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POUR EN FINIR AVEC L’EXPRESSION « ISLAMISTE » ! Mérah, Nemmouche …et les autres !

Mehdi Nemmouche, principal suspect de la tuerie de Bruxelles, avait  été abandonné par son père à l’âge de trois ans et a passé son enfance et son adolescence ballotté de foyers en familles d’accueil. Il n’a jamais connu d’autorité paternelle  et sa première condamnation, pour vol avec violence, date de ses 19 ans. Avant d’être accusé d’assassinat, il avait passé plusieurs années en détention, connu plusieurs prisons françaises et c’est en prison qu’il a rencontré la religion. Il ne parle pas arabe et n’avait aucune pratique islamique avant ses vingt ans…
Mohamed Merah aussi avait été abandonné par son père, à 5 ans, après le divorce de ses parents. Le père avait été interpellé pour trafic de cocaïne, et c’est la mère, qui assurera, seule, l’éducation et la survie des enfants. Merah bascule entre la délinquance et l’oisiveté et, avant même sa majorité, il a dans son casier judiciaire 18 faits de violence. Comme Nemmouche, c’est en prison qu’il fait la découverte du Coran et qu’il s’est initié à la pratique religieuse. Si on le connait  surtout  pour sa descente sanglante dans une école juive, il est rare en revanche qu’on souligne qu’avant ce forfait, il avait  assassiné, de sang froid et en connaissance de cause, trois militaires français qui, pour leur malheur, étaient tous les trois d’origine maghrébine. Il n’en voulait donc pas qu’aux Juifs …
Abubakr Shekan, dont le mouvement, Boko Haram, signe de monstrueux massacres de musulmans, principalement, à travers le Nigéria, s’abrite plus souvent derrière des gris-gris que derrière la parole de Dieu.
Il est, nous dit-on, si souvent perdu dans les brumes de l’alcool, qu’il croit encore que l’Angleterre est toujours sous l’autorité de Margareth Thatcher.
 Les milices des Signataires par le Sang de Mokhtar Bel Mokhtar qui ont écumé le nord du Mali, exécuté ou assassiné des populations islamisées depuis des siècles, se sont enrichies et armées par des moyens prohibés par l’Islam : la prise d’otages, le trafic de stupéfiants…
Eliminer l’espace et le temps…
Qu’y a-t-il de commun entre Merah, Nemmouche, les terroristes du nord-est du Nigéria et du Sahel malien ? Le mal-vivre ? Un combat politique dévoyé et devenu pervers ? Un penchant criminel irrépressible ? Une folie meurtrière ? Nenni ! Rien de tout cela ! Ce qu’ils ont en commun c’est qu’ils sont tous des « islamistes », c’est en tout cas ce que clament les médias occidentaux et nous, comme les moutons de Panurge, nous les suivons et empruntons la même expression. Pourtant Nemmouche né aux confins de la Belgique, Mérah qui n’était presque jamais sorti du pays toulousain, le chef kanouri issu des savanes nigérianes et les rebelles arabes ou touaregs du Sahara appartiennent à des régions et à des cultures différentes, ils ne partagent même pas la même conception ni la même intimité de l’Islam  ! Qu’importe, car, comme l’avait écrit le palestino-américain Edward Said, « quand on parle de l’islam, on élimine plus ou moins  automatiquement l’espace et le temps. » Qu’importe car pour l’Occident tous les problèmes du monde musulman ne s’expliquent que par l’Islam !
Mais si Merah et les autres sont musulmans, ils ne sont pas appelés « islamiques », comme on le dit pour qualifier la culture, les arts, voire la finance. Eux sont « islamistes » et la nuance est importante. L’Islam est en effet la seule religion pour laquelle on ait inventé deux termes différents pour désigner ceux qui se revendiquent de sa mouvance, selon la nature de leur engagement et si l’on pourfend l’intégrisme religieux, on ne voit que l’intégrisme musulman. Il existe pourtant des mouvements extrémistes chrétiens ou juifs mais aucun d’entre eux n’est désigné sous les noms de « christianistes » ou « juifistes » pour les distinguer des pratiquants « orthodoxes ». On les désigne tout simplement sous le terme de « sectes » sans jamais insister sur  leurs fondements religieux, à peine reconnait-on les « sectes tueuses » et des sectes plus folkloriques. Ainsi les Chrétiens n’ont pas  à culpabiliser  des dérives de Moon ou des atrocités et des enrôlements d’enfants de l’Armée de Résistance du Seigneur en Ouganda, ou des meurtres ou suicides collectifs du Temple du Peuple (923 morts en Guyana) ou des Davidiens (87 victimes à Waco). A l’inverse, les Musulmans sont sommés de s’excuser pour les attentats commis par Aqmi  ou par quelques loups solitaires! « Chaque fois qu’un attentat est commis en France, observe en substance une Française  « issue de la diversité », je prie pour que l’auteur ne soit pas  musulman »…
Un racisme culturel ?
Le terme « islamiste » serait-il donc « une forme de reconversion du vieil racisme anti-arabe en racisme culturel » ? On a tendance à le croire lorsqu’on entend le directeur du Musée juif de Bruxelles affirmer, alors même que l’identité du coupable n’est pas prouvée, qu’il ne sert à rien  de punir Nemmouche parce qu’il s’agit d’une guerre de civilisation ! En somme la violence serait dans les gènes de l’Islam ! Cela facilite tous les dénigrements et rend  légitime le combat contre une religion jugée  intemporelle et monolithique, permettant, par exemple, au directeur d’un grand magazine français de proclamer, sans fioritures et sans risque, qu’il est « un peu islamophobe » !
Ceux que l’on appelle « islamistes » ne seraient pourtant que  quelques milliers de combattants reniés par 99% des Musulmans. Aucune autorité religieuse musulmane, de Qom à Al Azar, de La Mecque à Fez, aucun chef d’Etat de l’OCI, ne leur ont manifesté un soutien et du reste, l’islam condamne « ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes » (Coran vi, 159). Ils trahissent les principes parmi les plus sacrés de l’Islam et notamment, le respect de la vie humaine  (« Ne tuez point la vie qu’Allah a rendue sacrée », Coran, XVII, 33). Leur connaissance  des idées qu’ils invoquent est superficielle ou erronée : le « djihad » est d’abord un combat intérieur et celui qu’ils mènent est dirigé contre des populations islamisées depuis des siècles ; il n’y a pas une  charia unique, codifiée et celle qu’ils cultivent abime l’héritage musulman. Il ne suffit pas de se revendiquer de l’Islam pour être musulman et, comme le rappelle Al Ghazali, prier et jeuner par ostentation n’est aucunement piété mais espèce d’idolâtrie du Moi. Par son étymologie même, Boko Haram- (qui signifierait  « l’école est illicite »)- est à l’opposé de la Tradition puisque le Prophète (psl,) enseignait qu’il faut aller chercher le savoir jusqu’en Chine !
Pourquoi donc s’évertue–t-on à rattacher à l’Islam des hommes que les Musulmans, dans leur écrasante majorité, ne reconnaissent pas  comme frères en religion ! Plutôt que de stigmatiser toute l’Umma islamique, pourquoi ne pas, solidairement, lutter contre ceux qui ternissent non l’image d’une religion, mais celle de l’homme ? Ceux qui lancent des bombes dans des foules pacifiques, ceux qui violent des femmes et des enfants, ceux qui enlèvent, enchainent et vendent d’innocentes jeunes filles, ceux qui sèment la détresse et la misère au sein de leurs communautés ne méritent pas d’être nommés en référence à l’Islam, même pas par le néologisme contesté d’ « islamistes ». Tous ceux là  ne devraient avoir droit qu’à un nom : celui de salauds !

La première déclaration des Droits de l’Homme est Islamique

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La charte du Manden ou Manden Kalikan est une retranscription d’une déclaration orale, laquelle remonterait au règne du premier souverain Sunjata Keita qui vécut de 1190 à 1255. Elle aurait été solennellement proclamée le jour son intronisation comme empereur du Mali à la fin de l’année 1236. Le texte décrit ci-dessous provient des travaux menés à partir des années 1970 par Wa Kamissoko et Yusuf Tata Cisse, est inscrit en 2009 par l’UNESCO sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité.

Ce texte est  l’une des plus anciennes références concernant les droits fondamentaux. Sa reconnaissance confirmerait sa valeur juridique et sa portée universelle.

 

1. Les chasseurs déclarent :
Toute vie (humaine) est une vie.
Il est vrai qu’une vie apparaît à l’existence avant une autre vie,
Mais une vie n’est pas plus « ancienne », plus respectable qu’une autre vie,
De même qu’une vie n’est pas supérieure à une autre vie.
2. Les chasseurs déclarent :
Toute vie étant une vie,
Tout tort causé à une vie exige réparation.
Par conséquent,
Que nul ne s’en prenne gratuitement à son voisin,
Que nul ne cause du tort à son prochain,
Que nul ne martyrise son semblable.
3. Les chasseurs déclarent :
Que chacun veille sur son prochain,
Que chacun vénère ses géniteurs,
Que chacun éduque comme il se doit ses enfants,
Que chacun « entretienne », pourvoie aux besoins des membres de sa famille.
4. Les chasseurs déclarent :
Que chacun veille sur le pays de ses pères.
Par pays ou patrie, faso,
Il faut entendre aussi et surtout les hommes ;
Car « tout pays, toute terre qui verrait les hommes disparaître de sa surface
Deviendrait aussitôt nostalgique. »
5. Les chasseurs déclarent :
La faim n’est pas une bonne chose,
L’esclavage n’est pas non plus une bonne chose ;
Il n’y a pas pire calamité que ces choses-là,
Dans ce bas monde.
Tant que nous détiendrons le carquois et l’arc,
La faim ne tuera plus personne au Manden,
Si d’aventure la famine venait à sévir ;
La guerre ne détruira plus jamais de village
Pour y prélever des esclaves ;
C’est dire que nul ne placera désormais le mors dans la bouche de son semblable
Pour allez le vendre ;
Personne ne sera non plus battu,
A fortiori mis à mort,
Parce qu’il est fils d’esclave.
6. Les chasseurs déclarent :
L’essence de l’esclavage est éteinte ce jour,
« D’un mur à l’autre », d’une frontière à l’autre du Manden ;
La razzia est bannie à compter de ce jour au Manden ;
Les tourments nés de ces horreurs sont finis à partir de ce jour au Manden.
Quelle épreuve que le tourment !
Surtout lorsque l’opprimé ne dispose d’aucun recours.
L’esclave ne jouit d’aucune considération,
Nulle part dans le monde.
7. Les gens d’autrefois nous disent :
« L’homme en tant qu’individu
Fait d’os et de chair,
De moelle et de nerfs,
De peau recouverte de poils et de cheveux,
Se nourrit d’aliments et de boissons ;
Mais son « âme », son esprit vit de trois choses :
Voir qui il a envie de voir,
Dire ce qu’il a envie de dire
Et faire ce qu’il a envie de faire ;
Si une seule de ces choses venait à manquer à l’âme humaine,
Elle en souffrirait
Et s’étiolerait sûrement. »
En conséquence, les chasseurs déclarent :
Chacun dispose désormais de sa personne,
Chacun est libre de ses actes,
Chacun dispose désormais des fruits de son travail.
Tel est le serment du Manden
A l’adresse des oreilles du monde tout entier. 

Marika El Haki – explique le port du voile dans l’Islam

http://www.dailymotion.com/video/x2ccamb

 

Marika El Haki nous donne la définition du port du voile islamique qui ne correspond pas à l’explication habituelle sur le sujet.

Les Berbères selon Ibn Khaldûn…

« Des talents que la race berbère a déployés, tant dans les temps anciens que de nos jours, et des nobles qualités par lesquelles elle s’est élevée à la puissance et au rang de Nation ».

En traitant de la race berbère, des nombreuses populations dont elle se compose, et de la multitude de tribus et de peuplades dans laquelle elle se divise, nous avons fait mention des victoires qu’elle remporta sur les princes de la terre, et des luttes avec divers empires pendant des siècles, depuis ses guerres en Syrie avec les enfants d’Israël et sa sortie de ce pays pour transporter en Ifrikïa et en Maghreb.

Nous avons raconté les combats quelle livra aux premières armées musulmanes qui envahirent l’Afrique; nous avons signalé les nombreux traits de bravoure qu’elle déploya sous les drapeaux de ses nouveaux alliés, et retracé l’histoire de Dihya-t-el-Kahena, du peuple nombreux et puissant qui obéissait à cette femme, et de l’autorité qu’elle exerça dans l’Auras, depuis les temps qui précèdent immédiatement l’arrivée des vrais croyants jusqu’à sa défaite par les Arabes.

Nous avons mentionné avec quel empressement la tribu de Miknaça se rallia aux musulmans; comment elle se révolta et chercha un asile dans le Maghreb-el-Acsa pour échapper à la vengeance d’Ocba-Ibn-Nafè, et comment les troupes du Khalife Hicham la subjuguèrent plus tard dans le territoire du Maghreb. “Les Berbères, dit Ibn-Abi-Yezid, apostasièrent jusqu’à douze fois, tout en Ifrikïa qu’en Maghreb; chaque fois, ils soutinrent une guerre contre les Musulmans, et ils n’adoptèrent définitivement l’islamisme que sous le gouvernement de Mouça-Ibn-Noceir”; ou quelque temps après, selon un autre récit.

Ayant indiqué les régions du Désert habitées par les Berbères, ainsi que les châteaux, forteresses et villes qu’ils s’étaient bâtis, tels que Sidjilmessa, les bourgades de Taout, de Tîgourarin, de Figuig, de Mozab, de Ouargla, du Righa, du Zab, de Nefzaoua, d’El-Hamma et de Ghadems ; ayant parlé des batailles et des grandes journées dans lesquelles ils étaient distingués ; des empires et royaumes qu’ils avaient fondés ; de leur conduite à l’égard des Arabes Hilaliens, lorsque ceux-ci envahirent l’Ifrikïa au cinquième siècle de l’hégire; de leur procédés envers les Beni-Hammad d’El-Calâ, et de leurs rapport tantôt amicaux, tantôt hostiles ; ayant mentionné les concessions de territoire que les Beni-Bâdin obtinrent des Almohades dans le Maghreb, et raconté les guerres que firent les Beni-Merîn aux successeurs d’Abd-el-Moumen, nous croyons cité une série de faits qui prouvent que les Berbères ont toujours été un peuple puissant, redoutable, brave et nombreux ; un vrai peuple comme tant d’autres dans le monde, tels que les Arabes, les Persans, les Grecs et les Romains.

Telle fut en effet la race Berbère ; mais, étant tombée en décadence, et ayant perdu son esprit national par l’effet du luxe que l’exercice du pouvoir et l’habitude de la domination avaient introduit dans son sein, elle a vu sa population décroitre, son patriotisme disparaitre et son esprit de corps et de tribu s’affaiblir au point que diverses peuplades qui la composent sont maintenant devenues sujets d’autres dynasties et ploient, comme des esclaves, sous le fardeau des impôts.

Pour cette raison, beaucoup de personnes ont eu de la répugnance à se reconnaitre d’origine berbère, et cependant on n’a pas oublié la haute renommée que les Auréba et leur chef Koceila s’acquièrent à l’époque de l’invasion musulmane. On se rappelle aussi la vigoureuse résistance faite par les Zenata, jusqu’au moment où leur chef Ouezmar-Ibn-Soulat fut conduit prisonnier à Médine pour être présenté au khalife Othman-Ibn-Affan. On n’a pas oublié leurs successeurs, les Hoouara et les Sanhadja, et comment les Ketama fondèrent ensuite une dynastie qui subjugua l’Afrique occidentale et orientale, expulsa les Abbacides de ce pays et gagna encore d’autres droits à une juste renommée.

Citons ensuite les vertus qui font honneur à l’homme et qui étaient devenues pour les Berbères une seconde nature ; leur empressement à s’acquérir des qualités louables, la noblesses d’âme qui les porta au premier rang parmi les nations, les actions par lesquelles ils méritèrent les louanges de l’univers, bravoure et promptitude à défendre leurs hôtes et clients, fidèles aux promesses, aux engagements et aux traités, patience dans l’adversité, fermeté dans les grandes afflictions, douceur de caractère, indulgence pour les défauts d’autrui, éloignement pour la vengeance, bonté pour les malheureux, respects pour les vieillards et les hommes dévots, empressement à soulager les infortunés, industrie, hospitalité, charité, magnanimité, haine de l’oppression, valeur déployée contre les empires de la terre, dévouement à la cause de Dieu et de sa religion ; voilà, pour les Berbères, une foule de titres à une haute illustration, titres hérités de leurs pères et dont l’exposition, mise par écrit, aurait pu servir d’exemple aux nations à venir.

Que l’on se rappelle seulement les belles qualités qui portèrent au faîte de la gloire et les élevèrent jusqu’aux hauteurs de la domination, de sorte que le pays entier leur fut soumis et que les ordres rencontrèrent partout une prompte obéissance.

Parmi les plus illustres Berbères de la première race, citons d’abord Bologguîn-Ibn-Zîri le Sanhadjien qui gouverna l’Ifrikïa au nom des Fatemides ; nommons ensuite Mohammed-Ibn-Khazer et son fils El-Kheir, Arouba-Ibn-Youçof-el-Ketami, champion de la cause d’Obeid-Allah-es-Chîi, Youçof-Ibn-Tachefin, roi des Lemtouna du Maghreb, et Abd-el Moumen-Ibn-Ali, grand cheikh des Almohades et disciple de l’imam El-Mehdi.
Parmi les Berbères de la seconde race on voit figurer plusieurs chefs éminents qui, emportés par une noble ambition, réussirent à fonder des empires et à conquérir le Maghreb central et le Maghreb-el-Acsa. D’abord, Yacoub-Ibn-Abd-el-Hack, sultan des Beni-Merîn; puis, Yaghmoracen-Ibn-Zîan, sultan des Ben-Abd-el-Ouad; ensuite, Mohammed-Ibn-Abd-el-Caouï-Ibn-Ouzmar, chef des Beni-Toudjîn. Ajoutons à cette liste le nom de Thabet-Ibn-Mendil, émir des Maghraoua établis sur le Chélif, et celui d’Ouzmar-Ibn-Ibrahim, chef des Beni-Rached ; tous princes contemporains, tous ayant travaillé, selon leurs moyens, pour la prospérité de leur peuple et pour leur propre gloire.

Parmi les chefs berbères voilà ceux qui possédèrent au plus haut degré les brillantes qualités que nous avons énumérées, et qui, tant avant qu’après l’établissement de leur domination, jouirent d’une réputation étendue, réputation qui a été transmise à la postérité par les meilleures autorités d’entre les Berbères et les autres nations, de sorte que le récit de leurs exploits porte tous les caractères d’une authenticité parfaite.

extrait de l’ouvrage de Ibn-Khaldoun, dans Histoire des Berbères et des dynasties de l’Afrique Septentrionale, Tome I, Traduit par Le Baron de Slane et Paul Casanova, Librairie Orientaliste, Paris 1978, pages 198-301

La chute du Califat Ottoman

Ce qui suit est la traduction de la lettre concernant le sionisme écrite en 1911 par le Sultan ottoman,  Abdulhamid Khan au Sheikh Soufi Shadhili, Muhammad Efendi Abu Shamat:

Au nom d’Allah le Compatissant, le Miséricordieux!
Qu’Allah, le Seigneur des mondes, soit loué. Que la paix et les bénédictions soient sur Prophète, le messager du Seigneur du monde. Je m’adresse au sheikh respecté de la tariqa Shazili Mohammad Efendi Abu Shamat, le guérisseur des âmes et l’illumineur des coeurs, l’homme remarquable de son temps. Après les salutations je veux dire que j’ai reçu votre message le 22 mai et je remercie Allah que vous soyez en bonne santé. Mon Seigneur, Allah Tout-Puissant, étant à mon aide, je consacre des jours et des nuits à la récitation des wirds et je vous demande de toujours vous rappeler de moi dans vos prières. Laissez-moi partager avec vous et avec les gens de lucidité et d’esprit, mes soucis dans le respect d’une question très importante:

J’ai quitté le poste du dirigeant du Caliphat seulement à cause des obstacles et des menaces qui provenaient des gens qui se font appeller ‘ les Jeunes Turcs. ‘ Le Parti de l’Unité et du Progrès insiste d’une manière obsédante sur mon accord pour former un état juif national sur la terre sacrée de la Palestine. Mais malgré leur entêtement je l’ai toujours fortement refusé. Vers la fin ils m’ont offert 150 milions de livres anglaises en or, mais de nouveau j’ai refusé et je leur ai dit la chose suivante. ‘ Si vous m’offrez tout l’or du monde en l’ajoutant à vos 150 milions, je ne consentirai pas à vous donner la terre. J’ai servi l’Islam et les gens de Muhammad, paix et bénédictions sur lui, pendant plus de 30 ans et je ne serai pas le nuage de l’histoire Islamique, l’histoire de mes pères et grands-pères, des sultans ottomans et les califes.

Après mon refus définitif, ils ont décidé de m’enlever du pouvoir et après cela ils m’ont dit qu’ils me transporteraient à Salonique et j’ai dû démissionner. Je loue mon bienfaiteur qui ne m’a pas laissé apporter la honte sur l’état ottoman et le monde Islamique. Je veux m’y arrêter. Je loue le Tout-puissant de nouveau et finis ma lettre. J’embrasse vos mains nobles et espère que vous ne refuserez pas mon respect pour vous. Saluez tous nos frères et amis, Oh, mon excellent maître. Pardonnez-moi pour une si longue lettre mais j’ai voulu que vous soyez informés. Paix, bénédictions et miséricorde d’Allah sur vous.

Le Gardien des croyants, Abdulhamid ibn Abdulmajid.
29 Ramadan 1329.
Le 22 septembre 1911

réflexion de Malek Bennabi que tous les musulmans doivent méditer

Une réflexion de Malek Bennabi que tous les musulmans doivent méditer
« La plus grave parmi les paralysies, celle qui détermine dans une certaine mesure les deux autres (sociale et intellectuelle), c’est la paralysie morale.

Son origine est connue : « L’islam est une religion parfaite. Voilà une vérité dont personne ne discute. Malheureusement il en découle dans la conscience post-almohadienne une autre proposition : « Nous sommes musulmans donc nous sommes parfaits ». (…)

C’est ainsi que l’idéal islamique; idéal de vie et de mouvement a sombré dans l’orgueil et particulièrement dans la suffisance du dévot qui croit réaliser la perfection en faisant ses cinq prières quotidiennes sans essayer de s’amender ou de s’améliorer : il est irrémédiablement parfait, Parfait comme la mort et comme le néant.

Tout le mécanisme psychologique du progrès de l’individu et de la société se trouve faussé par cette morne de satisfaction de soi.

Des êtres immobiles dans leur médiocrité et dans leur perfectible imperfection deviennent ainsi l’élite d’une société morale d’une société où la vérité n’a enfanté qu’un nihilisme »

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la découverte de l’amérique par les musulmans avant les ……

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Les Phéniciens, ces grands navigateurs

Les Phéniciens, ces grands navigateurs

Partis de cités-Etats sur la côte libanaise, ils ont essaimé dans tout le monde antique, fondé un empire qui a fait trembler Rome, et auraient même bouclé le premier tour des côtes de l’Afrique. Retour sur un peuple fascinant, à qui nous devons beaucoup plus que nous ne le pensons.
Un navire phénicien gravé sur la face d'un sarcophage, au 2e siècle avant JC - Elie Plus/CC Un navire phénicien gravé sur la face d’un sarcophage, au 2e siècle avant JC – Elie Plus/CC
Leurs villes étaient situées sur ce qui est aujourd’hui le littoral du Liban et de la Syrie. Certaines, comme Tyr et Sidon, existent encore. D’autres ont disparu, comme l’une des plus puissantes d’entre elles, Ougarit, rasée par des envahisseurs au XIIe siècle avant notre ère. Et ce peuple de marchands et de navigateurs a laissé des traces indélébiles dans notre histoire.

Leur nom, « phénicien », viendrait peut-être du grec « phoinix », la « pourpre » tirée du murex, dont ils étaient de grands exportateurs dans tout le monde antique. Mais il pourrait également s’agir d’une déformation grecque du mot égyptien « fenkhu », définissant les « Asiatiques », les habitants du Proche-Orient pour l’Egypte.

A partir du Xe siècle avant J.C., les Phéniciens commencent à se répandre au-delà de la Méditerranée orientale, après avoir établi des bases à Chypre. Ils créent des comptoirs sur la côte nord-africaine, jusqu’en Tunisie et en Algérie, mais aussi en Sicile, à Malte (voir article maltais), en Sardaigne, en Corse et dans le sud de l’Espagne. Peu à peu, la plus importante de ces nouvelles cités, Carthage, éclipse par son rayonnement les villes plus anciennes du Levant. Du IVe au IIe siècle avant J.C., elle devient une grande puissance qui fait trembler la république romaine sur ses fondations au cours des guerres puniques (de Poeni, Phéniciens, en latin), avant d’être détruite en 146 av. J.C.

Marins réputés pour leurs prouesses, les Phénciens étaient des navigateurs recherchés. Quand l’empire perse s’assure la mainmise sur la Phénicie au VIe siècle avant notre ère, ce sont eux qui constituent l’essentiel de sa flotte. Explorateurs, aventuriers, les Phéniciens avaient coutume de franchir les redoutables Colonnes d’Hercule (le détroit de Gibraltar) pour aller commercer jusqu’en Cornouailles, en quête d’étain.

Ils auraient ainsi donc pu atteindre les Açores, même si les preuves restent ténues, et il est attesté qu’ils faisaient escale dans les Canaries. Deux traditions rapportent qu’ils auraient même exploré les côtes de l’Afrique, beaucoup plus au sud. Dans L’Enquête, Hérodote soutient que le pharaon Nékao II, qui régna de -610 à -595, aurait organisé une expédition confiée à des marins phéniciens, à qui il demanda de faire le tour de la « Libye » (l’Afrique) en partant par la « mer Erythrée » (la mer Rouge) puis en passant au nord par les Colonnes d’Hercule. Les Phéniciens auraient mis trois ans à accomplir cet exploit. Même si cela ne paraît pas complètement impossible, Hérodote est la seule source à en faire état qui nous soit parvenue. En revanche, le Périple d’Hannon semble historiquement plus sûr. Hannon, explorateur carthaginois qui devint plus tard le roi de sa ville, se serait lancé dans une expédition vers 500 av. J.C. et aurait ainsi poussé jusqu’au large de l’actuel Cameroun avant de rebrousser chemin. Il relata ensuite ses aventures dans son Récit du voyage du roi des Carthaginois Hannon autour des contrées qui sont au-delà des Colonnes d’Hercule, dont il subsiste une version grecque.

Au XVIIIe et au XIXe siècle, certains auteurs, impressionnés par les voyages bien réels des Phéniciens, ont prétendu qu’ils auraient pu découvrir l’Amérique longtemps avant les Vikings et Christophe Colomb. Une stèle contenant des inscriptions en phénicien aurait même été retrouvée à Paraiba, au Brésil, en 1872, mais beaucoup d’archéologues, contemporains et ultérieurs, ont considéré qu’il s’agissait d’un faux.

Qu’ils aient ou non traversé l’Atlantique, les Phéniciens nous ont fait un autre cadeau, essentiel au développement des civilisations occidentales : notre alphabet. L’alphabet latin, en effet, était au départ calqué sur l’alphabet grec, lequel s’était inspiré de l’alphabet phénicien.

Les arts martiaux chinois musulman

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http://youtu.be/m2py-S8tcng
Les arts martiaux chinois musulmans ont une longue histoire en Chine, plusieurs musulmans ont pratiqué les arts martiaux chinois aux niveaux les plus élevés. Il faut dire que la persécution lors de la dynastie Qing a largement motivé les musulmans chinois à pratiquer les arts martiaux. Les Hui ont commencé et à adapter plusieurs styles de wushu, comme le bajiquan, le piguaquan, le liu he quan et d’autres styles. Cangzhou, dans la province de Hebei était connu pour être un des berceaux des arts martiaux musulmans. Ils se démarquaient nettement des styles turcs pratiqués à Xinjiang. BAJIQUAN Le Bajiquan 八极拳 a été pratiqué au début par Wu Zhong, un musulman Hui du village Meng, à Cangzhou, pendant la dynastie Qing. Selon la tradition, Wu Zhong a été enseigné par un prêtre taoïste, Lai, et son disciple Pi. Il semblerait que le bajiquan et le piguaquan étaient enseignés en même temps, et ne formaient en fait qu’un seul style. Cependant, à la mort de Wu Zhong, sa fille aînée, Wu Rong épousa un homme dans le village de Luotong, toujours dans le comté de Cangzhou. Pour une raison, elle n’y enseigna seulement que le pigua, tandis qu’à Meng, seul le baji était enseigné. Quelques générations plus tard, Li Shuwen reunit les deux arts(1864-1934). Il était surnommé, le dieu de la lance à cause de son extraordinaire habileté avec. Li a eu beaucoup d’élèves connus, comme Huo Diange, son premier disciple, qui fut le garde du corps de Pu Yi, dernier empereur de Qin. Huo diange n’était pas Hui. Le dernier disciple de Li Shuwen, avant sa mort était Liu Yunqiao (1909-1992), à qui il a enseigné les 10 dernières années de sa vie. Liu était déjà très performant en long fist et en mizongquan. Les gardes du corps de Sun Yat Sen, Chiang Kai shek et Mao Zedong étaient des élèves du grand mâitre Liu. Un des disciples de Liu très réputé dans l’ouest est Adam Hsu. Le bajiquan est quelquefois considéré comme un système interne qui se rapproche plus du taijiquan que des shaolin. Bien que le bajiquan ne soit plus réservé aux Huis, il y a encore des huis très renommés dans le domaine, comme Wu Lianzhi, Ma Xianda, Ma Lingda, Ma Mingda et d’autres. Arts martiaux chinois musulmans ZHAQUAN Le Zhaquan 查拳 ou Chaquan est une boxe islamique (shaolin du nord), attribuée à un musulman Zhamir, qui venait de Xinjiang, pendant la dynastie Ming. Très répandue dans toute la Chine, surtout à Shandong et Henan, le zhaquan est un art martial grâcieux, avec des mouvements étendus, beaucoup de figures acrobatiques et aussi beaucoup d’armes. Les styles Shandong sont souvent répartis en 3 familles : zhang, yang et li. QISHIQUAN Le Qishiquan 七士拳 également connu sous le nom de qishiquan (七士拳 les 7 guerriers). Originellement, cette appellation faisait référence aux sept saints de l’islam mais, a muté vers les 7 formes. Cet art a commencé parmi les musulmans à Hénan, et a finalement atteint Shanxi. Comme son nom l’indique, le qishiquan est basé sur sept postures principales, à partir desquels des enchaînements sont créés. Malheureusement, l’art martial s’est raréfié, et peu de personne le pratiquent encore. HUIHUI SHIBA ZHOU Le Huhui Shiba Zhou 回回十八肘 était une discipline tellement secrète, qu’on l’a crue disparue. Mais en 1970, on a retrouve Ju Kui qui connaissait ce style. Il était né en 1886, et était issu d’une famille Hui de Hebei. A l’âge de six ans, il commença à apprendre auprès de Sun Dekui, à Shandong. Il s’est entraîné 17 ans et a appris 19 types d’arts martiaux. A 33 ans, il a voulu encore s’améliorer, et est parti apprendre auprès de Yang Wanlu, un imam de la mosquée de Tong Shou. XINYILIUHEQUAN Le Xinyiliuhequan 心意六合拳 est un art martial qui s’est développé dans la province de Hénan parmi le peule Hui. C’est un des arts martiaux les plus puissants, et vraiment destiné au combat. Pendant longtemps, il a été considéré comme la discipline la plus efficace lors de combats, bien que finalement peu connaissait les méthodes du style. Il y a moins de méthodes dans le Xinyiliuhequan, il y a 10 grandes figues, et quelques prises. Cela ressemble beaucoup à des combats de bras. Pendant deux siècles, cette discipline a été gardée secrète, et n’était transmise qu’à quelques musulmans. Au début du siècle, les Han ont commencé à enseigner, mais aujourd’hui encore, les meilleurs se trouvent dans la communauté Hui, principalement dans la province de Hénan. On dit souvent que cet art martial est composé de deux branhes, le style Lushan, et le style Luoyang, ce dernier étant difficile à trouver en dehors de la communauté Hui. PIGUAQUAN Le Piguaquan 劈掛拳 est également connu sous le nom de Piguazhang 劈掛掌. On raconte que c’est Wu Zhong qui a rendu cet art martial célèbre, un chinois musulman du village de Meng. Wu avait appris cette technique auprès de moins daoïstes, Lai et Pi en 1727. Puis il transmit son savoir à sa fille aînée Wu Rong, considérée comme le maître de la deuxième génération. Quand elle se maria, elle l’apprit aussi à son mari. Mais quand ils l’enseignèrent à leur tour, ils séparèrent la discipline en deux parties, le baji et le pigua. Ils n’enseignèrent donc que le piguaquan à leurs élèves du village de Luo Tong, et le Bajiquan n’était enseigné qu’au village Meng. TANTUI Le Tantui 弹腿 est originaire de Tourfan, et sert souvent d’entrâinement pour le zhaquan. Le tantui a été adapté et modifié pour servir d’entrâinement pour d’autres arts martiaux. Lire plus sur : http://www.chine-informations.com/guide/arts-martiaux-chinois-musulmans_2640.html

La réaction la plus noble face eu racisme et l’islamophobie

Au sujet des récentes attaques à l’encontre de la communauté musulmane et suite aux injures, provocations et manipulations des médias. Quelle doit être notre réaction ? Par Ismail Mounir.Image de prévisualisation YouTube

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