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L’origine syro-araméenne du Coran

Un grand nombre d’expressions réputées obscures du Coran s’éclairent si l’on retraduit certains mots apparemment arabes a partir du syro-araméen, la langue de culture dominante au temps du Prophète.

par Claude Gilliot

En quelle langue le Coran a-t-il été écrit? Les philologues musulmans soutiennent une thèse théologique: l’écriture coranique, c’est la parole – et même la langue – « inimitable » de Dieu ; les expressions idiomatiques dont elle est en partie constituée sont pour eux comme autant de preuves de son excellence, bien plus de sa précellence. Pour les chercheurs occidentaux, en revanche, même s’ils sont parfois influencés par la thèse théologique musulmane, les particularités linguistiques du Livre font problème et entrent mal dans le système de la langue arabe. Afin de surmonter cette difficulté, plusieurs hypothèses furent proposées, selon lesquelles l’origine de la langue coranique se trouverait dans un dialecte – disons plutôt une « koinè (langue commune) vernaculaire » – de l’Arabie occidentale marqué par l’influence du syriaque, et donc de l’araméen.

Il faut savoir que l’écriture arabe n’était pas pourvue initialement des points diacritiques dont sont maintenant marquées certaines consonnes de son alphabet pour fixer la valeur exacte des signes consonantiques qui prêtent à confusion. Ainsi, le même ductus (tracé) consonantique pouvait se lire b, t, th (interdentale), n ou î long ; d ou dh (spirante interdentale) ; t emphatisé ou z emphatisé; ` (fricative laryngale) ou gh (r grasseyé de Paris) ; f ou q (occlusive glottale), etc. De plus, les voyelles brèves n’étaient pas écrites, et les longues ne l’étaient pas toujours. L’écriture était figurée par un simple support consonantique que, le plus souvent, on ne pouvait lire que si I’on connaissait déjà le texte. Des vingt-huit lettres de I’alphabet arabe, seules sept ne sont pas ambiguës. Dans les plus anciens fragments du Coran, les lettres ambiguës constituent plus de la moitie du texte. Le codex othmanien – ou réputé tel – du Coran n’était pourvu ni des voyelles ni des points diacritiques sur le ~ace consonantique. Cette lacune fut comblée – plus tard. Dans un ouvrage intitulé « Sur le Coran primitif- Eléments pour la reconstruction des hymnes préislamiques chrétiens dans le Coran », Günter Lüling s’attache a démontrer qu’une partie du Coran provient d’hymnes chrétiens qui circulaient dans un milieu arien avant Muhammad et qui ont été remaniés par l’intégration de motifs arabes anciens. Les thèses de Lüling furent passées sous silence par la plupart des islamologues et des arabisants ! L’essentiel de son entreprise repose sur une méthode intéressante qui consiste à corriger le diacritisme et le vocalisme de la vulgate coranique en s’appuyant sur des informations extra-coraniques, comme la poésie préislamique.

Sous le pseudonyme de Christoph Luxenberg, un autre sémitisant a publié « Lecture syro-araméenne du Coran – Contribution au déchiffrement de la langue du Coran » ; il prépare une version française de l’édition allemande. Le syro-araméen étant, au premiers temps de l’islam, la langue de culture dominante dans toute 1′Asie occidentale, il considère qu’elle a dû exercer un influence sur les autres langues de la région qui n’étaient pas encore des langues d’écriture. Nous ajouterons que La Mecque avait des contacts avec Hira, située dans le sud de 1′Irak actuel et siège épiscopal dès 410. De plus, selon certaines sources musulmanes, les habitants de Taef et les Qurayshites ont appris l’art d’écrire des chrétiens de cette ville…

Dans sa tentative d’élucider les passages linguistiquement controversés du Coran, Luxenberg opère avec rigueur : consultation d’un dictionnaire arabe classique et d’un commentaire coranique ancien, afin de vérifier si l’on n’a pas omis de tenir compte de l’une ou l’autre explication plausible proposée par des exégètes ou par des philologues musulmans. I1 cherche ensuite à lire sous la structure arabe un homonyme syro-araméen qui aurait un sens différent mais qui conviendrait mieux au contexte. Si cela ne se peut faire il procède à un premier changement des points diacritiques, qui, le cas échéant, auraient été mal placés par les lecteurs arabes afin de parvenir a une lecture arabe plus idoine. Si cette démarche n’aboutit toujours pas, il effectue un second changement des points diacritiques en vue de parvenir éventuellement à une lecture syro-araméenne, cette fois, plus cohérente. Si toutes ces tentatives échouent, reste à Luxenberg un ultime recours : déchiffrer la vraie signification du mot, apparemment arabe mais incohérent dans son contexte, en le retraduisant en syro-araméen pour déduire du contenu sémantique de la racine syro-araméenne le sens le mieux adapte au contexte coranique.

L’auteur parvient ainsi à élucider bon nombre d’expressions réputées obscures et à propos desquelles personne n’avait encore levé un coin du voile ! La moisson est abondante, et il conviendra dans chaque cas d’éprouver le froment qui en est issu ; mais, en de nombreux endroits, il convainc qu’il y a derrière le vocable ou le passage étudié une « variante » – disons une « origine » syro-araméenne, c’est-à-dire syriaque. On se bornera à donner un exemple pour illustrer la pertinence du travail de l’auteur. Il s’agit de cette crux interpretum qu’est la sourate 108 (dite « Al Kawthar », « l’Abondance »). On y a mis en romain les vocables qui font problème : « En vérité, Nous t’avons donne 1′Abondance. / Prie donc en l’honneur de ton Seigneur et sacrifie ! / En vérité, celui qui te hait se trouve être le Déshérité » (traduction de Régis Blachère). Plusieurs chercheurs occidentaux reconnaissent que cela ne fait pas sens. Les exégètes musulmans, eux, manifestent leur embarras ; la rime et le sens du « mystère » aidant, ils y voient pourtant une merveille. Finalement, la majorité d’entre eux considèrent qu’Al-Kawthar est le nom d’un fleuve du paradis !

Dans la lecture syro-araméenne de Luxenberg, cela devient: « Nous t’avons donné [la vertu] de la persévérance ; / Prie donc ton Seigneur et persiste [dans la prière] ; / Ton adversaire [Satan] est [alors] le vaincu. » A l’origine de cette courte sourate se trouve une liturgie syriaque, réminiscence de la Première Epître de saint Pierre (5, 8-9) d’après le texte de la pshitta (traduction syriaque de la Bible) et qui est aussi la lecture de l’office des complies dans le bréviaire romain.

Nous apporterons de l’eau au moulin de Luxenberg. En effet, selon l’un des scribes des révélations échues à Muhammad; Zayd Ibn Thabit, le Prophète lui enjoignit d’apprendre à écrire l’hébreu, l’araméen ou le syriaque. Pourquoi ne pas penser à un renversement de situation ? I1 aurait déjà su l’araméen avant la venue de Muhammad à Yathrib (Médine) ! Le théologien mutazilite Al-Balkhi rapporte que plusieurs spécialistes de la vie du Prophète lui ont affirmé que Zayd Ibn Thabit savait déjà l’une de ces langues avant que Muhammad ne vint à Médine.

Avant de devenir le texte que nous connaissons, le Coran est passé par des avatars, y compris en amont, par les informateurs de Muhammad, qui, à notre avis, reprennent de leur actualité après le travail de Christoph Luxenberg. Depuis quelques années s’affine en nous, à la lecture critique des sources, l’idée que le Coran est pour partie le fruit d’un travail collectif.

Afin d’obtenir plus de précisions, on peut consulter les éditions originales des ouvrages cités : « Die syro-aramäische Lesart des Koran – Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache », de Christoph Luxenberg, «Das Arabische Buch», 2000 (2e édition revue et augmentée, Verlag Schiler, Berlin, 2004) ; « A Challenge to Islam for Reformation – The Rediscovery and Reliable Reconstruction of a Comprehensive Pre-Islamic Christian Hymnal Hidden in the Koran under Earliest Islamic Reinterpretations », de Günter Lüling (Motilal Banarsidass Publishers, Delhi, 2003 ; 1re édition allemande : « Über den Ur-Qur’an – Ansätze zur Rekonstruktion vorislamischer christlicher Strophenlieder im Qur’an ». Erlangen, 1974).

Claude Gilliot est professeur d’études arabes et d’islamologie a 1′Université de Provence. Dernier ouvrage paru : « Exégèse, langue et théologie en islam – L’exégèse coranique de Tabari » (Vrin, 1990).

Abou Hurayra et la fin d’un mythe

تعرف أبوهريرة؟ نعم أعرفه.. هل تحبه؟ ومن لا يحبه.. إنه من كبار رواة الحديث عن الرسول صلي الله عليه وسلم.. كما أنه صحابي جليل.. يمكن أن يدور مثل هذا الحوار القصير والسريع بيني وبين أي أخ مسلم عابر.. تلقي إسلامه من الكتب المدرسية ومن مواعظ شيوخ المساجد ومن برامج التليفزيون الدينية الهزيلة.. لكن الذين تعرضوا.. أو عرضوا أنفسهم علي الباحثين الجادين في التاريخ الإسلامي يعرفون أن أبوهريرة لم يكن من كبار رواة الحديث.. لكنه كان من كبار واضعيها.. وأنه إذا كان صحابياً نزولاً علي التعريف اللفظي للكلمة بأن الصحابي كل من صحب الرسول أو جلس إليه أو استمع منه، فإنه لم يكن جليلاً.. بل كان رجلاً ذليلاً قبل أن يدخل الإسلام.. وبعد أن دخله.
عندما أزحت الستار عن حقيقة الإمام البخاري وما جاء في كتابه الذي يسمي الصحيح بما فيه من أحاديث كاذبة وموضوعة ومنسوبة زوراً وبهتاناً للرسول صلي الله عليه وسلم وجدت صدي هائلاً لدي الكثيرين ممن يشغلهم الأمر، كان من بينهم الكاتب الصديق أيمن عبدالرسول صاحب الكتاب المهم «في نقد الإسلام الوضعي».. «أرسل لي أيمن كتاباً يكاد يكون مجهولاً لا يعرفه الكثيرون عن «شيخ المضيرة» أبي هريرة.. كتبه محمود أبورية.. حاول أن يكشف فيه التاريخ الحقيقي لأبي هريرة، لم يستعن فيه بروايات آخرين.. لكنه أخذ من كلام أبي هريرة نفسه وما قاله في حياته ليقول لنا من هو هذا الرجل الذي ظللنا لقرون طويلة نقدسه ونجله وننظر إليه علي أنه من الحراس الأمناء لأحاديث الرسول.

إننا نقدس الصحابة الكبار ونضعهم في المكانة اللائقة بهم بسبب سبقهم إلي الإسلام وتقديمهم لتضحيات جليلة من مالهم وحياتهم من أجل رفعة الإسلام.. لكن ماذا سنفعل إذا عرفنا أن أبا هريرة لم يشارك في غزوة أو سرية.. لم يحمل سيفاً كي يحارب به أو يدفع عن الإسلام شراً، رجل قضي كل حياته يخدم من حوله مقابل ملء بطنه.. لم يتعفف ولم يحفظ كرامته.. فكيف لنا الآن نحفظ كرامته ونصر علي أن نقدسه ونمنحه ما ليس من حقه.. هل تريدون أن تعرفوا القصة الكاملة لهذا الرجل الذي فرض علينا وأصبح اسمه مسبوقاً بحكم القضاء والقدر بكلمة سيدنا.. أنا مستعد.. فهل أنتم مستعدون.

جاء أبوهريرة إلي النبي بعد فتح خيبر ويقول هو عن ذلك «أتيت رسول الله وهو بخيبر بعدما افتتحها فقلت يا رسول الله أسهم لي ـ أي أشركني في الغنائم ـ والسؤال لماذا تأخر قدوم أبي هريرة إلي الرسول عشرين سنة كاملة من بدء البعثة إلي موقعة خيبر التي كانت سنة 7 من الهجرة علي أن بلاده كانت قريبة من الحجاز وقد سمع بالرسول وما جاء به؟.. لقد كان أبوهريرة فقيراً معدماً يخدم الناس بطعام بطنه وكان يجب عندما ينتهي إلي سمعه أن نبياً ظهر بمكة بدين يدعو إلي مساعدة البائسين وسد عوز المحتاجين فإنه يسعي إليه ليكون إلي جواره.. لكنه لم يفعل لأنه سمع إلي جوار ذلك أن الناس يحاربون هذا النبي وأصحابه وأن النضال المسلح متصل بينهم وبينه لا ينقطع.. وهو بطبعه الانتهازي يريد الأمر سهلاً لأنه ليس من أبطال الحروب ولا عهد له بميادين القتال ولم يخلق إلا ليخدم ويطعم من أجر خدمته للآخرين.

انتظر أبوهريرة وصبر علي مضض وظل يرتقب حتي سكنت الحرب بين النبي وخصومه، ورأي أن الغلبة أصبحت للرسول مثل الذين كانوا يقولون «دعوه وقومه فإن غلبهم دخلنا دينه وإن غلبوه كفونا شره».. وعندما تحقق للرسول ذلك ركب رجليه وأخذ طريقه إليه ليخدم علي ملء بطنه ويملأ يده من مغانمه ويسكن المأوي الذي أعده للفقراء من اتباعه وكان ذلك في شهر صفر سنة 7 هجرية وكان له ما أراد عندما اتصل بالرسول فقد حقق له كل ما يبتغيه فاطعمه النبي ومن معه بالعطاء من غنائم خيبر وهو لم يشهدها واسكنه المأوي الذي أعده للفقراء وهو الصُفة.

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لم يكن لأبي هريرة اسم معروف لا في الجاهلية ولا في الإسلام، فلا يعرف علي التحقيق اسمه الذي سماه به أهله ليدعي بين الناس به يقول عنه ابن عبدالبر في كتابه الاستيعاب «واختلفوا في اسم أبي هريرة واسم أبيه اختلافاً كبيراً لا يحاط به ولا يضبط في الجاهلية والإسلام ومثل هذا الاختلاف والاضطراب لا يصح معه شيء يعتمد عليه وقد غلبت عليه كنيته»، وقد بين هو سببها فقال: كنت أرعي غنم أهلي وكانت لي هرة صغيرة فكنت أضعها بالليل في شجرة وإذا كان النهار ذهبت بها فكنوني أبا هريرة ولا ضرر من تصديق ما قاله ويبدو أن هذه الهرة ظلت تلازمه وهو بالمدينة فقد رآه النبي وهو يحملها في كمه.

ولما اتصل أبوهريرة بمعاوية وأصبح من دعاته وأقبل علي أطعمته الفاخرة يلتهمها وبخاصة المضيرة التي كانت من أطايب أطعمة العرب الثلاثة المشهورة والتي كان أبوهريرة نهماً فيها فأطلقوا عليه اسم شيخ المضيرة واشتهر بذلك في جميع الأزمان حتي جعلها العلماء والأدباء مما يتندرون به عليه في أحاديثهم الخاصة وكتبهم العامة علي مدي التاريخ.

لم يعرف عن حياة أبي هريرة شيء له قيمة.. وكان ما عرف عن أصله أنه من عشيرة سليم بن فهد من قبيلة أزد من دوس إحدي قبائل العرب الجنوبية، أما نشأته فلم يعرف عنها شيء وكذلك لم يعرف الناس عن حياته في بلاده اليمن في مدي السنين التي قضاها قبل إسلامه غير ما قاله عن نفسه من أنه كان يرعي الغنم وكان فقيراً معدماً يخدم الناس بملء بطنه وقد ذكر هو أنه كان أجيراً لابن نعان وابنه غزوان بطعام بطنه، ولقد كان أبوهريرة أمياً لا يقرأ ولا يكتب وظل علي أميته طوال حياته.

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وإذا أردنا أن نتعرف علي مفتاح شخصية أبوهريرة فلابد أن نعود مرة ثانية إلي يوم خيبر عندما قدم علي النبي وكان عمره وقتها فوق الثلاثين بقليل، لما رأي أبوهريرة كثرة الغنائم طلب من رسول الله أن يسهم له، ثم تدخل فيما لا يعنيه فطلب من النبي أن يسهم لأبان بن سعيد بن العاص الذي كان ممن خاضوا المعركة، فانبري له أبان بن سعيد وأغلظ له في القول وأهانه.. لأنه لم يشارك في الغزوة فكيف تطمع نفسه في أن يشارك في المغانم.

أراد أبان أن يحقر أبا هريرة وأنه ليس في قدر يشير بعطاء ولا منع لأنه قليل القدرة علي القتال، ولو كان لأبي هريرة نفس يعرف قدرها أو كرامة يحافظ عليها لأبي أن تمتد يده إلي ما ليس من حقه أو يرنو بعينيه إلي مغانم حرب لم يشهدها ولما تعرض لهذا الإزدراء والتحقير وخاصة أنه في أول يوم يلقي النبي وأصحابه وكان عليه أن يظهر أنه ذو نفس أبية وخلق كريم.. وقد يكون الرسول بهذا الموقف أسقط أبا هريرة من عينيه فلم يقم له من يومها وزناً ووضعه بين أصحابه في المكان الذي يليق به.. والدليل علي ذلك أن الرسول لم يؤاخذ أبان بعد أن أغلظ لأبي هريرة في القول علي حين أنه كان يغضب غضباً شديداً عندما ينال أحد أصحابه إهانة من صحابي آخر.. لكن النبي لم يقل شيئاً لأبان واكتفي بأن قال له: إجلس يا أبان ولم يسهم لأبي هريرة وتركه يغدو محسوراً وكأنه بذلك أقر أبان علي ما فعل بأبي هريرة الذي كان في هذا اليوم ضيفاً، والضيف له حرمة يستحق التكريم من أجلها ولو بكلمة طيبة ولكنه لم يظفر من النبي بها وحقت عليه المهانة أمام الصحابة جميعا من أول يوم جاء فيه إلي النبي لأنه لا يستحق التكريم ولو كان من الأضياف الطارئين.

وعندما عاد أبوهريرة إلي المدينة كان الظن أن يأخذ سبيلاً لرزقه بالتجارة في الأسواق أو الزرع في الأرض كما كان يفعل غيره من الصحابة.. لكنه اختار أن يعيش علي ما تجود به نفوس المحسنين من صدقاتهم عليه، اختار أبوهريرة ببساطة أن يسأل الناس فهذا يعطيه وهذا يمنعه.. سكن في الصفة التي كان يجلس فيها الفقراء والعاجزون ـ وهي مكان في مسجد الرسول ـ في انتظار من يتصدق عليهم ويطعمهم، لن نتحدث نحن بل نترك أباهريرة نفسه يتحدث عما كان يدور هناك يقول: كنت من أهل الصفة فظللت صائماً فأمسيت وأنا أشتكي بطني فانطلقت لأقضي حاجتي فجئت وقد أكل الطعام، وكان أغنياء قريش يبعثون بالطعام لأهل الصفة وقلت: إلي أين أذهب؟ فقيل لي: أذهب إلي عمر بن الخطاب فأتيته وهو يسبح بعد الصلاة، فانتظرته فلما انصرف دنوت منه فقلت: أقرئني! وما أريد إلا الطعام، قال: فاقرأني آيات من سورة آل عمران، فلما بلغ أهله دخل وتركني علي الباب فأبطأ فقلت ينزع ثيابه ثم يأمر لي بطعام.. فلم أر شيئاً.

هذه واحدة.. أما الثانية فيرويها البخاري عن أبي هريرة الذي يقول: والله الذي لا إله إلا هو إن كنت لأعتمد بكبدي علي الأرض من الجوع وإن كنت لأشد الحجر علي بطني من الجوع، ولقد قعدت يوماً علي طريقهم الذي يخرجون منه من المسجد، فمر أبوبكر فسألته عن آية من كتاب الله وما سألته إلا ليشبعني، فمر ولم يفعل، ثم مر عمر بي فسألته عن آية من كتاب الله ما سألته إلا ليشبعني فلم يفعل.. أما الثالثة فهي قاسية يقول أبوهريرة والرواية أيضاً للبخاري: لقد رأيتني وإني لأفر فيما بين منبر رسول الله إلي حجرة عائشة مغشياً علي.. فيجئ الجائي فيضع رجله علي عنقي ويري أني مجنون وما بي من جنون.. ما بي إلا الجوع.

لم يكن هناك من يسعف أبا هريرة أو يطعمه.. كلهم كانوا يولون وجوههم عنه.. إلا جعفر بن أبي طالب.. ولعله من أجل ذلك كان جعفر عند أبي هريرة أفضل الصحابة جميعاً، ففضله علي أبي بكر وعمر وغيرهما.. ولذلك أهداه هذا الحديث الخرافي الذي يقول فيه: ما احتذي النعال ولا ركب المطايا ولا وطئ التراب بعد رسول الله أفضل من جعفر بن أبي طالب، يا سبحان الله.. أكل هذا لأن جعفر كان يعطف عليه ويطعمه من منزله دون الآخرين.

كان أبوهريرة في المدينة ـ كما كان عند أهله في اليمن ـ رجلاً بلا شأن يذكر ولا عمل يؤثر عنه اللهم إلا التعرض للناس في الطرقات وعلي باب المسجد يستجديهم بلسانه ويتناول ما تجود به نفوسهم بيده يدفعه هذا وينفر منه ذاك، ومما يذكر عنه أنه حاول مرة أن يخرج علي جبنه ويتشبه بالأبطال فذهب يحارب في غزوة مؤتة ولكنه ما كاد يري صليل السيوف ولمعان الأسنة حتي غلب عليه طبعه فجبن وهلع ولاذ بالفرار ولما عايروه بفعلته هذه، لم يجد جواباً يدافع به عن نفسه.

لكن لا يجب أن نكون ظالمين لأبي هريرة هكذا فنجرده من كل ميزة.. فهناك ميزة كان يجتهد في إظهارها للناس وهي فهمه الشديد للطعام وحبه له، ومن أجل ذلك كان يتكفف الأبواب ويتبع الناس في الطرقات يتسولهم، وهذا النهم كان له أثر بعيد في حياته،.. وقد لازمته هذه الصفة طوال عمره حتي جاءت الرواية الصحيحة أنه لما نشب القتال في صفين بين عليّ رضي الله عنه ومعاوية كان يأكل علي مائدة معاوية الفاخرة ويصلي وراء عليّ وإذا احتدم القتال لزم الجبل، وعندما سئل كيف يفعل ذلك.. كان يقول: الصلاة خلف عليّ أتم.. وسماط معاوية أدسم، وترك القتال أسلم.

ومن بين ما يقال عن أبي هريرة منسوباً إلي الثعالبي صاحب كتاب «ثمار القلوب في المضاف والمنسوب»: كان أبوهريرة علي فضله واختصاصه بالنبي مزاحاً أكولاً وكان يدعي الطب فيقول: أكل التمر أمان من القولبخ وشرب العسل علي الريق أمان من الفالج وأكل السفرجل يحسن الولد وأكل الرمان يصلح الكبد والزبيب يشد العصب ويذهب الوصب والنصب والكرفس يقوي المعدة والقرع يزيد في اللب ويرق البشرة وأطيب اللحم الكتف وحواشي فقار العنق والظهر، وكان يديم أكل الهريسة والفالوذج».. وهذه بالطبع توصيفات رجل يجيد الأكل ويتفنن فيه ولا يجيد الطب.

كان أبوهريرة يفضل بطنه علي ما عداه «وها هو يقول: أقبلت مع رسول الله فسمع رجلاً يقرأ «قل هو الله أحد» فقال رسول الله: وجبت، فسألته ماذا يا رسول الله؟ فقال: الجنة، قال أبوهريرة فأردت أن أذهب إليه فأبشره ثم فرقت أن يفوتني الغداء مع رسول الله فآثرت الغداء ثم ذهبت إلي الرجل فوجدته قد ذهب، ومن بين ما كان يدعو الله به أنه كان يقول: اللهم ارزقني ضرساً طحوناً ومعدة هضوماً ودبراً نثوراً، وكان لنهمه يغشي بيوت الصحابة في كل وقت وكان بعضهم ينزوي منه.. لكن كل ذلك لم ينسه حبه للطعام للدرجة التي دفعته إلي أن يضع أحاديث وينسبها للنبي في فضل الولائم مثل قوله: شر الطعام طعام الوليمة يمنعها من يأتيها «أي بغير دعوة» ويدعي إليها من يأباها.. ومن لم يجب الدعوة فقد عصي الله ورسوله.. أي أنك إن لم تجب الدعوة إلي الولائم لتمتلئ منها فقد عصيت الله ورسوله.

وإلي جوار النهم في الطعام كان أبوهريرة رجلاً مزاحاً يتودد إلي الناس ويسليهم بكثرة مزاحه وبالإغراب في قوله ليشتد ميلهم إليه ويزداد إقبالهم عليه، وهذه السيدة عائشة تقول عنه «لقد كان رجلاً مهزاراً».. وبين أيدينا ما يشير إلي كل ذلك ويؤكده.. فعن أبي رافع قال: كان مروان بن الحكم ربما استخلف أبا هريرة علي المدينة فيركب حماراً قد شد عليه بردعة وفي رأسه خلبة من ليف فيسير فيلقي الرجل فيقول: الطريق قد جاء الأمير وربما أتي الصبيان وهم يلعبون بالليل لعبة الغراب فلا يشعرون حتي يلقي نفسه بينهم ويضرب برجله فينفر الصبيان فيفرون، ويقول ابن كثير عن ذلك: كأنه مجنون يريد أن يضحكهم فيفزع الصبيان منه ويفرون هنا وهناك يتضاحكون.

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هذه الحياة من الانتهازية والتطفل التي كان يعيشها أبوهريرة في المدينة.. جعلت الجميع يضيقون به حتي الرسول صلي الله عليه وسلم.. بعث الرسول العلاء بن الحضرمي إلي المنذر بن ساوي العبد عامل الفرس علي البحرين يدعوه إلي الإسلام فأسلم وحسن إسلامه.. وكان فيمن بعثهم النبي مع العلاء بن الحضرمي أبوهريرة وقال له: استوص به خيراً، فقال له العلاء: إن رسول الله أوصاني بك خيراً فانظر ماذا تحب، فقال: تجعلني أؤذن لك ولا تسبقني بآمين فأعطاه ذلك.. هذه الواقعة تضع أيدينا علي نقطتين مهمتين للغاية في حياة وتاريخ أبوهريرة.

الأولي أنه قدم إلي المدينة مسلماً في صفر سنة 7 هجرية وخرج منها إلي البحرين في ذي القعدة سنة 8 هجرية أي أنه أقام إلي جوار الرسول عاماً وتسعة أشهر فقط.. وهو ما يشكك في الذين قالوا: إن أبا هريرة مكث إلي جوار الرسول ثلاث أو أربع سنوات يروي عنه الأحاديث وذلك حتي يزيدوا في ثقله ووزنه في دنيا رواية الحديث، لكن الواقع يشير إلي أنها كانت سنة وتسعة أشهر فقط وهي

فترة قصيرة بحكم الزمن قضي أبوهريرة معظمها في سؤال الناس ومتابعتهم في الطرقات من أجل أن يأكل.. فمتي جل


الثانية: أن الرسول أبعد أبا هريرة إلي المدينة حتي يتخلص منه.. فما ظنك برجل يتصدي للصحابة في طرقهم إن ساروا ملحاً عليهم أن يطعموه وبخاصة الكبار منهم كأبي بكر وعمر ويلاحقهم في سبيلهم حتي تضييق منه صدورهم فيضجرون منه ويفرون من وجهه، ولم يقف الأمر عند ضجر الصحابة ونفورهم بل كان يذهب إلي مكان عزيز من النبي «بين منبره وحجرة عائشة فيتماوت ويمثل مشهداً تشمئز منه النفوس الآبية وتنفر منه الطباع الكريمة.. كان يغشي عليه فيأتي من يضع قدمه علي عنقه اعتقاداً أنه مجنون، ولا شك أنهم ما كانوا ليفعلوا ذلك معه إلا استهانة به وازدراء له، إذ لو كان له حرمة عندهم أو مكانة لديهم لأشفقوا عليه وأعانوه ولم يطأوا عنقه.. وبديهي أن الرسول نفد صبره من تصرفت أبي هريرة فرأي ضرورة اقصائه عن المدينة ليتخلص منه وليربح الناس من تطفله إذ لا يصح أن يكون بين أصحابه ومن يعيشون بجواره من لا يحمل نفساً آبية عفيفة قانعة.

إن الرسول لو كان يعلم أن في أبي هريرة خيراً وفضلاً وأنه أهل لصحبته لأبقاه إلي جواره كسائر أصحابه ولكنه لما علم فيه أنه غير صالح لصحبته أقصاه عنه ولم يرض أن يظل قريباً منه.. ومن العجيب أننا لم نر النبي قد صنع مع أحد من أصحابه جميعاً حتي المنافقين منهم مثل ما صنع مع أبي هريرة، وإنما كان يبعث من يبعث من أصحابه إلي مختلف البلدان إما ليعلموا الناس أو ليكونوا ولاة عليها أو مصدقين فيها أو رسلاً وسفراء بينه وبين من يحكمونها.

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في سنة 21 هجرية تولي أبوهريرة إمارة البحرين في عهد عمر بن الخطاب.. لكن تري ماذا فعل هناك؟.. من كلام عمر يظهر لنا ما جري بعد أن عاد أبوهريرة إلي المدينة استوقفه عمر قائلاً له: هل علمت من حين أني استعملتك علي البحرين وأنت بلا نعلين.. ثم بلغني أنك ابتعت فرساً بألف دينار وستمائة دينار، قال: كانت لنا أفراس تناتجت وعطايا تلاحقت قال له عمر: قد حسبت لك رزقك ومؤونتك وهذا فضل فأده، فرد أبوهريرة: ليس لك ذلك، فقال عمر: بلي والله وأوجع ظهرك، ثم قام إليه بالدرة فضربه حتي أدماه، ثم قال له: أنت بها، قال: احتسبتها عند الله، قال: ذلك لو أخذتها «من حلال» وأديتها طائعاً أجئت من أقصي حجر البحرين يجبي الناس لك لا لله ولا للمسلمين.

وقد يرد علي الخاطر سؤال.. فإذا كان عمر بن الخطاب يعرف كل هذه المساوئ في شخصية أبي هريرة.. فلِمَ ولاه علي أمور البحرين.. والإجابة علي ذلك ببساطة أن سنة عمر في استعمال الولاة كانت تقضي بأن لا يستعمل كبار الصحابة حتي لا يدنسهم بالعمل وإنما يستعمل صغارهم، فاستعمال أبي هريرة علي هذه السنة لا يكون مستغرباً.. ثم إن عمر لم ينس من تاريخ أبي هريرة في المدينة شيئاً.. وكيف ينسي ما وقع له نفسه أيام كان أبوهريرة يعيش في الصفة.. فقد كان يلاحقه في طريقه ويضايقه في سيره فلا يجد سبيلاً إلي التخلص منه إلا بأن يدخل داره ويغلق الباب في وجهه.. وكان لا يخفي عليه أن النبي أخرجه من المدينة بعد أن ظهر من تطفله الذي أضجر الناس منه.

ولذلك كله منع عمر أبا هريرة من رواية الأحاديث.. فقد كان أول من تنبه إلي خطره.. فعندما انتهي إليه أنه يحدث عن النبي دعاه وزجره، ثم لم يلبث أن ضربه بدرته، ولما لم يتراجع أوعده إن لم يترك الحديث عن رسول الله فإنه سينفيه إلي بلاده، غضب عليه عمر وقالها له صراحة: أكثرت يا أبا هريرة وأحري بك أن تكون كاذباً علي رسول الله، ولعل هذا ما يفسر كثرة أحاديث أبي هريرة بعد وفاة عمر وذهاب درته، إذ أصبح لا يخشي أحداً بعده وكان عمر يخيف الناس ومن قول أبي هريرة عن ذلك، إني لأتحدث أحاديث لو تكلمت بها في زمن عمر لشج رأسي.

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هذا جانب فقط من سيرة حياة أبي هريرة الذي انتزع لنفسه دون وجه حق لقب الراوي الأكبر لأحاديث الرسول، لا أقصد بالطبع الإساءة إليه فهذه حياته كما تحدث هو نفسه عنها.. ولأن علماء الحديث يحتجون بأنه إذا فسد السند فسد المتن، أي إذا فسد راوي الحديث الذي يتحدث عن الرسول.. فسد الكلام الذي يقوله فإنني أسأل.. هل هناك فساد أكبر من هذا يمكن أن يمس إنسان.. لقد كان أبوهريرة رجلاً بلا قيمة سواء في بلدة اليمن أو في المدينة التي عاش فيها إلي جوار الرسول عاماً وتسعة أشهر أو في البحرين التي حكمها ولم يراع الله في رعاياه بها.. فكيف نقبل من مثل هذا الرجل حديثاً أو رواية واحدة عن الرسول.. وقد كان الرسول نفسه يضيق به للدرجة التي أبعده بها عن صحبته ولم يدافع عنه ويقف ضد الذين أهانوه.. لأنه كان يستحق الإهانة، إننا لا ننتقص من قيمة صحابي لأجل أحد.. ولكننا نفعل ذلك من أجل أن ننقي أحاديثه التي رواها ونعرف أيها قاله الرسول وأيها تم الافتراء به عليه.. ويبقي السؤال.. إذا كان أبوهريرة بكل هذا السقوط، فلماذا احتل كل هذه المكانة في التاريخ الإسلامي؟ سؤال منطقي.. سنلتقي علي إجابته الأسبوع المقبل.

Les athés au paradis……

Bush contre Ben Laden, les rabbins contre les muftis, les sikhs contre les hindous et Moqtada contre tout le monde : Malraux avait raison, le XXIe siècle s’annonce bel et bien religieux. Interrogé par nos soins sur cet étonnant retour du sacré, le Père Éternel a poussé un long soupir en secouant son auguste crinière.

- Tout cela m’épuise, je n’en demandais pas tant. Laissez-moi souffler, que diable ! Et puis, ils me font un peu honte, certains de mes fans.

Prenez ces chiites qui se flagellent jusqu’au sang.
Mais je ne leur ai rien demandé, moi, ça m’écoeure, toute cette hémoglobine répandue sans rime ni raison. Et que dire de ces grands nigauds d«évangélistes ? Je les regarde, accablé, alors qu’ils hululent, les bras vibrants tendus vers les nuages. J’ai l’impression qu’ils sont en train de dévisser des ampoules imaginaires : mais non, c’est à Moi qu’ils s’adressent. Vous avouerai-je que j’ai parfois envie de me mettre aux adorés absents ?

- Vous manqueriez aux footballeurs…

- Je déteste le football ! Qu’est-ce que c’est que ces vingt-deux manchots surpayés qui s’obstinent à taper dans un ballon qui ne leur a rien fait ? C’est grotesque ! Et quand ils marquent un but, comme ils disent, ils pointent un doigt vers le Ciel et m’accusent d’en être le responsable. Mais non, mais non, je démens formellement.

- Les hommes politiques…

- Je vous arrête. De qui parlez-vous ? De ceux qui vont à la messe ou à La Mecque sous l’oeil des caméras ? Je croyais pourtant avoir été clair, dans la Bible et dans le Coran : tout cela doit être fait discrètement, sinon, ça ne compte pas, c’est juste de l’esbroufe. Je vais vous faire un aveu : quand je vois ces tartufes hanter les églises ou les mosquées juste avant les élections, je me prends parfois d’affection pour les athées…

- Horreur et malédiction !

- Si, si. Me croyant mort depuis Nietzsche, ces lascars me fichent une paix totale. Tenez, à chaque fois que les Bush ou les Ben Laden m’embrigadent d’autorité dans leurs folies criminelles, je me console en pensant aux athées. Eux au moins ont le courage d’assumer leurs actions comme des grands, sans se réfugier derrière mes jupes. Je le disais encore l’autre jour à saint Pierre, pendant la pause : Pierrot, si on ouvrait grand les portes d’Éden aux mécréants ?

- Mais, Votre Immensité, c’est inconcevable. Les athées au Paradis ?

- Et alors ? Si j’ai envie de faire un caprice ? Relisez le Coran : Dieu est capable de tout (sourate II, verset 20).

Par Fouad Laroui

Les hadith

1) suivre le prophete est une injonction pour les contemporaisn du prophete et non pour ceux qui sont venu apres, l’injonction et de suivre le prophete dans ce qu’il lui a été revelé c’est a dire le coran, le prophete n’est plus la, ce qu’il lui a été revelé est le coran donc faute de son existence nous suivrons ce qu’il lui a été revelé, c’est a dire le coran.

2) Dieu a PROMIS de proteger le coran et n’as pas promis de proteger autre chose de l’alteration donc l’extension du mot DHIKR, WA7Y, etc. au hadiths est pour moi inacceptable et refusé, par ce que comme je ‘l’ai deja dis si c’est du WA7Y donc pourquoi il n’est pas au coran? et s’il n’est pas au coran c’est qu’il n’est pas wa7y donc pas paroles de Dieu. donc

3) les fuqaha ont trouvé une astuce et ont dis que les hadiths sont l’inspiration divine et c’est la parole du prophete, donc si c’est ça le cas pourquoi nous avons atendu l’epoque de OMAR ABDELAZIZ (epoque abbaside) pour avoir la deferlente des SI7A7, est ce que vous croyez que si les hadiths ont cette importance de (inspiration divine et de compelement au coran) serait negligés par des compagons du prophete qui sont tres pieux comme Abou bakr, Omar, ali et Othman et les rois Omeyade et aussi les autres rois abbassides.

4) Ils ont dis aussi que si le prophete a ordonné de ne pas transcrire les hadiths c’est par peur d’etre melangé avec le Coran, et pourtant il est le premier etre censé CROIRE Dieu quand il dit INNA ANZALNA ADHIKRA WA INNA LAHOU LA7AIDHOUN, donc cette peur serait consideré comme emanant de quelqu’un qui DOUTE en la promesse du seigneur quand il le rassure ainsi que tout les croayant au sujet de la protection du coran.

5) il est possible pour relativiser les choses que quelques hadiths sont dits par le prophete pour expliquer le Coran bien que le propherte a refusé d’expliquer les verset qui se rapporte des cieux et de la terre et des phenomenes naturels parce que ça le depasse, c’est hadiths aussi douteux soit ils s’ils ne contredisent pas le coran je les considererais comme un IJTIHAD du prophete (avec reserve) et que nous sommes nous mainteant les vivants qui doivent comprendre a notre tour le message divin.

Voila donc les hadiths pour moi sont un heritage culturel, historique, mais n’ont pas et n’aurons jamais :
1) la valeur de la parole divne revelé qu’est le coran.
2) et ne sont pas la pour completer le coran et aussi ne sont pas a forte raison les paroles du prophete parce que le prophete qui est choisi par Dieu n’airait jamais ajouté ou contredis les paroles des verset qu’il recevaitn en revelation.

Le Mythe du mariage de Aïcha à l’âge de 9 ans

Le Mythe exposé :
La plupart des Musulmans acceptent aveuglement et sans se poser trop de questions l’histoire du mariage de notre prophète (*) avec une gamine de 09 ans nommée Aïcha .
Les musulmans préfèrent ne pas soupçonner les récits ayant relatés cette propagande comme tant d’autres, même si c’est ces récits humains contredisent explicitement le noble Coran et le bon sens, sous prétexte que c’est relaté dans tel ou tel recueil « Sahihs ».
Entourés d’un halo de sacralité depuis des siècles, ces recueils ne sont que la compilation de récits sensés remonter au prophète (*) ou à ces compagnons faites par des humains et dont la sélection n’est en fin de compte basé sur l’arbitraire de ses personnes.
Le prophète (*) était un homme exemplaire. Toutes ses actions étaient des plus vertueuses ; sa morale était le noble Coran et ne pouvait en aucun cas épousé une innocente fille de neuf ans. Ceci doit ne conduire à creuser pour chercher la source de cette erreur partir de l’idée que L’âge de mariage de Aïcha a été faussement rapporté dans la littérature des hadiths.
On vas essayer dans ce texte, de présenter des preuves solides pour démentir cette histoire inventée par Hisham ibn’Urwah pour purifier ainsi l’image de notre Saint prophète Mohammed « que la paix et la prière soient sur lui »
PREUVE n*1 : Fiabilité des Sources
La plupart des récits rapportés dans les livres de hadith sont transmis seulement par Hisham ibn ` Urwah, qui faisait éloge de l’autorité de son père. C’est un hadith non concordant (non moutawatir), il est seulement issu d’une chaîne unique (Ahad) ce qui ne le met pas hors de doute.
Il est étrange que personne de Médine où Hisham ibn ` Urwah a vécu les 71 premières années de sa vie n’ait relaté l’événement, malgré le fait que parmi ses élèves de Médine, le bien respecté Malik ibn Anas. Les origines des récits de cet événement sont les gens de l’Irak, où l’on annonce que Hisham a beaucoup changé après son déménagement de Médine vers l’Irak. .
Tehzibu’l-Tehzib, un des livres les plus bien connus sur la vie et la fiabilité des narrateurs des traditions du prophète (*), annonce que selon Yaqub ibn Shaibah : “il [Hisham] est fortement fiable, ses récits sont acceptables, sauf ce qu’il a relaté après son déplacement en Irak” (Tehzi’bu’l-tehzi’b, Ibn Hajar Al-` asqala’ni, Dar Ihya Al-turath Al-Islami, le 15ème siècle. Vol 11, p. 50).
C’est pour cette raison que Malik ibn Anas a élevé une objection sur les récits de Hisham qui ont été annoncés par les gens de l’Irak : (Tehzi’b u’l-tehzi’b, Ibn Hajar Al-` asqala’ni, Dar Ihya Al-turath Al-Islami, Vol.11, p. 50).
Mizanu’l-ai `, un autre livre sur la vie des narrateurs des traditions du prophète (*) annonce : “Quand il était vieux, la mémoire d’Hisham avait subi une faiblesse manifeste”
(Mizanu’l-ai ` , Al-Zahbi, Al-Maktabatu’l-athriyyah, Sheikhupura, le Pakistan, Vol. 4, p. 301).
Conclusion n°1 : Basé sur ces références, la mémoire d’Hisham était faible après son immigration en Irak et ses récits étaient qualifié d’incertains. Ainsi, son récit sur le mariage de Aïcha est non fiable.
CHRONOLOGIE : c’est essentiel aussi de garder à l’esprit certaines des dates pertinentes dans l’histoire d’Islam :
• 610 CE : Jahiliya (âge pré islamique) avant la révélation.
• 610 CE : Date de la première révélation.
• 610 CE : AbuBakr se convertit à l’Islam
• 613 CE : Le prophète (*) Muhammad commence à prêcher publiquement.
• 615 CE : Émigration à Abyssinia
• 616 CE : Omar ibn Al Khattab se convertit à l’Islam.
• 620 CE : Les fiançailles généralement admises d’Aïcha avec le prophète (*).
• 622 CE : Hijrah (emigation à Yathrib, plus tard rebaptisé Médine).
• 623/624 CE : Année généralement admise où Aïcha vivant avec le prophète (*).
PREUVE n*2 : Les Fiançailles
Selon Tabari (aussi selon Hisham ibn ‘Urwah, Ibn Hunbal ), Aïcha était fiancé à sept ans et a commencé à cohabiter avec le prophète (*) à l’âge de neuf an.
Cependant, dans un autre récit, Al-Tabari dit : “Tous les quatre enfants de [Abou Bakr] sont nés de ses deux femmes pendant la période pré islamique” (Tarikhu’l-umam wa’l-mamlu’k, Al-Tabari (sont morts 922), Vol. 4, p. 50, arabe, Dara’l-fikr, le Beyrouth, 1979).
Si Aïcha était fiancé en 620 CE (à l’âge de sept ans) et a commencé à vivre avec le prophète (*) en 624 CE (à l’âge de neuf ans), ceci indiquerait qu’elle est née en 613 CE et avait neuf ans quand elle a commencé à vivre avec le prophète (*).
Donc, basé sur le récit d’Al-Tabari, les calculs montrent qu’Aïcha devait être née en 613 CE, trois ans après le début de révélation (610 CE).
Tabari déclare aussi qu’Aïcha est née dans l’ère pré islamique (Jahiliya). Si elle est née avant 610 CE, elle aurait eu au moins 14 ans quand elle avait commencé à vivre avec le prophète (*). Essentiellement, Tabari se contredit lui même.
Conclusion n° 2 : Al-Tabari est incertain concernant l’âge de mariage d’Aïcha.
PREUVE n* 3 : l’Âge de Aïcha par rapport à l’Âge de Fatima
Selon Ibn Hajar, Fatima est née au temps où que la Kaaba avait été reconstruite, à cette date le prophète (*) avait 35 ans, elle en avait cinq ans plus que Aïcha” (Al-isabah fi tamyizi’l-sahabah, Ibn Hajar Al-Asqalani, Vol. 4, p. 377, Maktabatu’l-Riyadh Al-haditha, Al-Riyadh, 1978).
Si la déclaration d’Ibn Hajar s’avère véridique, Aïcha est née quand le prophète (*) avait 40 ans. Et s’il avait épousé Aïcha quand il avait 52 ans, l’âge de Aïcha au moment de son mariage serait au moins 12 ans.
Conclusion n° 3 : Ibn Hajar, Tabari Ibn Hisham et Ibn Humbal se contredisent. Ainsi,
le mariage présumé de Aïcha à l’âge de 09 ans n’est qu’un mythe.
PREUVE n*4 : l’Âge de Aïcha par rapport à l’Âge de Asma
Selon Abdul rahman ibn abi zanna’d : “Asma avait 10 ans de plus que Aïcha (Siyar ‘la’ma’l-nubala’, Al-Zahabi, Vol. 2, p. 289, arabe, Mu’assasatu’l-risalah, le Beyrouth, 1992).
Selon Ibn Kathir : “Elle [Asma] est l’aînée de sa soeur [Aïcha] de 10 ans” (Al-Bidayah, wa’l-nihayah Ibn Kathir, Vol. 8, p. 371, Dar Al-fikr Al-` arabi, Al-jizah, 1933).
Selon Ibn Kathir : “Elle [Asma] a vu le décès de son fils pendant cette année [73 OH], comme nous l’avons déjà mentionné et cinq jours plus tard, elle-même était décédée.
Selon d’autres récits, elle n’est pas décédée après cinq jours, mais 10 ou 20, ou quelques jours plus tard. Le récit le plus connu est celui de 100 jours plus tard. Du moment de son décès, où elle avait 100 ans.” (Al-Bidayah wa’l-nihayah , Ibn Kathir, Vol. 8, p. 372, Dar Al-fikr Al-` arabi, Al-jizah, 1933)
Selon Ibn Hajar Al-Asqalani : “Elle [Asma] a vécu 100 ans et est décédée en 73 ou 74 OH.” (Taqribu’l-tehzib, Ibn Hajar Al-Asqalani, p. 654, arabe, Bab fi’l-nisa ’, harfu’l al-alif ).
Selon presque tous les historiens, Asma, la soeur aînée de Aïcha avait 10 ans plus qu’elle.
Si Asma avait 100 ans en 73 OH, elle devait avoir 27 ou 28 ans au moment de la Hijrah.
Si Asma avait 27 ans ou 28 ans au moment de la Hijrah, Aïcha, elle devait avoir 17 ou 18 ans, donc elle a commencé à cohabiter avec le prophète (*) entre 19 à 20 ans.
Conclusion n° 4 :
Basé sur Hajar, Ibn Katir et Abda’l-Rahman ibn abi zanna’d, l’âge de Aïcha au temps où elle a commencé à vivre avec le prophète (*) serait 19 ou 20 ans.
• Dans la Preuve n* 3, Ibn Hajar suggère qu’Aïcha avait 12 ans et dans la Preuve n*4 : 17 ou 18 ans. Quel est l’âge exact de mariage de Aïcha, douze ou dix-huit ?
• Ibn Hajar est une source incertaine sur l’âge de Aïcha.
PREUVE n*5 : la Bataille de Uhud
Un récit mentionne la participation d’Aïcha dans la Bataille d’Uhud dans El Boukhari
( Kitabu’l-jihad wa’l-siyar, Bab Ghazwi’l-nisa ’ wa qitalihinna ma ` a’lrijal) :
“Anas annonce que le jour d’Uhud, les gens ne pouvaient pas supporter leur présence autour du prophète (*). [Ce jour-là], j’ai vu Aïcha et Oumm-i-Soulaim,
Elles avaient tiré leurs robes en haut de leurs pieds [pour éviter n'importe quelle entrave dans leur mouvement].” De nouveau, cela indique qu’Aïcha était présent dans la Bataille d’Uhud
Il est relaté dans Boukhari (Kitabu’l-maghazi, Bab Ghazwati’l-khandaq wa hiya’l-ahza’b) : “Ibn ` Umar déclare que le prophète (*) n’a pas permis à Aïcha de participer à Uhud, comme à ce moment-là, elle n’avait que 14 ans. Mais le jour de la bataille de Khandaq, quand elle avait eu 15 ans, le prophète (*) lui avait permis d’y participer.”
En se basant sur ces récits on conclure que :
(a) les enfants au-dessous de 15 ans ont été envoyés en arrière et n’ont pas le droit de participer à la Bataille d’Uhud et
(b) Aïcha avait participé à la Bataille de Uhud
Conclusion n° 5 : la participation d’Aïcha dans la bataille de Uhud indique clairement qu’elle n’avait pas neuf ans, mais au moins 15 ans. Après tout, les femmes ont eu l’habitude d’accompagner Les hommes aux champs de bataille pour les aider et non pas pour être un fardeau.
PREUVE n*6 : Sourate Al-Qamar (la Lune)
Selon la tradition généralement admise, Aïcha est née environ 7-8 ans avant El Hijrah.
Mais selon un autre récit dans Boukhari, on annonce que Aïcha avait dit : “j’étais une jeune fille (jariyah en arabe)” quand Sourate Al-Qamar avait été révélée (Sahih Boukhari, kitabu’l-tafsir, Bab Qaulihi Bal Al-sa ` atu la Caillette ` iduhum wa’l-sa ` atu adha ’ wa amarr).
La sourate 54 du Saint Coran avait été révélée huit ans avant la Hijrah, indiquant qu’elle avait été révélée l’an 614 CE.
Si Aïcha s’est mariée avec le prophète (*) à l’âge de neuf ans en 623 CE ou 624 CE, elle aurait été un enfant en bas âge (sibyah en arabe) tandis que Sourate Al-Qamar (la Lune) a été révélée. selon la tradition suscité quand Aïcha était en réalité une jeune fille (jariyah)
Jariyah signifie que la jeune était adolescente. Ainsi, Aïcha, étant une jariyah non pas une sibyah (enfant ), et doit être âgée quelque part entre 6-13 ans au moment de la révélation d’Al-Qamar et doit donc avoir 14-21 ans au temps où elle a épousé le prophète (*).
Conclusion n° 6 : Cette tradition aussi contredit le mariage d’Aïcha à l’âge de neuf ans.
PREUVE n*7 : Terminologie arabe
Selon un récit annoncé par Ahmad ibn Hanbal : après que la mort de la première femme Khadijah du prophète (*), quand Khaulah est venu au prophète (*) lui conseillant de se marier de nouveau, le prophète (*) lui avait demandé quant aux choix qu’elle a entendus. Khaulah avait dit : “Vous pouvez épouser une vierge (bikr) ou une femme que l’on a déjà épousé (thayyib)”. Quand le prophète (*) avait demandé l’identité du bikr , Khaulah avait mentionné le nom d’Aïcha.
Ceux qui connaissent la subtilité de la langue arabe, peuvent concevoir que le mot bikr n’est pas utilisé pour une fille immature de neuf ans. Le mot correct correspond plutôt à une jeune adolescente, comme cela a été exposé plus haut, est jariyah. Bikr d’autre part, est utilisé pour désigner une dame célibataire sans expérience conjugale avant le mariage « vierge »
Donc, évidemment une fille de neuf ans n’est pas « une femme » (bikr) (Musnad Ahmad ibn Hanbal, Vol. 6, p. .210, arabe, Dar Ihya Al-turath Al-` arabi, Beyrouth).
Conclusion n° 7 : littéralement le mot bikr signifie (vierge), dans le susdit hadith est “la femme adulte sans expérience conjugale.” Donc, Aïcha était au moins adolescente au moment de son mariage (16-20 ans).
PREUVE n*8. Le Texte Coranique
Tous les Musulmans reconnaissent que le Coran est le livre véridique par excellence. Ainsi, nous devons chercher la vérité dans le Coran pour lever la confusion créée par les hommes au sujet de l’âge de mariage de Aïcha.
Le Coran permet-il le mariage d’un enfant immature de neuf ans !!!?
Il n’y a aucun verset qui permet explicitement un tel mariage. Cependant Il y a un verset, qui guide les Musulmans dans leur devoir d’élever un enfant resté orphelin. Les conseils du Coran sur ce sujet sont aussi valables pour nos propres enfants.
Les versets 5-6 de la sourate 4 « les femmes » :
« Et ne confiez pas aux mineurs les biens dont Allâh a fait votre subsistance
(La propriété de l’orphelin), Mais prélevez-en, pour eux, nourriture et vêtements ; et parlez-leur convenablement »
« Et tester la capacité des orphelins jusqu’à ce qu’ils atteignent l’aptitude au mariage ; et si vous ressentez en eux une bonne conduite, remettez-leur leurs biens. Ne les utilisez pas (dans votre intérêt) avec gaspillage et dissipation, avant qu’ils ne grandissent. Quiconque est aisé devrait s’abstenir de se payer lui-même de cet héritage qui lui est confié. S’il est pauvre, alors qu’il y puise une quantité convenable, à titre de rémunération de tuteur.) est aisé, qu’il s’abstienne d’en prendre lui-même. S’il est pauvre, alors qu’il en utilise raisonnablement : et lorsque vous leur remettez leurs biens, prenez des témoins à leur encontre. Mais Allâh suffit pour observer et compter ».
Pour les orphelins, on doit désigner un parent Musulman pour s’occuper d’eux “jusqu’à l’âge de maturité » Ici le verset Coranique exige la preuve méticuleuse de leur maturité intellectuelle et physique par des moyens objectifs d’essai avant l’âge de mariage pour leur confier leurs propriétés.
A la lumière des versets suscités, aucun Musulman responsable ne remettrait la gestion financière à un enfant de sept ans – ou à une fille de neuf ans. Si nous ne pouvons pas faire confiance en une personne de sept ans pour gérer des questions financières, il le sera d’avantage pour un mariage.
Ahmad Ibn Hambal (Musnad, vol.6, p. 33 et 99) déclare que Aïcha à l’âge de neuf ans a été plus attirée par le jeu que par les tâches d’une femme responsable. Il est difficile de croire, donc, qu’Abou Bakr, un grand partisan parmi les Musulmans, fiancerait sa fille immature de sept ans au prophète (*) de 50 ans. Il est également plus difficile d’imaginer est que le prophète (*) accepte une telle proposition.
Conclusion n° 8 : Abou Bakr était un homme plus judicieux que n’importe qui d’entre nous. Ainsi, il aurait certainement jugé que sa fille Aïcha n’a pas été instruite d’une manière satisfaisante comme l’exige le Coran explicitement, donc ni le prophète (*) ni Abou Bakr ne pouvaient transgresser les clauses dictées dans le Coran.
PREUVE n*9 : Consentement au Mariage.
La femme doit donner son consentement pour rendre un mariage licite (Mishakat al Masabiah, la traduction par James Robson, Vol1, p. 665).
Il est inconcevable qu’un homme aussi intelligent qu’Abou Bakr, prendrait au sérieux la permission d’une fille immature de sept ans pour épouser un homme de 50 ans.
De même le prophète (*) n’aurait pas accepté la permission donnée par une fille qui, selon le hadith de Mouslim, a pris ses jouets avec elle quand elle est allée chez le prophète (*).
Conclusion n° 9 : Le prophète (*) n’a pas épousé Aïcha à l’âge de neuf ans parce qu’il aurait transgressé la clause légale exigé par le Coran et ceci n’est pas concevable à son égard.
Conclusion
Il n’était ni une tradition ni une habitude chez les arabes du septième siècle, de donner leurs filles au mariage à un âge aussi jeune que sept ou neuf ans, et notre prophète (*) n’a pas fait l’exception pour épouser Aïcha à un si jeune âge.
Le peuple de l’Arabie n’a jamais fait l’objet d’un mariage de la façon dont il a été relaté par les rapporteurs de Hadith (Mohadithines) qui se contredisent visiblement sur un même sujet.
Évidemment, le récit du mariage de Aïcha à neuf ans rapporté premièrement par Hisham ibn ` Urwah ne peut être pris au sérieux quand beaucoup d’autres récits le contredisent.
De plus, il n’y a absolument aucune raison d’accepter le récit de Hisham ibn ` Urwah quand d’autres savants, y compris Malik ibn Anas, considèrent que ses récits comme incertains et non fiables après son immigration en Irak où il a été sujet à des problème de . Les citations de Tabari, Boukhari et le Mouslim montrent qu’ils se contredisent quant à l’âge d’Aïcha. En outre, beaucoup de ces savants se contredisent dans leurs propres rapports.
Donc, il n’y a absolument aucune raison de croire aux récits sur l’âge de Aïcha quand il y a de très bonnes raisons pour les rejeter.
ملعأ للها و
Juillet 2008, Dr Ahmed Amine
Contact : ahmedamine@voila.fr

question d’identité religieuse egypte

القاهرة- مصطفى سليمان

حسم الدكتور علي جمعة مفتى الديار المصرية قضية المسيحيين الذين ارتدوا عن الاسلام وعادوا الى المسيحية، وذلك عبر فتوى أصدرها تقول بأن ارتدادهم مسألة فقهية وليست قانونية.

وكانت هذه القضية أثارت جدلا واسعا خلال الأسابيع الماضية فى الاوساط القبطية المصرية، وذلك على خلفية الدعوى القضائية التى أقامها نحو 400 مسيحى مصري فى محكمة القضاء الادارى ضد قرار وزير الداخلية المصري عدم اثبات هوياتهم الدينية المسيحية فى البطاقات الشخصية، وحكمت المحكمة بعدم جواز استخراج البطاقات واعتبرتهم مرتدين عن الاسلام .

وقالت فتوى الدكتور جمعة، التى حصلت العربية.نت على نصّها، إن « هؤلاء المسيحيون وان كانوا مرتدين عن الاسلام من الناحية الفقهية الا أن الحقوق المدنية المترتبة على ارتدادهم عن دين الاسلام تجاه الدولة والهيئة الاجتماعية … امر يرجع الى جهة الادارة بحساب المنافع والمضار، ومدى موافقة هذا التصرف للدستور والقوانين المعمول بها ومدى تأثيره على الامن الاجتماعى والسلامة القومية وكل ذالك يتعلق بالحياة المدنية التى تعد الادارة مسئولة عنها بغض النظر عن الحكم الدينى فى المسألة ».

وقد استندت المبادرة المصرية للحقوق الشخصية على هذه الفتوى فى بيان لها صدر مؤخرا، وأعربت فيه عن أسفها بشأن الحكم الصادر من محكمة القضاء الاداري بعدم الاعتراف بحق المواطنين فى العودة الى المسيحية بعد تحولهم الى الاسلام. ووصفت المبادرة، وهي منظمة حقوقية تختص بالحقوق الشخصية، الحكم الصادر بانه تراجع جديد عن موقف مجلس الدولة من الحماية الدستورية والقانونية للحق فى حرية الدين والمعتقد.
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الأزهر ينتقد الفتوى

من جهة اخرى انتقد الدكتور مصطفى الشكعة عضو مجمع البحوث الاسلامية « هيئة كبار العلماء بالأزهر « ، فتوى الدكتور علي جمعة.

وقال للعربية نت: ان الحكم الفقهي فى هذه المسألة مترتب عليه أحكام القانون المدني ولا يصح التفرقة بينهما حسب ما أفتى به الدكتور على جمعة مع تقديرى الشخصي له ولعلمه فهذا التفريق يتناقض مع الدستور الذى يعتبر وفق المادة الثانية منه ان الشريعة الاسلامية هى المصدر الرئيسى للتشريع وأحكامها تنطبق على كل مسلم سواء بالنسب الى أبيه المسلم أو كان مسيحيا واعتنق الاسلام بعد ذلك عن رضا وقناعة.

وأضاف « في حالتنا هذه نحن امام مسيحيين اعتنقوا الاسلام بلا اكراه واصبحوا مسلمين وبالتالي تطبق عليهم أحكام الاسلام، ومن ضمن هذه الأحكام حكم الردة والذى ورد فيه حديث صحيح.

وحول ما اذا كان هذا الحكم يعتبر اكراها للمسيحيين على اعتناق الاسلام، يقول الدكتور مصطفى الشكعة :بالطبع الاسلام لا يكره أحدا على الدخول فيه ولكن هناك فهم خاطئ لفهم آية (لا اكراه فى الدين قد تبين الرشد من الغى) وآية (من شاء فليؤمن ومن شاء فليكفر ) فالمقصود بالاكراه هنا هو الاكراه من البداية اى ان الشخص يكون على ديانة ما ثم يجبر تحت تهديد او وعيد او اغراء ما على الدخول فى الاسلام كما أن هذه الآية جاءت ردا على من يزعمون ان الاسلام قد انتشر بالسيف أو عن طريق الحروب لأن الله يعلم وعلمه أزلىي أن هناك من سيقول بهذه الفرية ضد الاسلام.

وتابع : »أما اذا دخل الانسان فى الاسلام برغبته وخرج منه بعد ذالك، فهو يعتبر مفسدا في الارض وأن نيته لم تكن خالصة للاسلام وانه يبتغي من هذا الدخول فى الاسلام ثم العودة الى ما كان عليه قبل الدخول هو الطعن فى الدين وتفريق الجماعة الاسلامية لذلك كانت حكمة التشريع من حكم الردة ، ولهذا الحكم أحكام مترتبة عليه اختلف العلماء حولها فهناك من يأخذ بلفظ الحديث صراحة من ارتد عن دينه يقتل وهناك من يقول أنه يستتاب لمدة ثلاثة ايام يوضح له خلالها تعاليم الاسلام فان عاد لا يطبق عليه الحد وان استمر على ارتداده يقتل وهناك رأى ثالث أن هذا المرتد يستتاب لمدى الحياة ولكن هذا الرأى مازال محل بحث فى مجمع البحوث الاسلامية « .
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مجمع البحوث يرفض

من جهة اخرى كشفت مصادر بمجمع البحوث الاسلامية عن رفض الدكتور محمد سيد طنطاوى مناقشة هذا الرأي فى جلسة المجمع الاخيرة قطعا لاثارة الجدل مرة اخرى حول قضية الردة خاصة بعد ما أثير فيها من جدل.

وقال حسام بهجت مدير المبادرة المصرية للحقوق الشخصية تعليقا على الحم القضائى الأخير « من المؤسف أن المحكمة قررت من تلقاء نفسها أن « تغيير المواطن لمعتقداته الديينية يعد تلاعبا بالاسلام وهو توصيف أخلاقى أكثر من كونه قانونيا ».

وتابع « إن الحكم يشكل تغيرا فى موقف المحكمة ذاتها والتى أصدرت ما لا يقل عن 22 حكما معاكسا فى الفترة من أبريل 2004 وحتى تقاعد الرئيس السابق للمحكمة المستشار فاروق عبد القادر فى سبتمبر 2006، جاء فيها جميعا أن تعسف جهة الادارة فى اثبات عودة المواطنين الى المسيحية يعد تدخلا لا مبرر له من جانبها ويشكل اجبارا للمدعين على اختيار عقيدة ودين معين وهو ليس راغبا فيه

 

 

La vierge et le mufti

par PAR FAWZIA ZOUARI
Ça y est, j’ai trouvé le thème de mon prochain bouquin. Je l’intitulerai Les Fatwas ridicules. J’en ai déjà engrangé beaucoup, de fatwas, mais la dernière, relevée dans une dépêche de l’AFP, vaut son pesant de cacahouètes : un certain Ali Jomaa, grand mufti d’Égypte – ce pays qu’on appelle « la Mère du monde » et qui risque d’être rebaptisé « la Mère de la bêtise » par la faute de ses oulémas -, a déclaré ceci : « La religion musulmane appelle à la pudeur. Si une fille a perdu sa virginité et se fait recoudre, l’islam l’autorise»

De prime abord, la nouvelle est sympathique. Pour une fois qu’un religieux se montre accommodant avec les femmes et pousse la gentillesse jusqu’à pardonner à celles qui ont beaucoup… couché. Il se fait même leur allié, suggérant qu’elles n’en disent rien à la gent masculine. Vous conviendrez, toutefois, qu’une telle démarche n’est pas très catholique. Ce n’est guère décent de faire du sexe des croyantes une affaire publique, évoquée devant les écrans du monde entier, pour une religion qui s’est évertuée, jusque-là, à le dissimuler, hchouma !

La pudeur d’une dame se mesurerait au nombre de vérités cachées à son conjoint ? Moi, je dirais que ce n’est pas de la pudeur, mais de la tromperie. C’est concevoir le mariage comme un marché de dupes et fonder la vie conjugale sur un gros canular. Sans compter le profil de l’homme musulman que vous nous dressez, père Jomaa : un semi-idiot, fier d’être berné : « Tu sais, chérie, mens si tu veux, batifole avec autant d’amants que tu le désires, mais ne m’en dis rien le jour où je te passerai la bague au doigt. Je te l’avoue, je suis aussi obsédé par la virginité que d’autres le sont par la vérité. Je tiens aux gages de ta vertu, fût-elle virtuelle ! »

Il y a de quoi conclure à la schizophrénie, non ? Celle de sociétés musulmanes dont le talent consiste moins à chercher la vérité que les moyens d’accepter le mensonge et dont le plus courant des adages recommande sans détours : « Idha assaytoum fa-statirou », si vous pêchez, faites-le en secret. Sauf qu’on a le droit de récuser cet adage. Oui, père Jomaa, admettez qu’on puisse refuser de mentir au nom d’une fausse pudeur, de refaire de fausses membranes et passer de fausses nuits de noces, car cela voudrait dire que vous êtes en train de nous fabriquer une fausse religion.

La fatwa a provoqué un tollé. La réplique la plus vive a été celle de Nahed al-Mala, théologienne de son état, qui soutient que la fille qui se fait recoudre l’hymen « commet un acte diabolique ». Ce qui donne lieu à un rebondissement inespéré pour mon futur bouquin. Lequel s’achèvera, je pense, par ce paragraphe : « Voyez donc comment les musulmans passent leur temps ! À parler des règles des femmes et de leur hymen. Pendant que le monde évolue, que leurs jeunes se font kamikazes, que leurs pays tombent dans les mains de forces étrangères, que leurs régimes les musellent. Allez-y encore, mes chers coreligionnaires, vous qui croyez que seuls les hymens des femmes vous referont une virginité ! »
www.jeuneafrique.com

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