la veille de la destruction du peuple de Loth. Loth qui a cru en Abraham et qui a émigré vers son peuple qu’il devait convertir.

A ce moment Loth a déja vécu longtemps parmi son peuple.


Rappelez vous que la première annonce a survenu avant le départ de Loth vers son peuple. voici le passage décrivant l’arrivée des anges messagers:

53. Ils dirent : « N’aie pas peur ! Nous t’annonçons une bonne nouvelle, [la naissance] d’un garçon plein de savoir » (‘Alim).
54. Il dit : « M’annoncez-vous [cette nouvelle] alors que la vieillesse m’a touché ? Que m’annoncez-vous donc ? »
55. – Ils dirent : « Nous t’annonçons la vérité. Ne sois donc pas de ceux qui désespèrent ».
56. – Il dit : « Et qui désespère de la miséricorde de son Seigneur, sinon les égarés ? »
57. Et il [leur] dit : « Que voulez-vous, ò envoyés de Dieu ?
58. - Ils dirent : « En vérité, nous sommes envoyés à des gens criminels,
59. à l’exception de la famille de Lot que nous sauverons tous

Dans ce passage nous remarquons qu’Abraham s’étonne de l’annonce d’un garçon alors qu’il était vieux! La première annonce ne l’avait pas étonné!

Ce garçon ‘Alim ( plein de savoir)annoncé la veille de la destruction du peuple de Loth est sans équivoque Isaac quand on lit:

11.70. Voyant qu’ils ne faisaient pas honneur au plat, il les trouva étranges et en eut peur. «N’aie crainte, lui dirent-ils. C’est vers le peuple de Loth que nous sommes envoyés.»
11.71. La femme d’Abraham, qui se tenait à côté, se mit à rire. Nous lui annonçâmes la naissance d’Isaac et celle de Jacob après lui.


Isaac est donc bel et bien le deuxième garçon né après Ismael, sans faire de polémique à propos du savoir de Isaac et sa descendance… et c’est le premier né qui a subi l’épreuve du sacrifice: Ismael.

 

Lors de la deuxième annonce celle de Isaac, Abraham avait déjà au moins un enfant ( Ismael):

Quand les anges arrivèrent la veille de la destruction du peuple de Loth:

51.24. Le récit des honorables hôtes d’Abraham t’est-il parvenu?
51.25. Quand ils entrèrent chez lui et lui dirent : «Paix !» Abraham leur répondit : «Paix ! Gens inconnus !»
فَرَاغَ إِلَى أَهْلِهِ فَجَاء بِعِجْلٍ سَمِينٍ 51.26. Puis il alla discrètement trouver les siens ( Ahlihi) ( ou sa famille) et apporta un veau bien gras,

Ahlihi ( sa famille) désigne des proches au nombre de deux et plus! sa femme et…Ismael et sa mère.

S’il n’avait que sa femme à ce moment, il serait dit « trouver sa femme » simplement et non « sa famille ».

dieu interdit de se familiariser aux Hadiths

ا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَدْخُلُوا بُيُوتَ النَّبِيِّ إِلَّا أَن يُؤْذَنَ لَكُمْ إِلَى طَعَامٍ غَيْرَ نَاظِرِينَ إِنَاهُ وَلَكِنْ إِذَا دُعِيتُمْ فَادْخُلُوا فَإِذَا طَعِمْتُمْ فَانتَشِرُوا وَلَا مُسْتَأْنِسِينَ لِحَدِيثٍ إِنَّ ذَلِكُمْ كَانَ يُؤْذِي النَّبِيَّ فَيَسْتَحْيِي مِنكُمْ وَاللَّهُ لَا يَسْتَحْيِي مِنَ الْحَقِّ

33.53. Ya ayyuha allatheena amanoo la tadkhuloo buyoota alnnabiyyi illa an yu/thana lakum ila taAAamin ghayra nathireena inahu walakin itha duAAeetum faodkhuloo fa-itha taAAimtum faintashiroo wala musta’niseena lihadeethin

 

33.53. O croyants !
N’entrez dans les demeures du Prophète que si vous êtes invités à un repas.
Evitez d’être là à attendre que le repas soit prêt.
Quand vous êtes invités, entrez et après avoir mangé,
dispersez-vous, sans chercher à vous familiariser a aucun hadith.

 

Il est clairement interdit ici de poursuivre les hadiths chez le messager, qu’ils proviennent donc du Messager ou de quelqu’un d’autre en présence du Messager.

 

Ici il s’agit bien de Hadith puisque ces propos ont eu lieu chez le Messager en sa présence.
Ce sont les dialogues avec le Messager ou en sa présence sans distinction.
Il est donc légitime de garder le même mot « Hadith » dans la traduction.

Des exemples coraniques du caractère illusoire de ce monde

Des exemples coraniques du caractère illusoire de ce monde

Dieu insiste dans le Coran sur le fait que cette terre n’est qu’un monde où tous les plaisirs sont condamnés à s’évanouir. Il nous rapporte des récits sur des sociétés disparues dont les hommes et les femmes, qui se réjouissaient de leur richesse, de leur gloire ou de leur statut social, connurent des fins catastrophiques. C’est exactement ce qui est arrivé aux deux hommes dont il est question dans la sourate al-Kahf:

Donne-leur l’exemple de deux hommes: à l’un d’eux Nous avons assigné deux jardins de vignes que Nous avons entourés de palmiers, et Nous avons mis entre les deux jardins des champs cultivés.
Les deux jardins produisaient leur récolte sans aucun manquement. Et Nous avons fait jaillir entre eux un ruisseau.
Et il avait des fruits et dit alors à son compagnon avec qui il conversait: « Je possède plus de bien que toi, et je suis plus puissant que toi grâce à mon clan. »
Il entre dans son jardin, en état d’injustice envers son âme; il dit: « Je ne pense pas que ceci puisse jamais périr, et je ne pense pas que l’Heure viendra, et si on me ramène vers mon Seigneur, je trouverai certes meilleur lieu de retour que ce jardin. »
Son compagnon lui dit, tout en conversant avec lui: « Serais-tu mécréant envers Celui qui t’a créé de terre, puis de sperme et enfin qui t’a façonné en homme? Quant à moi, c’est Allah qui est mon Seigneur; et je n’associe personne à mon Seigneur. En entrant dans ton jardin, que ne dis-tu: ‘Telle est la volonté d’Allah! Il n’y a de puissance que par Allah.’ Si tu me vois moins pourvu que toi en biens et en enfants, il se peut que mon Seigneur, bientôt, me donne quelque chose de meilleur que ton jardin, qu’Il envoie sur ce dernier , du ciel, quelque calamité, et que son sol devienne glissant, ou que son eau se perde en profondeur, de sorte que tu ne puisses plus la retrouver. »
Des exemples coraniques du caractère illusoire de ce monde dans Islam coraniste fran84 Et sa récolte fut détruite, et il se mit alors à se tordre les deux mains à cause de ce qu’il y avait dépensé, cependant que ses treilles étaient complètement ravagées. Et il disait: « Que je souhaite n’avoir associé personne à mon Seigneur! » Il n’eut aucun groupe de gens pour le secourir contre la punition d’Allah, et il ne pût se secourir lui-même.
Certes la souveraine protection appartient à Allah, le Vrai. Il accorde la meilleure récompense et le meilleur résultat. Et propose-leur l’exemple de la vie d’ici-bas. Elle est semblable à une eau que Nous faisons descendre du ciel; la végétation de la terre se mélange à elle. Puis elle devient de l’herbe desséchée que les vents dispersent. Allah est vraiment Puissant en toutes choses!
Les biens et les enfants sont l’ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes œuvres qui persistent ont auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et [suscitent] une belle espérance. (Surat al-Kahf: 32-46)

Toute personne qui se vante de ce qu’elle possède finira par être humiliée par Dieu, et il n’y a pas d’exception à cette règle. La richesse et le pouvoir sont deux dépôts accordés par Dieu, et qui peuvent à tout moment être repris. Le récit coranique des « propriétaires du verger » en est aussi une illustration:
Nous les avons éprouvés comme Nous avons éprouvé les propriétaires du verger qui avaient juré d’en faire la récolte au matin, sans dire: « Si Allah le veut. »
Une calamité de la part de ton Seigneur tomba dessus pendant qu’ils dormaient et, le matin, ce fut comme si tout avait été rasé.
Le [lendemain] matin, ils s’appelèrent les uns les autres: « Partez tôt à votre champ si vous voulez collecter les fruits. » Ils s’en allèrent donc, tout en parlant entre eux à voix basse: « Ne laissez aucun pauvre y entrer aujourd’hui. »
Ils partirent de bonne heure, décidés à user d’avarice envers les pauvres, convaincus que cela était en leur pouvoir. Puis, quand ils le virent, ils dirent: « Nous sommes venus pour rien, nous sommes frustrés! » Le plus juste d’entre eux dit: « Ne vous avais-je pas dit: ‘Si seulement vous rendiez grâce à Allah!’ »

Ils dirent: « Gloire à notre Seigneur! Oui nous avons été injustes. » Puis ils s’adressèrent les uns aux autres, se faisant des reproches. Ils dirent: « Malheur à nous! Nous avons été des rebelles. Nous souhaitons que notre Seigneur nous le remplace par quelque chose de meilleur. Nous désirons nous rapprocher de notre Seigneur. » Tel fut le châtiment dans cette vie; et le châtiment de l’Au-delà est plus grand encore, si seulement ils savaient! (Surat al-Qalam: 17-33)

Le lecteur attentif de ces versets s’aperçoit immédiatement que Dieu n’a pas cité le cas d’athées dans ce récit; ceux dont il est question ici sont bien au contraire des gens qui croient en Dieu, mais dont les cœurs sont devenus durs quant à Son rappel, et qui sont ingrats envers Lui. Ils s’enorgueillissent de ce que Dieu leur a accordé comme faveurs, et ils oublient complètement que ces possessions ne sont que des ressources devant être utilisées dans Sa voie. Pourtant, ils reconnaissent l’existence et la puissance de Dieu, mais leurs cœurs sont remplis de suffisance, d’ambition et d’égoïsme.
Le récit de Qaroun, qui appartenait au peuple de Moïse, est cité dans le Coran comme étant l’exemple-type de l’homme riche et mondain. Qaroun et tous ceux qui lui envient son statut social et ses biens ne sont que de soi-disant croyants qui sacrifient leur religion pour s’enrichir et qui perdent ainsi la vie éternelle bénie, se condamnant à des tourments éternels:
En vérité, Qaroun était du peuple de Musa mais il agissait avec violence à leur encontre. Nous lui avions donné des trésors dont les clefs auraient semblé lourd à tout un groupe d’hommes forts. Son peuple lui dit: « Ne te réjouis point. Car Allah n’aime pas les arrogants. Et recherche, à travers ce qu’Allah t’a donné, la Demeure dernière. Et n’oublie pas ta part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Allah a été bienfaisant envers toi. Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Allah n’aime pas les transgresseurs. »
Il dit: « C’est par une science que je possède que tout ceci m’est venu. » Ne savait-il pas qu’avant lui Allah avait fait périr des générations supérieures à lui en force et plus riches en biens? Et les criminels ne seront pas interrogés sur leurs péchés!
Il sortit devant son peuple fièrement vêtu de sa tenue d’apparat. Ceux qui aimaient la vie présente dirent: « Si seulement nous possédions quelque chose de semblable à ce qui a été donné à Qaroun. Il a été doté, certes, d’une immense fortune. »
Tandis que ceux à qui le savoir avait été donné dirent: « Malheur à vous! La récompense d’Allah est meilleure pour celui qui croit et fait le bien; mais seuls les patients l’obtiendront. »
Nous fîmes donc en sorte que la terre l’engloutisse et engloutisse sa maison. Aucun clan en dehors d’Allah ne fut là pour le secourir, et il ne pût se secourir lui-même.
Et ceux qui, la veille, avaient souhaité être à sa place se mirent à dire: « Ah! Il est vrai qu’Allah augmente la part de qui Il veut, parmi Ses serviteurs, ou la restreint. Si Allah ne nous avait pas favorisés, Il nous aurait certainement fait engloutir. Ah! Il est vrai que ceux qui ne croient pas ne réussissent pas. »
Cette Demeure dernière, Nous la réservons à ceux qu ne cherchent ni à s’élever sur terre ni à y semer la corruption. Cependant, l’heureuse fin appartient aux gens pieux.

Quiconque viendra avec de bonnes actions obtiendra mieux que cela; et quiconque viendra avec le mal, (qu’il sache) que les malfaisants ne seront rétribués que selon ce qu’ils ont commis. (Surat al-Qasas: 76-84)

Le principal méfait de Qaroun fut de se considérer lui-même comme un être humain totalement indépendant et détaché de Dieu. En effet, comme le verset le suggère, simplement il prétendait mériter, convaincu d’être quelqu’un d’exceptionnel, le pouvoir et la richesse que lui avait accordés Dieu.
En vérité, tous les hommes sont des serviteurs de Dieu, et ils ne reçoivent pas des biens « de droit ». Tout ce qu’un homme reçoit dans cette vie est une faveur de Dieu et la conscience de cette réalité est nécessaire pour ne pas se montrer ingrat envers Lui. La gratitude de l’homme devra au contraire s’exprimer par une attitude correcte à Son égard, et c’est d’ailleurs certainement là la meilleure façon d’être reconnaissant à l’égard du Seigneur. Par contre, Qaroun et ses émules ne s’aperçoivent de leur erreur qu’une fois qu’un désastre les frappe. Et après tous les malheurs qui les écrasent s’ils persistent dans leur rébellion contre Dieu, ils se trouvent complètement ruinés. Leur fin sera inéluctable: l’Enfer, et quel bien mauvais lieu de séjour! Sachez que la vie présente n’est que jeu, amusement, vaine parure et course à l’orgueil entre vous et rivalité dans l’acquisition des richesses et des enfants. Elle est en cela pareille à une pluie: la végétation qui en provient émerveille les cultivateurs, puis elle fane et tu la vois donc jaunie; ensuite ce n’est plus que des débris. Et dans l’Au-delà, il y a un dur châtiment [pour les mécréants], et aussi un pardon et un agrément d’Allah [pour les croyants]. Et la vie présente n’est que jouissance trompeuse. (Surat al-Hadid: 20)

ne pas juger est aussi une valeure coranique

Image

je met la traduction de la partie du verset qui concerne le sujet
et je ne dis pas que je suis un Ange; et je ne dis pas non plus aux gens, que vos yeux méprisent, qu’Allah ne leur accordera aucune faveur; Allah connaît mieux ce qu’il y a dans leurs âmes. [Si je le leur disais], je serais du nombre des injustes.
par le bais du coran , le prophete n’est pas un ange quand nous savons que les anges ne commetent pas d’erreures pas celles des humains en tout cas , cela veut dire qu’il est imparfait dans son humanité

et serait injuste s’il considere que les gens que nous mepriserions pour une raison ou une autre notamment celle qui concernerait un comportement contraire a la religion.

et l’injustice est la pire des ereures.

Dieu se reserve de les juger, ni le prophete ni la communauté des croyants.

Les traits des croyants dans le Coran

Les adorateurs du Plus Gracieux sont ceux qui foulent la terre avec humilité,
et lorsque les ignorants leur parlent, leurs mots ne sont que paix.

Dans l’intimité de la nuit, ils méditent sur leur Seigneur.

Et se prosternent. (25 : 63-64)

Nous sommes des êtres humains ; nous avons accepté la responsabilité lorsque nous sommes venus sur cette terre. Cela veut dire que nous avons certaines caractéristiques, certains attributs placés en nous par Dieu. Lorsqu’Il nous a créés, Il a créé tous nos traits humains. Nous sommes par nature égocentriques, avares, ingrats, impatients, arrogants, égoïstes et colériques.

·L’être humain est créé faible (4 : 28)

·L’être humain est anxieux (70 : 19)

·L’égoïsme est un trait de l’être humain (4 : 128)

·L’être humain est ingrat (14 : 34, 43 : 15, 80 : 17)

·L’être humain est pingre (17 : 100)

·L’être humain est impatient par nature (17 : 11, 21 : 37)

·L’être humain est la créature la plus prompte à argumenter (18 : 54)

Puisque Dieu nous a créés avec ces caractéristiques, devons-nous alors agir sur base de ces traits ? Pouvons nous dire que Dieu a voulu que nous soyons ainsi ? Certainement pas. Les idolâtres disent, « Si Dieu avait voulu, nous n’adorerions aucune idole en dehors de Lui et nos parents non plus. Et nous n’aurions rien interdit en dehors de ce qu’Il a interdit. » Leurs prédécesseurs ont fait de même. (6 : 148, 16 : 35)

Nous savons que si nous commettons l’idolâtrie, nous n’avons aucune excuse devant Dieu. Ainsi, nous ne pouvons pas accuser Dieu et nous rabattre sur l’excuse que c’est Dieu qui veut que nous soyons comme nous sommes. Nous devons nous ressourcer dans le Coran pour savoir ce que Dieu considère comme un comportement acceptable.

Nous sommes crées faibles et anxieux. Mais Dieu répète à plusieurs reprises que les croyants n’ont ni peur ni souci. Nous devons apprendre à faire confiance à Dieu. Tant que nous luttons pour être des Soumis, Dieu nous protégera, aussi bien dans cette vie que dans l’Au-delà. Alors lorsque nous nous avons peur ou nous sentons anxieux, que ce soit pour un examen le lendemain ou une situation menaçant notre vie, nous devons nous tourner vers Dieu et implorer son secours, sachant qu’Il nous répondra.

Nous sommes égoïstes et pingres par nature. Dieu donne une grande importance à la charité. Il dit qu’il spécifie sa miséricorde pour ceux qui donnent la charité obligatoire. Nous avons une tendance naturelle à nous attacher aux choses que nous possédons, mais il est important de se souvenir que tout ce que nous possédons est don de Dieu. Cela ne vient pas vraiment de nous-même. Nous devons donc être généreux, et avoir la main tendue vers les autres. Ceux-ci sont des traits loués par Dieu.

·Ceux qui surmontent leur avarice naturelle sont ceux qui ont réussi (59 : 9)

·Vous ne pouvez atteindre la droiture tant que vous ne donnez pas des biens que vous chérissez. Quoi que vous donniez en charité, Dieu es pleinement témoin (3 : 92)

·Ceux qui donnent la charité nuit et jour, secrètement ou publiquement, reçoivent leur récompense de leur Seigneur ; Ils n’ont ni à craindre, ni à se soucier (2 : 274)

L’impatience est une tendance très commune à la nature humaine. Nous voulons tout tout de suite, nous ne voulons pas attendre. Mais Dieu nous demande de développer la patience. L’expression, « soyez patients » revient 19 fois dans le Coran. Bien entendu, c’est une vertu que nous devons cultiver, ce qui signifie que nous devons travailler dur pour surmonter notre penchant naturel à l’impatience.

Vous devez recourir à la patience, et votre patience n’est accessible qu’avec l’aide de Dieu (16 : 127)

Le fait que nous puissions être ingrats envers Dieu est un mystère. Mais nous le sommes. Nous ne pourrons jamais compter tous les bienfaits de Dieu. Mais nous devons essayer. Nous devons savoir que tout ce que nous recevons, tout ce que nous atteignons, tout ce qui se trouve dans les cieux et sur la terre et un don de Dieu. Et la générosité de Dieu est telle qu’il nous dit que si nous savons nous montrer reconnaissants, il nous en donnera encore plus.

Plus vous me remerciez et plus je vous donne (14 : 7)

Nous récompensons ceux qui sont reconnaissants (3 : 145)

Vous serez reconnaissants envers Dieu. Tout celui qui est reconnaissant l’est à son propre avantage.(31 : 12)

La colère est une émotion qui crée une grande difficulté. Chaque fois qu’une personne se sent abusée, elle ressent le besoin de se mettre en colère et de se sentir soulagée. Dans La sura 42, Dieu nous dit comment réagir face à ce que nous considérons comme une injustice. Nous devons user de notre jugement selon les circonstances car Dieu nous donne la possibilité de prendre notre revanche sur une véritable injustice, mais la patience et le pardon sont de loin les meilleures réponses :

Ils évitent les pêchers majeurs et le vice, et lorsqu’ils sont en colère, ils pardonnent, ils se battent pour leurs droits. Bien que la juste punition d’une injustice soit une réponse équivalente, ceux qui pardonnent et maintiennent leur droiture sont récompensés par Dieu. Il n’aime pas les injustes. Certainement, ceux qui se battent pour leurs droits, lorsqu’ils sont victimes d’une injustice, ne commettent aucune erreur. Recourir à la patience et au pardon reflète une vraie force de caractère.
(42 : 37, 39-41,43)

Et Dieu est celui qui apaise notre tempérament (94 : 1) et nous garde des colères extrêmes. (48 : 24-25) Dieu n’aime pas les agresseurs (2 : 190)

L’arrogance est un trait découragé par Dieu. Ce fut la cause de la déchéance de Satan et c’est une grande faiblesse humaine.

Absolument, Dieu sait ce que cache chaque déclaration. Il n’aime pas les arrogants. (16 : 23)

Il nous est rappelé que tout nous vient de Dieu, ainsi nous n’avons aucune raison d’être orgueilleux et imbus de nous-mêmes.

Ceux qui se vantent de leurs travaux, et souhaitent être loués pour ce qu’ils n’on pas réellement fait, qu’ils ne pensent pas échapper à la sentence. Ils ont mérité une douloureuse punition. (3 : 188)

Ainsi, vous ne devez pas pleurer sur ce que vous perdez ou vous vanter de ce dont Il vous a béni. Dieu, n’aime pas les orgueilleux, les vantards (57 : 23)

Tous ces traits négatifs sont partie intégrante du test de l’être humain. Dieu nous dit qu’Il nous a créés ainsi. Cela signifie que nous éprouverons la peur, l’impatience, la colère. Dieu le sait. Perdre patience ou avoir un moment d’égoïsme est humain. C’est inévitable et compréhensible. Mais nous ne devons pas nous satisfaire de ce comportement. Nous devons lutter pour atteindre les caractéristiques définies par Dieu comme étant les traits du croyant. Et lorsque nous échouons, nous devons nous repentir et fournir encore plus d’efforts. Plus nous essayons et plus Dieu nous soutient et plus nous sommes près d’être des soumis.

Tu devrais t’empresser avec enthousiasme d’atteindre le pardon de ton Dieu et le Paradis dont l’ampleur dépasse les cieux et la terre, il attend les justes qui donnent la charité, par bons ou mauvais temps. Ce sont ceux qui suppriment leur colère, et sont cléments envers les autres. Dieu aime les charitables (3 : 133-4)

Tu plaideras la droiture et interdiras le mal et tu persévèreras face à l’adversité. Voilà les traits les plus honorables (31 : 17)

le voile dit islamique par Ikbal El Gharbi

c’est un article interessant que je livre ici:ecrit par Ikbal El Gharbi-Universitaire -Université Ezzeitouna-Tunis

La culture musulmane est marquée par une représentation stéréotypée d’un éternel féminin caractérisé par la ruse, la coquetterie et la séduction. Et vu que le mot « Fitna » désigne à la fois désordre, guerre civile, tentation et séduction, le corps féminin se trouva, tout le long de l’histoire musulmane inscrit dans le champ du pouvoir.

Le désir de cacher ce corps apparaît comme une obsession chez la plupart des « Fuquahas » au point que leurs écrits sont marqués par une invasion massive de la « sharia » dans la vie privée.

Le « Hijab » ou voile féminin, dérivé du verbe « hajaba » qui veut dire cacher, protéger, séparer ; était destiné, sur un conseil d’Omar Ibn El Khattab semble t t-il, à dérober les femmes aux regards des hommes. L’islam a justifié le port du « Hijab » comme étant le plus simple moyen pour les épouses du prophète de se faire reconnaître afin qu’elles ne soient point offensées. Cette coutume fut presque unanimement suivie par les citadines, surtout de la classe aisées qui désiraient s’identifier aux mères des croyants.

Cependant ni les paysannes ni les ouvrières ne purent l’adopter complètement.

Il parait évident que le port du voile ne constitue pas un pilier de l’islam, il est, de plus et depuis les origines l’objet d’infinies controverses qui prennent leur source dans trois passages du Coran.

La sourate du « Hijab » concerne uniquement les épouses du prophète. Le « Hijab » y apparaît comme un signe distinctif et honorifique: « Quand vous demandez à ses épouses quelque chose, adressez vous à elle derrière un rideau (« Hijab ») C’est plus décent pour vos coeurs et pour les leurs » (Sourate33 , les Coalisés, verset53 ). Une évocation plus explicite du voile se trouve au verset59 , qui élargit la recommandation aux femmes proches du prophète et à toute les croyantes. Quant au troisième passage il est situé dans la sourate24 , la Lumière, versets30 , 31qui fixent aux musulmanes la conduite idéale à tenir pour ne pas exciter la convoitise des hommes.

Pour les musulmans tolérants, Ces versets loin d’imposer le voile aux femmes instaurent plutôt une nouvelle attitude de décence en public et rompt avec certains rituels antéislamiques qui poussaient les femmes, par exemple, à se dénuder les seins pour encourager les combattants qui partaient en guerre.

Pour d’autres musulmans, adeptes d’une lecture littérale du texte sacré, la recommandation concernant les femmes du prophète a valeur d’obligation.

Pour ces penseurs la « sharia » doit imprégner toute la vie du croyant, ses directives doivent ériger toute son expérience quotidienne. C’est pour cette raison qu’en parcourant certains textes, on s’aperçoit avec surprise que mille et un détails que l’on pensait relever de la sphère de la vie privée relèvent en fait de la vie publique et politique: intimité du couple, comportement amoureux, tenue vestimentaire, parure et ornements etc.

Toutefois et en dépit des interdits et des restrictions le conformisme a toujours été une affaire de culture et de milieu. Certaines femmes musulmanes ont toujours voulu être libres et séduisantes. Elles ont affirmé leurs personnalité avec leurs allures.

A l’image de Aicha Bin’t Talha petite fille de Abu Bakr, compagnon du prophète et nièce d’Aicha mère des croyants qui refusa le « Hijab ». Cette aristocrate alliait à la noblesse de sa naissance une fierté d’esprit et une grande beauté, qu’elle tenait d’ailleurs à laisser admirer. En effet, Aicha refusa de se voiler en déclarant avec malice que Dieu dans sa miséricorde l’a créée belle et qu’elle désirait montrer son oeuvre. Abu Hurayra, grand transmetteur des traditions du prophète, subjugué par sa beauté, disait qu’elle ressemblait à une houri du paradis. Très coquette, Aicha recherchait les hommages des poètes et savait tirer parti des sentiments qu’elle inspirait, au point qu’elle provoqua la destitution du gouverneur de la Mecque Al Hareth El Makhzoumi, qui avait consentit à retarder l’heure de la prière pour lui permettre de terminer son « Tawaf » c’est à dire la circumbulation rituelle de la Kaaba.

Umm hani, cousine du prophète et sœur de Ali, était très coquette. Elle se paradait dans la rue mi-voilée. « on apercevait ses boucles d’oreilles » relatent les historiens. Omar Ibn El Khattab rebropateur lui dit « ton cousin Mohamed ne pourra rien pour toi si tu continues à te parer de la sorte ». L’envoyé de Dieu, loin de blâmer sa cousine, rétorqua avec tendresse: « j’ai le pouvoir d’intercéder pour tous les membres de ma famille ».

Sukeina, fille de l’imam Hussein le martyr de Kerbela, arrière petite fille du prophète Mohamed ne s’est jamais voilée et cela malgré sa jeunesse, sa beauté et la noblesse de son rang. Elle refusa également d’abdiquer sa personnalité et ne consentit jamais au principe d’obéissance au mari (Taa) ni au droit de ce dernier à la polygamie. Elle stipulait cette contestation de l’autorité masculine dans ces contrats de mariage. En outre; en récusant l’institution du « Hijab » cette féministe d’avant garde sapa son symbolisme en tant que séparation institutionnelle de deux espaces distincts, un espace privé réservé à la femme et un espace public géré par l’homme.

Loin de se soumettre aux lois de la claustration, la pétillante Sukeina tenait, en effet, un salon littéraire à Médine et organisait des soirées interminables où se côtoyaient artistes, poètes et hommes de Lettres de diverses tendances et de différentes religions. Très fréquemment, les grands poètes de « ghazal », poésie érotique, de l’école du Hijaz venaient à la résidence de Sukeina réciter leurs poèmes, vanter leurs talents et écouter les critiques Aux cotés du célèbre Omar Ibn Abi Rabiaa on cite al Awas, Djarir mais surtout al Farazdak semble s’y être rendu quand il se trouvait dans les lieux.

Sukeina ouvrait les discussions stimulait les débats littéraires, émettait des remarques, des commentaires sur l’emploi inadéquat d’un terme, d’un croisement, ou d’un motif inclus dans les vers cités. Les interventions de Sukeina relevaient une bonne connaissance de la poésie et de la culture de son époque. Elle a ainsi réussi à préserver l’école de la poésie « Ghazal » puisque ses adeptes étaient protégés et encouragés en bénéficiant de la caution des plus hautes sphères de la société médinoise.

Ces femmes musulmanes auraient pu cristalliser des modèles qui nous auraient aider à bâtir des sociétés où les femmes seraient pleinement épanouies.

Ces récits authentiques redéfinissent les rapports de ces sociétés avec le corps, la subjectivité et l’imaginaire.

Pour ces personnalités féminines, séduire est ici pris dans le sens de charmer, de fasciner, de plaire. Dans la séduction on entre dans un autre enjeu: prendre conscience de son corps pour plaire à l’autre. Freud a toutefois apporté une contribution ingénieuse à ce sujet. Il reconnaît au narcissisme un grand pouvoir d’attraction sur les autres: il pense que le charme de la femme dérive de son amour pour elle même, de son désir d’être aimée. Il démontre par ailleurs que le narcissisme féminin est un moyen qu’utilisent les femmes pour compenser leur manque et leur infériorité. « Pour se dédommager de leur oppression, elles se consacrent à leur beauté, Elles retournent sur leur propre corps un désir qui leur était interdit d’extérioriser ». Or la relative égalité des sexes qui a régné à cette époque a permis à la femme musulmane d’accéder à une certaine autonomie affective et c’est pour cette raison que la coquetterie féminine revêt ici un autre sens:

Sukeina, l’artiste et Aicha la séductrice en contestant l’institution très ambiguë du « Hijab » ont senti que si on méconnaît les couleurs et les nuances, si on ne perçoit plus le chatoiement des étoffes quand on ne s’habille plus qu’en uniforme: BleuJinn, tenue Mao ou Tchador noir, c’est qu’on est prêt à subir tous les conditionnements et toutes les manipulations, C’est qu’on n’est plus un être libre Car lorsque la norme disciplinaire réussi à pénétrer le quotidien pour quadriller et stériliser l’expérience de l’individu jusqu’à dans son corps, son désir, sa sensibilité esthétique, bref sa disposition innée au plaisir, elle permet toute les dérives totalitaires Et quand la vie quotidienne est à ce point appauvrie, l’individu n’a même plus la force de demander des comptes à une réalité mauvaise car il n’a plus le désir du bonheur. Evidemment cela rend toute désaliénation improbable.

Dans cette perspective, les femmes musulmanes se sont toujours opposés à l’uniformisation vestimentaire, sous le Khalifat de l’intransigeant Omar Ibn El Khattab, elles ont détourné les lois et ont inventé la mode « Kabati ». Le Kabati était une longue robe moulante et ajustée qui ne dévoile aucune partie du corps féminin mais qui épouse ses formes comme une seconde peau. A ce propos l’Imam Malek écrit « j’ai appris que Omar Ibn El Khattab a proscrit cette mode féminine qui bien qu’elle ne laisse rien transparaître dévoile Tout ».

Ce qui est bien plus séduisant, car comme l’observe Barthe c’est la chemise béante qui provoque le désir bien plus que la nudité du corps.

A la même époque d’Omar et désirant toujours plus de fantaisie, les femmes musulmanes ont dévoilé leurs jambes et ont opté pour l’audacieuse mode de la « mini jupe ». Les Fuquahas s’insurgèrent contre cette mode qu’ils qualifièrent de « Bidaa ».

On voit bien que déjà à l’aube de l’islam la mode féminine s’est libérée de la rigueur, de l’orthodoxie et s’est caractérisé par la recherche de ligne et de volume. Les tenues féminines étaient étincelantes. Les matières utilisées étaient des plus nobles, les tissus étaient raffinés: soie, mousseline, taffetas, chantoung, satin damassé, brocart broché d’or et d’argent.

Les couleurs étaient chatoyantes: rose,orange et jaune safran, embellissantes elles étaient à elle seules un maquillage éclatant.

Les tuniques étaient ajustées, parfumés de musc ou ambrés, décorés de poèmes langoureux et brodées de fils d’or et d’argent. Les traînes étaient interminables.

On superpose, on ose, on s’amuse;

La fabrication de tissus brodés spéciaux avait lieu dans les ateliers de tissage des palais. Cette activité qui débuta sous les Umayyades devint un trait courant de la civilisation matérielle de l’islam médiéval. Ses créations étaient multiples et variées: brocart « dibaj », satin « istabrak »; soie fine « harir », soie diaprée « wachy » et autre tissu de luxe ornaient les garde robes des nantis. Les vêtements brodés étaient donnés en témoignage de la faveur royale et faisaient partie des cadeaux diplomatiques courants. La « Khilaa » offerte par les émirs était un vestiaire complet. De beaux vêtements étaient importés de tout le monde islamique. De l’Inde venait la « Futa », sorte de sari, de la Chine venaient les vêtements de pluie en tissu huilé, « Mimtari », sorte d’imperméable ainsi que toute sorte de tissus nobles tels que le Sharab, Dimyati, Dabiki tous en lin.

Les chaussures et les sandales devaient être choisis parmi un certain nombre de cuir de couleur et de forme, et il était permis d’en porter qui présentent des combinaisons de couleurs telle que le noir et le rouge ou le noir et le jaune. La mode des bas empruntée aux persans était aussi bien établie. La lingerie de la musulmane élégante devait être fine et de couleur pastel.

Ces récits montrent comment le vêtement féminin est au confluent de toutes les cultures, comment il utilise des modèles anciens: Cosmopolite, il adopte des éléments exotiques en enrichissant le tout par une complexité et un raffinement plus grand.

Le vêtement féminin s’introduit, de cette manière, au double jeu de l’ordre et du désordre, de la soumission à la contrainte et de la liberté. Fidèle à son essence il joue subtilement entre l’exhibition et le masque. Flugel compare en ce sens le vêtement à un symptôme névrotique et notamment à la rougeur. Celle ci est à la fois un signe excessif de honte, mais en même temps comme le montre la psychanalyse, c’est une façon d’attirer l’attention sur soi. Selon Flugel le vêtement est une rougeur perpétuelle sur le corps de l’humanité. En isolant un corps ou une partie du corps, il portait immanquablement l’attention sur elle.
Par cette dialectique singulière tout vêtement même le « Hijab » cache en même temps qu’il désigne.

La fantaisie féminine s’est aussi manifestée au niveau de la coiffure. Dès l’époque du prophète les femmes utilisaient du vin comme laque pour donner plus de volumes à leur chevelure.

Sukeina fille de Hussein le martyr de Karbala, qui affichait une coquetterie toute féminine, mettait en valeur sa beauté par une coiffure spéciale qui portait son nom « al turra al sukeyniya » (les cheveux bouclés à la Sukeina). Cette coupe à la mèche rebelle fit fureur aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Jugeant la « coupe Sukeina » trop efféminée, le pieux Khalife Omar Ibn Abdelaziz l’a interdite au hommes et punissait tout homme coiffé à la Sukeina à être rasé et flagellé.

L’Histoire atteste que l’élan de vie et la vitalité des femmes musulmanes se sont toujours opposées à la rigueur de l’orthodoxie. En militant pour reconquérir socialement leur corps elles affirment l’unité indissoluble de l’être humain: esprit libre dans un corps rapproprié, Ces pratiques si souvent vilipendées dont les textes n’ont gardé que des traces partielles et partiales nous en donnent la preuve.

Ici point de jugement moralisateur, de systématiques querelles entre Anciens et Modernes, comme le voudraient le faire croire bon nombre de chroniqueurs nostalgiques d’un passé mythique, mais seulement un incessant bricolage qui fonde le phénomène vestimentaire féminin en une dynamique, parfois turbulente, toujours soumise à des réaménagements.

Le Coran et le châtiment corporel des femmes;(M.Talbi)

Le Coran et le châtiment corporel des femmes

Mohamed Talbi (*)

Chez l’homme, l’agressivité naturelle envers le partenaire féminin est un état résiduel de son animalité. Elle n’est l’apanage ni d’une époque ni des Arabes. Certains, parmi les plus grands noms de la pensée et de la science, ont cherché à la justifier. Pourtant, dans la pensée occidentale majoritaire, frapper les femmes est devenu, comme la polygamie, l’un des symboles de l’islam. Des imams enseignent dans les mosquées comment y procéder. « C’est dans le Coran », disent-ils. Une spécialiste, orientaliste de son état, appelée à la télévision pour éclairer l’opinion, confirma, un Coran ouvert devant elle, citant le verset adéquat, avec un zoom sur le verbe « frapper ». Le Coran est bien un livre de violence et de cruauté. CQFD. Interrogé, le recteur de la Mosquée de Paris esquiva. On lui parlait Coran, il répondit hadith, un livre ouvert devant lui aussi, mais sans indiquer lequel.

Voici maintenant les textes coraniques sur lesquels se fondent les prédicateurs salafistes, et où s’exprime l’autorisation de frapper les femmes, concession conjoncturelle, devenue caduque avec la caducité de la conjoncture qui l’avait motivée : « Les hommes doivent subvenir [qawwâmûna] aux besoins des femmes, en raison des différences dont Dieu privilégia les uns sur les autres, et en raison des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes probes sont celles qui sont pieuses, et celles qui préservent le secret de l’intimité, comme Dieu la préserve. Quant à celles dont vous craignez la révulsion [nushûzahunna], procédez envers elles par persuasion, faites lit à part, enfin frappez-les. Si elles reviennent à vous, ne soyez pas injustes envers elles. Car Dieu est Haut et Grand. Et si vous craignez quelque brouille entre les deux époux, déléguez un arbitre de la famille de l’un et un arbitre de la famille de l’autre, si tant est qu’ils désirent la réconciliation. Alors Dieu rétablira la bonne entente entre eux. Dieu de tout est Omniscient et Bien Informé » (IV : 34-35).

Dans ces deux versets, il est question de ce qu’on appelle la qawâma, les dépenses du ménage qui incombent à l’homme, et non de l’obéissance de la femme soumise à l’autorité discriminatoire de l’homme, comme le suggèrent certaines traductions ; de l’égalité des sexes dans la différence, et non de la supériorité de l’un sur l’autre, comme l’enseigne la charia ; et du nushûz, qui relève du devoir conjugal et qui n’est pas seulement féminin, mais aussi masculin (IV : 128).

Notre interprétation de ces deux versets se situe dans le cadre d’une lecture vectorielle, c’est-à-dire intentionnaliste, du Coran, une lecture qui, comme en droit, au-delà de la lettre et de la conjoncture, cherche l’intention du législateur, ici, en l’occurrence, Dieu, pour mieux y adhérer en son esprit.

En tout état de cause, en entrant dans le jeu de la charia et en tenant compte de son classement de l’agir humain en cinq catégories, frapper les femmes n’est pas un fardh (« obligation religieuse »). Or tout ce qui n’est pas fardh peut être aboli. Tout au plus la mesure entre-t-elle dans la catégorie du halâl (« permis »). Or tout ce qui est halâl peut demeurer halâl, et être néanmoins interdit lorsque l’intérêt public l’exige. On peut interdire de fumer dans les lieux publics ; on peut imposer aux voitures des sens interdits, etc. De même, on peut, sans avoir besoin de l’aval des imams, interdire de frapper les femmes et sanctionner toute propagande en ce sens. Le halâl peut être mamnû’ (« interdit »). Pour éviter toutes les confusions savamment entretenues, il faut préciser les concepts. La législation de l’État n’a pas besoin d’être conforme à la charia. Dans le cas présent, il s’agissait dans le Coran d’une concession ponctuelle et conjoncturelle, historiquement imposée par la coutume et les circonstances, et assortie d’une très forte réprobation, donc appelée à être interdite, comme elle le fut au départ, et à disparaître.

Le Coran est « descendu » dans un milieu où frapper les femmes était une coutume, une coutume qui n’est pas une exclusivité arabe, faut-il le rappeler ? Une coutume si tenace qu’elle se poursuit toujours dans toutes les sociétés et dans tous les milieux. Cette coutume fut d’abord interdite par Mohammed, avec sanction pénale pour les hommes qui transgressaient l’interdiction. La mesure prise par le Prophète provoqua un mouvement de révolte générale tel que le Coran vint établir une procédure pour régler les conflits conjugaux, une procédure qui faisait une concession à la coutume. Le Coran autorise l’époux à corriger physiquement son épouse. Les Mecquois avaient l’habitude de frapper leurs femmes, et le calife Omar était champion en la matière. Il était le chef de la tendance dure envers les femmes. Oum Salama, une épouse du Prophète, menait le camp adverse. Telle était la situation à Médine au moment où descendirent les versets 34 et 35 de la sourate Al-Nisâ’ (« Les Femmes »).

Car à Médine, on ne frappait pas les femmes. Dès son arrivée dans cette ville, le Prophète interdit cette coutume et prit contre les époux qui battaient leurs femmes des sanctions pénales conformes à l’usage de l’époque : permettre aux femmes battues de recourir au qisâs, de battre le mari publiquement comme elles ont été battues. On imagine l’humiliation subie par des hommes qui n’avaient jamais vu ça.

Les cas de qisâs se multiplièrent. Durant trois ans, il en fut ainsi. La tension parmi les hommes ne cessa de croître, d’autant plus que les plus grands notables n’étaient pas épargnés. En shawwâl 3 (mars-avril 625), c’est-à-dire à la veille de la bataille d’Uhud, qui fut un grave échec pour les musulmans, elle devint explosive. Un cas particulièrement délicat s’était alors posé : celui de Sa’d Ibn al-Rabî’, l’un des plus grands notables médinois, et un proche du Prophète. Ce dernier le condamna au qisâs. Puis se ravisa. Avant que la sanction ne fût appliquée, il le rappela et lui apprit l’annulation de la peine. Il lui dit : « Nous avons voulu une chose ; Dieu en a voulu une autre ; et ce que Dieu a voulu est le meilleur. »

Entretemps descendirent en effet lesdits versets qui, sous certaines conditions et en dernière analyse, lorsque tous les moyens de persuasion et de réconciliation sont épuisés, autorisent le mari à battre sa femme. Il est très clair que c’était l’échec de la mesure d’interdiction prise par le Prophète qui avait entraîné ce revirement. Pourquoi ? Dieu avait-il désavoué Son Messager ? Impensable. Dieu ne pouvait avoir laissé Son Messager agir trois ans durant contre sa volonté. Comment expliquer le revirement ? Il n’y a pas eu de revirement, mais une prise en compte de la conjoncture qui n’était pas propice à l’interdiction brutale d’une coutume ancestrale avec sanction humiliante pour les contrevenants.

Pour éviter de graves désordres sociaux à un moment où des menaces sérieuses pesaient sur la ville, il fallait surseoir à l’application de l’interdiction par voie pénale, en attendant des circonstances plus favorables. L’interdiction de frapper les femmes n’était pas abandonnée, elle était seulement remise à des temps plus favorables, sans mettre l’ordre social en danger. On ne peut rien faire contre la volonté d’un peuple qui n’est pas encore mûr pour des ruptures nécessaires et des évolutions inéluctables. Il faut savoir composer et temporiser, accepter des compromis, pour atteindre l’objectif désiré à moindres frais, dans la paix et la cohésion sociale. Dieu nous donne une leçon de sagesse dont nous devons nous inspirer dans tous nos efforts législatifs. Il y avait communion de pensée entre Dieu et Son Messager. Seulement, ce dernier voulait aller trop vite, presser le pas, et c’est en ce sens que « ce que Dieu a voulu est le meilleur ». Le meilleur compte tenu de la conjoncture, et c’est là qu’intervient notre lecture vectorielle du Coran.

La mentalité patriarcale dominante n’était pas encore mûre pour l’interdiction totale et stricte, sous peine de qisâs. Et on était à la veille d’une bataille qui s’annonçait difficile et qui nécessitait la mobilisation des hommes, de tous les hommes. Il fallait temporiser et composer momentanément avec la mentalité dominante, en attendant que le moment soit plus propice et que les esprits évoluent. C’était de la Realpolitik, dans le bon sens de l’_expression, parce qu’on ne change le réel qu’en lui obéissant. Comme dans le cas de la trêve d’Al-Hudaybiyya, qui, sur l’heure, avait paru aux compagnons du Prophète comme une humiliante reculade. Il s’agissait de l’ajustement d’une mesure qui s’était révélée impopulaire. Ni revirement ni contradiction donc entre Dieu et Son Messager. L’intention est la même. Elle n’a pas varié. Seulement, Dieu est l’Infiniment Sage. La preuve ayant été faite que la mesure d’interdiction était en avance sur son temps, il fallait la reporter dans un souci d’apaisement, laissant le temps au temps, et procédant par éducation et exhortation. Mais la direction à suivre est fléchée, et il faut aller dans le sens du vecteur. Telle est notre lecture du Coran, qui est une parole vivante. C’est-à-dire qu’il faut sans cesse actualiser dans le sens voulu par le législateur divin.

C’est justement ce que fit le Prophète, qui est naturellement le meilleur interprète du Coran. Celui-ci, en effet, après la descente du verset sur la maltraitance des femmes, n’abandonna pas la partie. Il renonça seulement au qisâs, qui s’était révélé prématuré et impopulaire, mais il poursuivit sa campagne contre la coutume de frapper les femmes et il avait toujours donné l’exemple. Il ne haussait même pas le ton avec ses épouses. Il commenta ainsi les versets en question : « Le meilleur d’entre vous ne frappe pas sa femme. » Marquant encore davantage sa désapprobation, il disait : « Je déteste qu’un homme frappe sa femme dans un accès de colère, alors que le jour même il se peut qu’il partage avec elle son lit. » Au niveau de l’intention, sur l’interdiction de frapper les femmes, la coïncidence était totale entre Dieu et Son Messager – et il ne peut en être autrement. De cette expérience du passé, il nous faut faire notre profit et ne pas confondre, dans les réformes sociales, vitesse et précipitation.

Aujourd’hui, il nous faut interdire la maltraitance des femmes par les moyens les plus adaptés à chaque situation, car telle est l’intention de Dieu qui ne veut pas que l’on frappe les femmes, et Son Messager en fut le meilleur interprète. En particulier, les imams doivent faire comme le Prophète : éduquer les fidèles et les exhorter à ne pas frapper les femmes, aller dans le sens de l’intentionnalité coranique en prolongeant sa lettre, selon le vecteur qui nous en indique l’orientation et le sens de l’évolution recherchée, dans un monde voulu par Dieu, en perpétuelle mutation, toujours en accomplissement.

(Source: JA/L’Intelligent N° du N°2277 du 29/08 au 04/09/2004)

L’égalité entre hommes et femmes selon le Coran Adam & Ève

La plupart des musulmans croient, comme les juifs et les chrétiens, qu’Adam fut la première créature de Dieu et que Ève fut créée à partir d’une côte d’Adam. Le plupart des musulmans sont choqués quand ils sont confrontés au fait que cette antique croyance est dérivée de la Bible et est en contradiction avec le récit de la création humaine que l’on trouve dans le Coran. La vérité, plutôt curieuse et tragique, est que, même les musulmans d’éducation occidentale, ne réalisent que très peu à quel point la psyché musulmane porte l’empreinte des idées et des attitudes juives et chrétiennes en ce qui concerne les femmes.

Sans connaître un tant soit peu ce que la Bible dit à propos de la création d’Adam et Ève, je ne crois pas qu’il soit possible aux musulmans d’analyser combien leurs conceptions au sujet de la femme (particulièrement sa création et son rôle dans la chute) ont plus été influencées par les traditions juives et chrétiennes que par le Coran… Une telle évaluation est une condition préalable essentielle afin de développer une théologie féministe basée sur le Coran.

Les théologiennes féminines sont hautement conscientes que les interprétations traditionnelles de la version yahwiste de la création de la femme, dans la Genèse 29,18-24 ont été fortement anti-féminines. (NDLR : Dans le Libre biblique de la Genèse il y a deux versions de la création de l’humanité : la version « yahwiste » et la version « elohiste»). Alors que certains considèrent ces textes comme irrémédiablement sexistes, d’autres croient que si les récits de la création humaine de la Genèse sont compris à la lumière des connaissances modernes et de l’herméneutique, ils révèlent de nouvelles significations qui, dès lors, s’opposent à l’exégèse traditionnelle.

Il est à remarquer ironiquement qu’alors qu’un nombre croissant de juifs et de chrétiens rejettent les interprétations traditionnelles du récit de la création fait par le yahwiste, les
musulmans qui, généralement, méconnaissent ou sapprouvent la littérature religieuse juive et chrétienne, continuent à s’y tenir, percevant leur nécessité afin de préserver l’intégrité du
mode de vie islamique.

(…) Il est prouvé, à travers l’analyse des versets dans lesquels le terme « Adam » apparaît, que ce terme fait fonction de nom collectif et signifie l’espèce humaine (NDLR : En hébreu « Adam » 2 vient de « adama », qui signifie « la terre » ou « l’humus»). Cela est confirmé par le fait que le Coran
remplace parfois le terme Adam par « al-insân » ou « bashar », qui sont, tous les deux, des termes génériques qui signifient l’humanité… Il est important de noter que, bien que normalement, le mot Adam ne se réfère pas à un être humain en particulier, il se réfère aux êtres humains dans
un sens particulier…

A la place de « Adam et Ève » le Coran parle de « Adam et zauj ». Les musulmans, presque sans exception, supposent que Adam fut le premier être humain créé par Allah et qu’il était un
homme. Si Adam était un homme, il s’ensuit que là zauj (compagne) d’Adam était une femme.
Par conséquent, la zauj mentionnée dans le Coran devient l’équivalent de « Hawwa », Eve (NDLR : Dans le Coran le nom de l’épouse d’Adam n’est pas mentionné. En hébreu, « Eva » signifie « la Vivante») Ni la présomption initiale, ni les déductions qu’on en a tirées ne s’appuient, de
manière claire et probante, sur le texte coranique. Le Coran n’affirme ni qu’Adam fut le premier être humain, ni qu’Adam était mâle.
Le terme Adam est un nom masculin mais le genre linguistique n’est pas le sexe. Si Adam n’est pas nécessairement un homme, alors la « zauj » d’Adam n’est pas nécessairement une femme. En fait, le terme est aussi un nom masculin et, contrairement au terme Adam il a une contrepartie
féminine, zaujatun. (…)
Pourquoi le Coran utilise-t-il « zauj » plutôt que « zaujatun » si, en effet, il se réfère à la femme ? A mon avis, le Coran laisse les termes « Adam » et « zauj » délibérément vagues, non seulement
quant au sexe, mais aussi quant au nombre, parce que son but n’est pas de relater certains événements de la vie d’un homme et d’une femme (par exemple, l’Adam et 1′Ève de
l’imagination populaire), mais, de faire référence à certaines expériences de vie de tous les êtres humains, hommes et femmes ensemble. En résumé, le Coran utilise indifféremment
les termes et images féminins et masculins, afin de décrire la création à partir d’une seule source. Il est implicite dans un grand nombre de passages du Coran., que la création
originelle d’Allah était une humanité indifférenciée ni homme ni femme. (…)
Le fait que l’histoire de la création d’Ève à partir d’une côte d’Adam soit devenue une partie de la littérature des hadiths apparaît clairement dans le hadith mentionné ci-dessous :
« Lorsque Dieu eut renvoyé Iblis du jardin et y plaça Adam, celui-ci y séjourna sans personne avec qui frayer. Dieu envoya le sommeil sur lui, il prit une côte de son côté gauche, la remplaça par de la chair et créa « Hawwa » à partir de la côte. Lorsque Adam se réveilla, il trouva une femme assise près de sa tête. Il lui demanda : « Qui es-tu ? » Elle répondit : « Femme ». Il dit : « Pourquoi as-tu été créée ? » Elle dit : « Afin que tu trouves le repos en moi ». Les anges dirent :
« Quel est son nom ? » et il répondit : « Hawwa ». Ils dirent : « Pourquoi a-t-elle été appelée Hawwa? Il répondit : « Parce qu’elle a été créée à partir d’une chose vivante ».
Ce hadîth détonne nettement avec les récits coraniques de la création humaine alors qu’il a une correspondance évidente avec Genèse 2,18-33 et Genèse 3,20.
Toutefois, certains changements doivent être notés dans l’histoire de la création de la femme telle que relatée dans le hadîth ci-dessus. Il mentionne la côte gauche comme la source de la création de la femme. Dans la culture arabe, une grande signification est attachée à la droite et à la gauche, la droite étant signe de bon augure et la gauche du contraire (NDLR : cela est vrai aussi dans la culture biblique et dans presque toutes les cultures du monde… pour le grand
désespoir des gauchers ! En latin « la gauche » se dit « sinistra » et a donné le mot « sinistre »…).
Dans la Genèse, la femme est appelée Ève après la chute, tandis que dans le hadîth ci-dessus, elle est appelée « Hawwa » au temps de sa création. Dans la Genèse, la femme est appelée Ève parce que « elle est la mère de tout ce qui vit » (donc une source originelle de vie) ; alors que, dans le hadîth, elle est appelée « Hawwa » car elle a été créée d’une chose vivante (étant par conséquent une créature dérivée). Il ne faut pas ignorer ces variations. Le matériel biblique et
autre a rarement été incorporé sans altération dans les hadîths. L’exemple ci-dessus illustre comment, en ce qui concerne la femme, des déviations arabes ont été ajoutées au texte adopté. (…)
Il n’y a peut-être pas de meilleure preuve montrant combien les hadiths, tels que celui mentionné ici ont totalement pénétré la culture musulmane, que le fait que le mythe de la
création de « Hawwa » à partir d’une côte d’Adam fut accepté sans discernement, même par Qasim Amin (1836-1906), le juge égyptien militant dans le domaine des droits des femmes.
L’interprétation romantique du mythe par Amin (…) montre qu’il ne réalisa pas combien la question qui le concernait le plus profondément, c’est-à-dire l’égalité sociale entre la femme et l’homme dans une société musulmane très fortement centrée sur le mâle et dominée par le mâle, dépendait fondamentalement de l’acceptation ou du rejet du récit de la création et de ses interprétations anti-féminines. Malheureusement, aujourd’hui encore, beaucoup de militantes
musulmanes en matière de droits des femmes, ne réalisent pas que ce mythe soutient justement les attitudes et les structures très discriminatoires qu’elles cherchent à changer. (…)
Je considère que la question de la création de la femme comme plus importante, philosophiquement et théologiquement, que n’importe quelle autre. Si l’homme et la femme ont été créés égaux par Dieu, que l’on suppose être l’ultime arbitre de la valeur, alors ils ne peuvent pas devenir inégaux essentiellement dans un deuxième temps. Par conséquent, leur évidente inégalité dans le monde patriarcal est une infraction au plan de Dieu. D’autre part, si l’homme et la femme ont été créés inégaux par Dieu, alors ils ne peuvent pas devenir essentiellement égaux par la suite. Donc, toute tentative de les égaliser est contraire aux intentions de Dieu.
Etant donné l’importance de cette question, il est impératif que les militantes dans le domaine des droits des femmes musulmanes sachent que les récits égalitaires de la création des êtres humains donnés dans le Coran ont été remplacés par le contenu des hadiths qui rendent la femme dérivée et secondaire dans la création mais première en ce qui concerne la culpabilité, le péché et le défaut mental et moral. Elles doivent s’élever contre ces sources qui ne les considèrent pas comme ayant une fin en elles-mêmes, mais comme des instruments créés pour la convenance et le confort des hommes.

par Riffat Hassan

Hadiths, quelles valeurs ajoutées ?

Je ne comprend pas les gens qui s obstinnent a croire au hadith alors le prophete lui même a donner des ordres pour qu on ne les ecrivent pas

« Et, parmi les hommes, il en est qui suivent de plaisantes Hadiths pour égarer hors du chemin de Dieu. [31:6]

Dieu lui même le seigneur des monde le dit ! somme nous aveugle une phrases de dieu ne valent il pas plus une montagne de hadith

« Nous avons mis des voiles sur leurs cœurs, de sorte qu’ils ne le comprennent pas: et dans leurs oreilles, une lourdeur. Et quand tu évoques Ton Seigneur en utilisant SEULEMENT LE CORAN, ils tournent le dos par répulsion. » [17:46]

« La seule Sounnah à suivre est la Sounnah de Dieu. [17:77], [33:62], [48:23], [6:114].

Le Coran nous apprend que certains ennemies du prophète, « des diables d’entre les hommes et les jinns » fabriqueront des mensonges qu’ils attribueront au Prophète [6:112] & [25:31]. C’est exactement ce qui est arrivé après la mort du Prophète Mohammed; des Hadiths (des propos) et la Sounnah (des actions) furent inventées et attribuées au Prophète.

Si dieu nous dis que le coran suffit pourquoi allez ailleurs ?

« Et récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur. Nul ne peut changer Ses paroles. Et tu ne trouvera, en dehors de Lui, aucun source. » [18:27]

« Et assurément, Nous avons déployé pour les gens, dans ce Coran, toutes sortes d’exemples. L’homme cependant, est de tous les êtres le plus grand disputeur. » [18:54]

Les mots Hadith & Sounnah sonts tous les deux utilisés dans le Coran. Ils font tous les deux référence à la Sounnah de Dieu et à la Hadith de Dieu. Il n’existe aucune Hadith et aucune Sounnah du Prophète Mohammed. La plupart des Musulmans n’arrivent pas à comprendre que suivre des autres enseignements que ceux de Dieu est assimilé dans le Coran à de l’idolâtrie. [6:19]

Suis je assez fou moi pour suivre les idolatre ! l’evidence est la pourquoi allez chercher ailleurs Question

« Seuls croient en Nos versets ceux qui, lorsqu’on les leur rappelle, tombent prosternés et, par des louanges à leur Seigneur, célèbrent Sa gloire et ne s’enflent pas d’orgueil. » [32:15]

« Nous n’avons rien omis d’écrire dans le Livre. » [6:38]

Je n ai même pas besoin de donner mon point de vue tellement c est evident ceux qui suivent les hadith sont des idolatre contrairement a ce que pense bcp de monde notre prophete etait pas illettré s il avait voulu nous donner plus instruction pour les génération a venir a propos du voile et des sentence lapidation etc… il aurait fait ! pourquoi ne la t il pas fait ? pourquoi suivre ces sois disant savant de époque etait il plus savant que notre prophete ?

Contradictions des Hadiths

Contradictions des Hadiths
Dr Ahmed Amine
Remarque préliminaire
Afin de ne pas alourdir la lecture du texte, je n’ai pas mentionné après l’énonciation du prénom du prophète (*) ou de Son titre, la formule « que la paix et la prière soient sur lui ». Je compte néanmoins sur le lecteur (musulman) pour formuler cette marque de respect dans son coeur. Il en est de même pour tous les compagnons, il est d’usage de dire « que Dieu soit satisfait de lui » ou « d’elle »
I/ Contradictions des Hadiths rapportés par El Boukhâri
Contradictions n°1 : Le prophète demeura à la Mecque 10 ou 13 ans ?
** D’après ‘Aïcha : le Prophète demeura dix ans à la Mecque pendant lesquels il reçut la révélation du Coran, et il resta également dix ans à Médine.
[El Boukhâri; tome 3 Titre LXIV: «Des expéditions militaires» ; Chapitre LXXXV : «De (l’époque de) la mort du Prophète»; hadith n°1;(page 247)]
** Ibn ‘Abbas a dit : « L’Envoyé de Dieu reçut la révélation à l’âge de quarante ans. Après l’avoir reçue pendant treize ans, Dieu lui ordonna d’émigrer, et il émigra à Médine où il mourut après y avoir séjourné dix ans ».
[El Boukhâri; tome 3 ; Titre LXIII : «Défaites des Ansâr» ; Chapitre XXVIII : «De la mission du Prophète … »; hadith n°1; (page 25)]
Commentaire : Trois ans de différence ! C’est beaucoup pour la révélation, sa change tout surtout quand c’est rapporté par le même auteur !!!
Deux hypothèses : ou bien l’un des deux compagnons ( Aïcha ou Ibn Abbas ) se trompe ou bien c’est El Boukhâri qui n’a pas fait attention à ce qu’il écrit. Dans l’hypothèse où c’était lui qui avait bien écrit son recueil de Hadith et non pas l’un de ses élèves.
Contradictions n°2 : face à la Qibla ou non ?
** Abou Ayyoub El-Ansâri a rapporté que l’Envoyé de Dieu a dit : « Quand l’un de vous satisfait un besoin naturel, qu’il ne fasse pas face à la Qibla et qu’il ne lui tourne pas non plus le dos ; tournez vous alors soit vers l’est, soit vers l’ouest. »
[El Boukhâri ; Tome 1 ; Titre IV: «Des ablutions » ; Chapitre XI : «Quand on urine ou qu’on satisfait un autre besoin naturel, il ne faut pas se tourner du côté de la Qibla. Cependant il faut excepter le cas où l’on est devant un mur ou quelque chose d’analogue»; hadith n° 1 ; (page 69)]
** Abdallah ben ‘Omar a dit : « Un certain jour, tandis que j’étais sur la terrasse de notre maison, je vis l’Envoyé de Dieu assis sur deux briques et faisant face à Jérusalem. »
Même source présidente : Chapitre XIV : «De l’accomplissement des besoins naturels dans les maisons»; hadith n° 2 ; (page 70)
Commentaire Le premier Hadith interdit de faire ses besoins en face de la Qibla et le deuxième démontre le contraire et de surcroît le deuxième Hadith montre que le compagnon Abdallah manque du respect au prophète on le regardant pendant qu’il faisait ses besoins !!!
Contradictions n° 3 : ablution ou lotion (douche) ?
1) Zeïd ben Khâlid rapporte qu’il adressa à ‘Otsmân ben Affân la question suivante :
« Que penses-tu du cas où l’homme, qui a eu commerce avec une femme, n’a pas éjaculé ? – Il doit, répondit ‘Otsmân, faire l’ablution telle qu’il la pratique pour la prière et il doit laver sa verge. Voilà ce que j’ai entendu dire au Prophète. » Zeïd ajoute : « J’ai posé la même question à ‘Ali, à Ez-Zobaïr, à Et-Talha et à Obbay ben Ka’b ; tous ont prescrit la même chose. »
[El Boukhâri ; Tome 1, Titre IV: «Des ablutions » ; Chapitre XXXIII(bis) : «De celui qui ne voit (la nécessité de) l’ablution que pour les deux exécutoires, celui de devant et celui de derrière»; hadith n° 4 ; (page 78)]
2) Obbayy ben Ka’b, s’adressant au Prophète, lui dit : « Quand un homme pratique le coït avec une femme et qu’il n’éjacule pas, (que doit-il faire) ? – Qu’il lave les parties qui ont été en contact avec la femme, qu’il fasse l’ablution ordinaire de la prière et qu’il prie ensuite. » [Même source, Titre V : «De la lotion » ; Chapitre XXVIII : «De la lotion après souillure produite par l’écoulement vaginal de la femme»; hadith n° 2; (page 109)]
3) D’après Abou Horayra, le Prophète a dit : « Quand l’homme se place entre les bras et les jambes de la femme et qu’il y a introduction la lotion est obligatoire (pour l’un et l’autre). »
[El Boukhâri tome 1; Titre V : «De la lotion » ; Chapitre XXVII : «Du cas où il y a un simple contact entre les parties naturelles de l’homme et celles de la femme»; hadith n° 1 ; (page 109)]
Selon le hadith numéro 1 et 2, on apprend que dès lors qu’il y a eu pénétration mais sans éjaculation, l’ablution suffit pour pouvoir ensuite accomplir ses prières. Alors que selon le Hadith numéro3, on nous dit que le Prophète aurait dit je cite : « Quand l’homme se place entre les bras et les jambes de la femme et qu’il y a introduction la lotion est obligatoire (pour l’un et l’autre). »
Commentaire : Il aurait fallu se mettre d’accord ! Ou bien on se conforme aux récits 1 et 2 selon lesquels, dès lors qu’il y a eu pénétration sans éjaculation, l’ablution suffit, ou bien on se conformer au récit 3 selon lequel, dès lors qu’il y a eu pénétration même sans éjaculation, la lotion donc le bain est obligatoire !
Il faut savoir que la lotion signifie : bain ou douche. C’est pourquoi dans le sahih de Boukhari et de bien d’autres, il y figure un chapitre sur la lotion et un autre sur l’ablution. Lorsque par exemple, Omar sermonne un compagnon, en lui reprochant d’avoir, le jour du vendredi, fait les ablutions alors que le Prophète avait ordonné de faire la lotion, il faisait allusion, on l’a bien compris au bain. Omar lui dit : « Quoi les ablutions alors que le Prophète ordonnait la lotion ! »
Contradiction 4 : 10 coups de fouet ou 40 ?
D’après Abou-Borda, le Prophète disait : « On ne doit infliger plus de dix coups de fouet que s’il s’agit d’un des châtiments prescrits par Dieu. »
[El Boukhâri, Tome 4 ; Titre LXXXVI : «Des peines criminelles» ; Chapitre XLII : «De combien doit être la peine correctionnelle et la simple correction»; hadith n°1; (page 400)]
Bokaïr a dit : « J’ai entendu le Prophète dire : N’infliger jamais plus de dix coups de fouet à moins qu’il ne s’agisse d’un des châtiments prescrits par Dieu. »
[ El Boukhâri , Tome 4 ; Titre LXXXVI : «Des peines criminelles» ; Chapitre XLII : «De combien doit être la peine correctionnelle et la simple correction»; hadith n°3;
(page 400)]
Es-Sâïb ben Yezîd a dit : « Du temps du Prophète, sous le califat d’Abou Bekr et au début du califat de ‘Omar, quand on nous amenait un homme ivre nous le frappions de nos mains, de nos chaussures et de nos manteaux. Cela dura jusque vers la fin du califat de Omar qui fit infliger quarante coups de nerfs de boeuf. En cas de récidive et de rébellion la peine était portée à quatre-vingts coups. »
[El Boukhâri ; Tome 4 ; Titre LXXXVI : «Des peines criminelles» ; Chapitre IV : «Des coups avec branches de palmier et chaussures»; hadith n°5; (page 376)]
Commentaire : Nous sommes en présence d’un cas certain de contradiction.
« Comment Omar ose t-il augmenter le nombre de coup de fouets de 10 maximum comme le prévoit la loi du Prophète, à 80 !!!
En conséquence de quoi, je crois que nous sommes face à une défaillance de transmission
Caractérisée.
II/Exemples de contradictions entre Boukhâri & Mouslim :
1) Se marier en état d’Ihram
Othman ibn Affan a rapporté que l’envoyé de Dieu a dit « l’homme en état d’ihiram ne doit ni se marier ni demander une fille en mariage et on ne doit pas également le marier ».
Sahih de Mouslim page 422 N° 683 tome 1
D’après Ibn Abbas « Le prophète épousa Maimouna pendant qu’il était en état d’ihram ». Sahih de Boukhari tome 2 page 590.
Il y a bien là une contradiction évidente.
2) L’âge du décès du prophète
Anas ibn Malek en faisant le portrait du prophète a dit « Il avait une taille moyenne son teint n’était ni blanc ni brun il avait des cheveux ni frisés ni lisses Dieu le chargea du message de la révélation à l’âge de quarante ans. Il demeura à la Mecque dix ans et une période égale à Médine et mourut il avait soixante ans sur la tête et dans toute sa barbe il n’y avait pas vingt poils blancs ».
Sahih de Mouslim N° 1215 tome 2 pages 854/426.
Ibn Abbass a dit « l’Envoyé de Dieu reçut la révélation à l’âge de quarante ans, après l’avoir reçue pendant treize ans Dieu lui ordonna d’émigrer et il émigra à Médine où il mourut après y avoir séjourné dix ans ».
Sahih de Boukhari tome 3 page 25.
Commentaire :
On constate dans le Hadith rapporté par Mouslim que le Prophète demeura 10 ans à la Mecque, alors que dans celui rapporté par Boukhari il y demeura 13 ans. Il mourut selon Mouslim à l’âge de 60 ans puisqu’il avait quarante ans quand il reçut la révélation ajoutez à cela 10 ans passé à la Mecque puis une période égale à Médine ce qui nous donne 40+10+10= 60 années.
Alors que selon Boukhari il mourut à l’âge de 63 ans, il reçut la révélation à quarante ans, demeura treize ans à la Mecque puis vécut dix ans à Médine, ce qui nous donne 40+13+10 = 63 ans.
Le Prophète n’ayant pas pu décédé à l’âge de 60 ans et à l’âge de 63 ans en même temps !
و الله أعلم
Juillet 2008, Dr Ahmed Amine
Contact : ahmedamine@voila.fr

1...34567


Mere pyare Tahir |
Bienvenue Chez d!j@ |
L'ECLIPSE EST COMMENCEE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | imane0989
| Cadobbmuslim
| Neturei Karta - נ...