Archives pour la catégorie histoire culture



La chute du Califat Ottoman

Ce qui suit est la traduction de la lettre concernant le sionisme écrite en 1911 par le Sultan ottoman,  Abdulhamid Khan au Sheikh Soufi Shadhili, Muhammad Efendi Abu Shamat:

Au nom d’Allah le Compatissant, le Miséricordieux!
Qu’Allah, le Seigneur des mondes, soit loué. Que la paix et les bénédictions soient sur Prophète, le messager du Seigneur du monde. Je m’adresse au sheikh respecté de la tariqa Shazili Mohammad Efendi Abu Shamat, le guérisseur des âmes et l’illumineur des coeurs, l’homme remarquable de son temps. Après les salutations je veux dire que j’ai reçu votre message le 22 mai et je remercie Allah que vous soyez en bonne santé. Mon Seigneur, Allah Tout-Puissant, étant à mon aide, je consacre des jours et des nuits à la récitation des wirds et je vous demande de toujours vous rappeler de moi dans vos prières. Laissez-moi partager avec vous et avec les gens de lucidité et d’esprit, mes soucis dans le respect d’une question très importante:

J’ai quitté le poste du dirigeant du Caliphat seulement à cause des obstacles et des menaces qui provenaient des gens qui se font appeller ‘ les Jeunes Turcs. ‘ Le Parti de l’Unité et du Progrès insiste d’une manière obsédante sur mon accord pour former un état juif national sur la terre sacrée de la Palestine. Mais malgré leur entêtement je l’ai toujours fortement refusé. Vers la fin ils m’ont offert 150 milions de livres anglaises en or, mais de nouveau j’ai refusé et je leur ai dit la chose suivante. ‘ Si vous m’offrez tout l’or du monde en l’ajoutant à vos 150 milions, je ne consentirai pas à vous donner la terre. J’ai servi l’Islam et les gens de Muhammad, paix et bénédictions sur lui, pendant plus de 30 ans et je ne serai pas le nuage de l’histoire Islamique, l’histoire de mes pères et grands-pères, des sultans ottomans et les califes.

Après mon refus définitif, ils ont décidé de m’enlever du pouvoir et après cela ils m’ont dit qu’ils me transporteraient à Salonique et j’ai dû démissionner. Je loue mon bienfaiteur qui ne m’a pas laissé apporter la honte sur l’état ottoman et le monde Islamique. Je veux m’y arrêter. Je loue le Tout-puissant de nouveau et finis ma lettre. J’embrasse vos mains nobles et espère que vous ne refuserez pas mon respect pour vous. Saluez tous nos frères et amis, Oh, mon excellent maître. Pardonnez-moi pour une si longue lettre mais j’ai voulu que vous soyez informés. Paix, bénédictions et miséricorde d’Allah sur vous.

Le Gardien des croyants, Abdulhamid ibn Abdulmajid.
29 Ramadan 1329.
Le 22 septembre 1911

réflexion de Malek Bennabi que tous les musulmans doivent méditer

Une réflexion de Malek Bennabi que tous les musulmans doivent méditer
« La plus grave parmi les paralysies, celle qui détermine dans une certaine mesure les deux autres (sociale et intellectuelle), c’est la paralysie morale.

Son origine est connue : « L’islam est une religion parfaite. Voilà une vérité dont personne ne discute. Malheureusement il en découle dans la conscience post-almohadienne une autre proposition : « Nous sommes musulmans donc nous sommes parfaits ». (…)

C’est ainsi que l’idéal islamique; idéal de vie et de mouvement a sombré dans l’orgueil et particulièrement dans la suffisance du dévot qui croit réaliser la perfection en faisant ses cinq prières quotidiennes sans essayer de s’amender ou de s’améliorer : il est irrémédiablement parfait, Parfait comme la mort et comme le néant.

Tout le mécanisme psychologique du progrès de l’individu et de la société se trouve faussé par cette morne de satisfaction de soi.

Des êtres immobiles dans leur médiocrité et dans leur perfectible imperfection deviennent ainsi l’élite d’une société morale d’une société où la vérité n’a enfanté qu’un nihilisme »

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la découverte de l’amérique par les musulmans avant les ……

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Les Phéniciens, ces grands navigateurs

Les Phéniciens, ces grands navigateurs

Partis de cités-Etats sur la côte libanaise, ils ont essaimé dans tout le monde antique, fondé un empire qui a fait trembler Rome, et auraient même bouclé le premier tour des côtes de l’Afrique. Retour sur un peuple fascinant, à qui nous devons beaucoup plus que nous ne le pensons.
Un navire phénicien gravé sur la face d'un sarcophage, au 2e siècle avant JC - Elie Plus/CC Un navire phénicien gravé sur la face d’un sarcophage, au 2e siècle avant JC – Elie Plus/CC
Leurs villes étaient situées sur ce qui est aujourd’hui le littoral du Liban et de la Syrie. Certaines, comme Tyr et Sidon, existent encore. D’autres ont disparu, comme l’une des plus puissantes d’entre elles, Ougarit, rasée par des envahisseurs au XIIe siècle avant notre ère. Et ce peuple de marchands et de navigateurs a laissé des traces indélébiles dans notre histoire.

Leur nom, « phénicien », viendrait peut-être du grec « phoinix », la « pourpre » tirée du murex, dont ils étaient de grands exportateurs dans tout le monde antique. Mais il pourrait également s’agir d’une déformation grecque du mot égyptien « fenkhu », définissant les « Asiatiques », les habitants du Proche-Orient pour l’Egypte.

A partir du Xe siècle avant J.C., les Phéniciens commencent à se répandre au-delà de la Méditerranée orientale, après avoir établi des bases à Chypre. Ils créent des comptoirs sur la côte nord-africaine, jusqu’en Tunisie et en Algérie, mais aussi en Sicile, à Malte (voir article maltais), en Sardaigne, en Corse et dans le sud de l’Espagne. Peu à peu, la plus importante de ces nouvelles cités, Carthage, éclipse par son rayonnement les villes plus anciennes du Levant. Du IVe au IIe siècle avant J.C., elle devient une grande puissance qui fait trembler la république romaine sur ses fondations au cours des guerres puniques (de Poeni, Phéniciens, en latin), avant d’être détruite en 146 av. J.C.

Marins réputés pour leurs prouesses, les Phénciens étaient des navigateurs recherchés. Quand l’empire perse s’assure la mainmise sur la Phénicie au VIe siècle avant notre ère, ce sont eux qui constituent l’essentiel de sa flotte. Explorateurs, aventuriers, les Phéniciens avaient coutume de franchir les redoutables Colonnes d’Hercule (le détroit de Gibraltar) pour aller commercer jusqu’en Cornouailles, en quête d’étain.

Ils auraient ainsi donc pu atteindre les Açores, même si les preuves restent ténues, et il est attesté qu’ils faisaient escale dans les Canaries. Deux traditions rapportent qu’ils auraient même exploré les côtes de l’Afrique, beaucoup plus au sud. Dans L’Enquête, Hérodote soutient que le pharaon Nékao II, qui régna de -610 à -595, aurait organisé une expédition confiée à des marins phéniciens, à qui il demanda de faire le tour de la « Libye » (l’Afrique) en partant par la « mer Erythrée » (la mer Rouge) puis en passant au nord par les Colonnes d’Hercule. Les Phéniciens auraient mis trois ans à accomplir cet exploit. Même si cela ne paraît pas complètement impossible, Hérodote est la seule source à en faire état qui nous soit parvenue. En revanche, le Périple d’Hannon semble historiquement plus sûr. Hannon, explorateur carthaginois qui devint plus tard le roi de sa ville, se serait lancé dans une expédition vers 500 av. J.C. et aurait ainsi poussé jusqu’au large de l’actuel Cameroun avant de rebrousser chemin. Il relata ensuite ses aventures dans son Récit du voyage du roi des Carthaginois Hannon autour des contrées qui sont au-delà des Colonnes d’Hercule, dont il subsiste une version grecque.

Au XVIIIe et au XIXe siècle, certains auteurs, impressionnés par les voyages bien réels des Phéniciens, ont prétendu qu’ils auraient pu découvrir l’Amérique longtemps avant les Vikings et Christophe Colomb. Une stèle contenant des inscriptions en phénicien aurait même été retrouvée à Paraiba, au Brésil, en 1872, mais beaucoup d’archéologues, contemporains et ultérieurs, ont considéré qu’il s’agissait d’un faux.

Qu’ils aient ou non traversé l’Atlantique, les Phéniciens nous ont fait un autre cadeau, essentiel au développement des civilisations occidentales : notre alphabet. L’alphabet latin, en effet, était au départ calqué sur l’alphabet grec, lequel s’était inspiré de l’alphabet phénicien.

Les arts martiaux chinois musulman

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http://youtu.be/m2py-S8tcng
Les arts martiaux chinois musulmans ont une longue histoire en Chine, plusieurs musulmans ont pratiqué les arts martiaux chinois aux niveaux les plus élevés. Il faut dire que la persécution lors de la dynastie Qing a largement motivé les musulmans chinois à pratiquer les arts martiaux. Les Hui ont commencé et à adapter plusieurs styles de wushu, comme le bajiquan, le piguaquan, le liu he quan et d’autres styles. Cangzhou, dans la province de Hebei était connu pour être un des berceaux des arts martiaux musulmans. Ils se démarquaient nettement des styles turcs pratiqués à Xinjiang. BAJIQUAN Le Bajiquan 八极拳 a été pratiqué au début par Wu Zhong, un musulman Hui du village Meng, à Cangzhou, pendant la dynastie Qing. Selon la tradition, Wu Zhong a été enseigné par un prêtre taoïste, Lai, et son disciple Pi. Il semblerait que le bajiquan et le piguaquan étaient enseignés en même temps, et ne formaient en fait qu’un seul style. Cependant, à la mort de Wu Zhong, sa fille aînée, Wu Rong épousa un homme dans le village de Luotong, toujours dans le comté de Cangzhou. Pour une raison, elle n’y enseigna seulement que le pigua, tandis qu’à Meng, seul le baji était enseigné. Quelques générations plus tard, Li Shuwen reunit les deux arts(1864-1934). Il était surnommé, le dieu de la lance à cause de son extraordinaire habileté avec. Li a eu beaucoup d’élèves connus, comme Huo Diange, son premier disciple, qui fut le garde du corps de Pu Yi, dernier empereur de Qin. Huo diange n’était pas Hui. Le dernier disciple de Li Shuwen, avant sa mort était Liu Yunqiao (1909-1992), à qui il a enseigné les 10 dernières années de sa vie. Liu était déjà très performant en long fist et en mizongquan. Les gardes du corps de Sun Yat Sen, Chiang Kai shek et Mao Zedong étaient des élèves du grand mâitre Liu. Un des disciples de Liu très réputé dans l’ouest est Adam Hsu. Le bajiquan est quelquefois considéré comme un système interne qui se rapproche plus du taijiquan que des shaolin. Bien que le bajiquan ne soit plus réservé aux Huis, il y a encore des huis très renommés dans le domaine, comme Wu Lianzhi, Ma Xianda, Ma Lingda, Ma Mingda et d’autres. Arts martiaux chinois musulmans ZHAQUAN Le Zhaquan 查拳 ou Chaquan est une boxe islamique (shaolin du nord), attribuée à un musulman Zhamir, qui venait de Xinjiang, pendant la dynastie Ming. Très répandue dans toute la Chine, surtout à Shandong et Henan, le zhaquan est un art martial grâcieux, avec des mouvements étendus, beaucoup de figures acrobatiques et aussi beaucoup d’armes. Les styles Shandong sont souvent répartis en 3 familles : zhang, yang et li. QISHIQUAN Le Qishiquan 七士拳 également connu sous le nom de qishiquan (七士拳 les 7 guerriers). Originellement, cette appellation faisait référence aux sept saints de l’islam mais, a muté vers les 7 formes. Cet art a commencé parmi les musulmans à Hénan, et a finalement atteint Shanxi. Comme son nom l’indique, le qishiquan est basé sur sept postures principales, à partir desquels des enchaînements sont créés. Malheureusement, l’art martial s’est raréfié, et peu de personne le pratiquent encore. HUIHUI SHIBA ZHOU Le Huhui Shiba Zhou 回回十八肘 était une discipline tellement secrète, qu’on l’a crue disparue. Mais en 1970, on a retrouve Ju Kui qui connaissait ce style. Il était né en 1886, et était issu d’une famille Hui de Hebei. A l’âge de six ans, il commença à apprendre auprès de Sun Dekui, à Shandong. Il s’est entraîné 17 ans et a appris 19 types d’arts martiaux. A 33 ans, il a voulu encore s’améliorer, et est parti apprendre auprès de Yang Wanlu, un imam de la mosquée de Tong Shou. XINYILIUHEQUAN Le Xinyiliuhequan 心意六合拳 est un art martial qui s’est développé dans la province de Hénan parmi le peule Hui. C’est un des arts martiaux les plus puissants, et vraiment destiné au combat. Pendant longtemps, il a été considéré comme la discipline la plus efficace lors de combats, bien que finalement peu connaissait les méthodes du style. Il y a moins de méthodes dans le Xinyiliuhequan, il y a 10 grandes figues, et quelques prises. Cela ressemble beaucoup à des combats de bras. Pendant deux siècles, cette discipline a été gardée secrète, et n’était transmise qu’à quelques musulmans. Au début du siècle, les Han ont commencé à enseigner, mais aujourd’hui encore, les meilleurs se trouvent dans la communauté Hui, principalement dans la province de Hénan. On dit souvent que cet art martial est composé de deux branhes, le style Lushan, et le style Luoyang, ce dernier étant difficile à trouver en dehors de la communauté Hui. PIGUAQUAN Le Piguaquan 劈掛拳 est également connu sous le nom de Piguazhang 劈掛掌. On raconte que c’est Wu Zhong qui a rendu cet art martial célèbre, un chinois musulman du village de Meng. Wu avait appris cette technique auprès de moins daoïstes, Lai et Pi en 1727. Puis il transmit son savoir à sa fille aînée Wu Rong, considérée comme le maître de la deuxième génération. Quand elle se maria, elle l’apprit aussi à son mari. Mais quand ils l’enseignèrent à leur tour, ils séparèrent la discipline en deux parties, le baji et le pigua. Ils n’enseignèrent donc que le piguaquan à leurs élèves du village de Luo Tong, et le Bajiquan n’était enseigné qu’au village Meng. TANTUI Le Tantui 弹腿 est originaire de Tourfan, et sert souvent d’entrâinement pour le zhaquan. Le tantui a été adapté et modifié pour servir d’entrâinement pour d’autres arts martiaux. Lire plus sur : http://www.chine-informations.com/guide/arts-martiaux-chinois-musulmans_2640.html

La réaction la plus noble face eu racisme et l’islamophobie

Au sujet des récentes attaques à l’encontre de la communauté musulmane et suite aux injures, provocations et manipulations des médias. Quelle doit être notre réaction ? Par Ismail Mounir.Image de prévisualisation YouTube

La guerre contre l islam menee par l occident Mohamed Talbi

pécialiste de l’histoire de la civilisation islamique classique (1), l’historien tunisien Mohamed Talbi vient de publier un ouvrage portant sur les origines religieuses des contradictions existant entre l’Occident et le monde musulman. Publié en Tunisie, peu de lecteurs vivant en France auront sans doute l’occasion de pouvoir lire cet ouvrage difficilement trouvable dans les librairies de l’hexagone. Pour cette raison, nous avons décidé d’en faire un compte-rendu détaillé qui permettra aux lecteurs français de se faire une idée sur cet ouvrage en attendant qu’il soit distribué en France. En raison de son contenu, nous doutons fort que cela arrive avant longtemps.

En effet, dans son ouvrage, Mohamed Talbi ne respecte pas la « règle » implicitement instituée du « dialogue » voulant, qu’en France, un Arabe ou un musulman ne prenne la parole ou la plume publiquement que pour s’excuser et se renier. L’ouvrage de Mohamed Talbi étant aux antipodes de cette posture, il y a fort à parier que la conjuration du silence l’entoure malgré la notoriété de son auteur

Dans son étude, Mohamed Talbi recherche les origines religieuses de la violence exercée par l’Occident contre le monde musulman en remontant aux textes bibliques et à l’histoire longue du judaïsme et du christianisme. Mais plus qu’un livre d’histoire religieuse, l’ouvrage de Mohamed Talbi est avant tout une œuvre de combat écrite dans un monde en guerre. « Cet ouvrage, écrit-il, s’inscrit donc dans une longue tradition de constante confrontation, qui avait souvent dégénéré en affrontements armés » (2). La confrontation, Mohamed Talbi entend la mener sans concession contre « ceux qui envahissent nos terres, tuent nos femmes et nos enfants, nous méprisent, nous haïssent et nous avilissent » (3).

L’affrontement repose sur l’aversion que l’Occident a développée envers l’islam depuis sa naissance au VIIème siècle. Hormis quelques exceptions, écrit Mohamed Talbi, « tout ce qu’écrit le Judéo-Christiano-Orientalisme, auquel il faut ajouter aujourd’hui le Désislamisme, coule nécessairement de la même source : la haine pour l’imposteur et abominable Mahomet, et pour son abject Alcoran, livre de violence et de malfaisance ». Cette thèse n’étant en rien scientifique, elle s’explique par « la haine pour l’abominable Mahomet, sur lequel la pseudo science de nos contradicteurs a jeté toutes les ordures de la terre » (4). De plus, l’hostilité occidentale envers l’islam est renforcée par le fait que la religion du Prophète est la seule force morale qui a permis aux peuples de la rive sud de la Méditerranée, de s’opposer victorieusement à l’Occident depuis environ 2500 ans. Les considérations théologiques et la résistance politique et militaire construite à partir de l’islam expliquent l’hostilité de l’Occident envers la religion musulmane (5).

En raison de l’aversion qui anime l’Occident, Mohamed Talbi ne cherche pas à le convaincre mais à « avertir notre Umma pour qu’elle comprenne l’histoire, dont l’actualité n’est que le prolongement, et pour qu’elle réagisse en conséquence » (6). L’historien appelle à cette réaction car « on ne respecte que ceux qui se font respecter. Nos peuples ne se feront respecter que par leur jihâd, leur effort de libération des puissances du Mal » (7). Dans cette perspective, Mohamed Talbi rappelle l’histoire et confronte les grands textes religieux – la Bible et le Coran – en appliquant les méthodologies propres à sa discipline de formation et en refusant les interprétations orientalistes.

S’il s’adresse à un public spécifique, Mohamed Talbi assume sa subjectivité en se présentant comme un homme parlant depuis un espace déterminé : le Maghreb qui a été victime de la colonisation française agissant au nom des valeurs civilisatrices de l’Occident. Cependant, l’historien affirme qu’aujourd’hui, c’est Gaza qui est « en première ligne » (8) pour affronter l’Occident en mission civilisatrice. En raison de cela, il a intitulé son ouvrage Gaza bien qu’il ne porte pas spécifiquement sur ce territoire de Palestine.

Selon Mohamed Talbi, cette mission civilisatrice n’est que la continuité de la mission sacrée proclamée par le Saint-Esprit au Concile de 680, qui visait à éradiquer l’islam, dont le Prophète fut considéré comme l’Anti et l’Antéchrist. Le Prophète Mohammed était décrit comme un apôtre de la violence. Malgré le temps, ce Concile n’est pas caduc car aucun concile ne peut contredire un autre concile. Tout concile dit la Vérité Absolue sous la garantie du Saint-Esprit.

 

Il est donc vain d’attendre que le christianisme change d’attitude envers l’islam. Récemment encore, une fervente chrétienne, « spécialiste » de l’islam, a publié un réquisitoire contre le Prophète, dont toute l’action ne serait que violence et haine, directement inspiré du Concile de 680 dans la revue catholique La Nef (9). L’Occident n’abandonnera pas sa mission de lutte contre l’islam car elle est profondément enracinée dans son anthropologie culturelle qui puise directement sa source dans la Bible, « Ancien » et « Nouveau » Testament. Ainsi, « toutes les guerres de l’Occident judéo-chrétien contre l’Islam, si elles sont politiques, sont toutes à infrastructure religieuse sous-jacente, structurante et motivante » (10).

Après les indépendances politiques des pays musulmans colonisés, le christianisme a reformulé sa politique dans le sens du « dialogue », notamment l’Église catholique après le Concile de Vatican II en 1964. Cela n’est qu’un leurre pour Mohamed Talbi : « ses missionnaires ne firent que changer leurs fusils d’épaule » (11). Le dialogue n’était qu’une « nouvelle tactique » car « les Églises n’avaient pas changé de stratégie et de but. Elles avaient seulement changé de tactique. Le but est le même : l’Islam est un Mal en Soi ; il doit disparaître [...]. Son livre, Alcoran, est un Appel à la Violence perpétuelle et au terrorisme » (12

Ce fond anthropologique qui détermine la politique occidentale, fait que le monde musulman ne doit rien attendre d’un dirigeant occidental se présentant comme un homme de « dialogue » à l’instar de Barak Obama. Bien plus, il doit rester sur ses gardes car « l’américain se croit missionné pour lutter contre le Mal. Il a une mentalité de croisé fortement imprégné de culture biblique » (13). Cette culture biblique qui qualifie Ismaël, l’ancêtre des Arabes, « d’âme sauvage » contre qui « la main de tous » (14) est dirigée, est à la base de l’aversion des Etats-Unis pour le monde arabo-islamique qui incarne le Mal de par son origine même. Elle est aussi au fondement du génocide des Amérindiens et de la réduction en esclavage des Africains et de leurs descendants. Pour Mohamed Talbi, « la culture belliqueuse et inhumaine de l’Amérique est dans son histoire et sa religion;
 

 

Un Coran vieux de près de 13 siècles

Un vieux manuscrit du Coran a été découvert récemment dans la province du Gansu, dans le nord-ouest de la Chine.

Selon le style de la couverture, les techniques d’illustration, la calligraphie et le papier utilisé, on estime qu’il daterait du 8e au 9e siècle. Ce serait l’un des plus vieux manuscrits du Coran au monde.

Images:

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source: http://french.peopledaily.com.cn/Culture/7238240.html
peopledaily est un organe officiel du parti communiste chinois.

Rappel:

L’histoire musulmane en Chine est des plus anciennes, remontant aux alentours de 650, lorsque Sa`d ibn Abi Waqqas fut envoyé comme représentant auprès de l’empereur Tang Gaozong, durant le règne du calife Othmân ibn Affân, moins de 30 ans après le décès du prophète saws.

L’empereur Tang Gaozong, qui les reçoit ordonne la construction de la mosquée de Huaisheng à Canton.

Suite:

Wikipedia (Links)

Islam_en_Chine Islam_en_Chine

 

je m’attendais à voir des omoplates de chameaux comme support….

Gazi HAdj Ahmed Bey

 

hommage à Gazi HAdj Ahmed Bey!

1- Naissance et jeunesse

Ahmed Bey est le fils de Mohammed Chérif qui a occupé le poste de lieutenant (khalifa) du bey Hassen et le petit-fils d’Ahmed el Kolli, qui gouverna le beylik (province)de l’Est durant 16 ans.
Sa mère, El Hadja Chérifa, algérienne de souche est issue de la famille Ben Ghana, l’un des plus importants chefs religieux arabes du Sahara, matériellement et moralement. Pour cela, Ahmed Bey est classé parmi les kouroughlis (enfants nés des unions mixtes)
Il naquit vers 1789 à Constantine et fut désigné du nom de sa mère, à savoir El Hadj Ahmed fils d’El Hadja Chérifa.
Il grandit orphelin de père mort prématurément, étranglé. Sa mère fut ainsi contrainte, dans des conditions difficiles, de s’enfuir avec lui de Constantine vers le Sahara, loin des complots, de crainte qu’il ne subisse le même sort que son père.
Auprès de ses oncles maternels dans les Zibans, Ahmed Bey bénéficia de toute la protection nécessaire et reçut une éducation parfaite.
Durant son enfance, il apprit le Coran et les règles de la grammaire arabe, ce qui lui conféra une certaine éloquence et consolida sa formation et en outre, il acquit les qualités de générosité, hospitalité, vertus distinctives des gens du Sahara.
Il apprit à monter à cheval et s’entraîna aux arts de combat, devenant ainsi un cavalier émérite et un modèle pour ses congénères.
Son amour grandissant pour la sainte religion transparaît dans certains des écrits et poèmes qui lui furent attribués, notamment après qu’il ait accompli, à l’âge de douze ans, le pèlerinage à la Mecque. Dès lors, il se vit attribuer le titre de Hadj Ahmed. Son séjour en Egypte lui permit d’acquérir les connaissances et l’expérience qui modelèrent la plupart de ses positions.

2- Postes administratifs occupés

Il occupa la fonction de caïd (guide ou chef) des tribus des Aouassi – (terme servant à désigner les tribus habitant la région de Aïn Beïda et ses environs). Quant au titre de caïd, il correspond en fait à une fonction gouvernementale conférée seulement à ceux qui jouissent de la confiance des notabilités de la société et lui fut attribué parce qu’il bénéficiait du grade d’officier supérieur au Palais.
Il fut chargé de la surveillance de la partie Est du territoire de Constantine, ce qui lui conférait le droit de diriger une troupe militaire composée de 300 cavaliers, assisté en cela de quatre adjoints désignés par le Bey, à savoir le chaouch (huissier), le khodja (secrétaire), le moukahlahji (le chargé de l’armement) et le serradj (chargé de la sellerie).
Après avoir quitté ce poste pendant une certaine période, il fut rappelé par Naâmane Bey qui le nomma une deuxième fois caïd des Aouassi compte tenu de son expérience en la matière.
Lors de son séjour en Egypte, Ahmed Bey rencontra Mohamed Ali, gouverneur d’Egypte et prit connaissance de ses réalisations, notamment dans le domaine militaire. Il fit la également la connaissance de ses enfants Ibrahim Pacha, Tossoun et Abbès.
- El Hadj Ahmed fut promu au poste de khalifa (lieutenant) sous l’autorité du bey Ahmed le Mamelouk et put conserver ce poste jusqu’à l’émergence du conflit qui l’opposa au bey Ibrahim, gouverneur du beylik de l’Est algérien entre 1820-1821, et lui valut d’être demis de ses fonctions.
Craignant les complots et l’assassinat, il quitta Constantine pour Alger d’autant que c’est Ibrahim qui avait monté un complot contre Ahmed Bey l’accusant de manigance avec le bey de Tunis contre Alger. Toutefois, le Dey Hussein qui avait découvert la vérité, ordonna la mort d’Ibrahim Bey en 1821.
El Hadj Ahmed demeura à Alger puis fut éloigné à Miliana et de là, vers Blida où il vécut le séisme qui avait détruit la ville le 2 mars 1825, au cours duquel il joua un rôle important dans l’opération de sauvetage au point de susciter l’admiration de l’agha Yahia, commandant de l’armée -pour ses nobles qualités dont il fit part au Dey Hussein.

3- Sa désignation à la tête du beylik de l’Est algérien

Sur intervention de l’agha Yahia, il fut désigné par le Dey Hussein en tant que Bey à la tête du beylik de l’Est en 1826. Durant son mandat, Constantine connut une grande stabilité depuis son investiture jusqu’en 1837, date de la chute de la ville.
Il réussit à unifier les grandes tribus les plus puissantes du territoire Est, par le biais d’alliances matrimoniales. Il épousa personnellement la fille de Boumezrag, bey du Titteri ainsi que la fille de Hadj Abdesslam el Mokrani, de même qu’il encouragea fortement les alliances entre les chefs de tribus par le biais du mariage. Ce qui lui attira les Ouled Mokrane (Majana), les Ouled Azzedinne (Zwagha) et les Ouled Achour (Ferdjioua) etc…
El Hadj Ahmed Bey démontra ses compétences militaires et politiques et même s’il croyait en l’allégeance spirituelle à la Porte Sublime, il n’envisagea nullement l’indépendance à son égard. Mais cela n’empêcha en rien sa loyauté envers son pays l’Algérie. Ni les conditions induites par la situation en Algérie après la conquête, ni les tentations ni les propositions présentées par la France pour l’attirer n’entamèrent sa détermination. Il demeura fidèle même après la chute de Constantine puisqu’il préféra se déplacer entre le désert, les vallées et les oueds, incitant les tribus à la résistance jusqu’à ce que ses capacités physiques le trahissent et qu’il se rende le 5 juin 1848. Il fut assigné à résidence à Alger jusqu’à sa mort en 1850.
Il est enterré dans le mausolée de Sidi Abderrahmane At-Thaâlibi à Alger.

Ahmed Bey reste un grand résistant. il a résisté avec courage et honneur aux troupes d’invasion française, en défendant Constantine jusqu’au bout!

Jugurtha

l'un des premiers grands algériens: Jugurtha(yughurtha)

De tous les rois berbères de l’époque ancienne, c’était la personnalité la plus prestigieuse. Jugurtha marqua dans l’histoire de la Berbérie la suprême tentative d’un « Aguellid » berbère pour reprendre l’œuvre de Massinissa : assurer l’unité, l’indépendance du monde berbère et s’opposer aux envahisseurs étrangers. Sa guerre a été une guerre pour la liberté. Grâce à une énergie indomptable et une intelligence très vive, à un sens poussé de la stratégie, digne des meilleurs généraux de l’histoire, il mena contre l’occupant romain pendant plus de dix années une lutte à mort.
On disait qu’il était beau, ardent, habile à utiliser les faiblesses de ses adversaires. Il était brave et jouissait d’une force physique à toute épreuve. Il excellait dans les exercices physiques, montait à cheval, lançait le javelot, était le premier à la course, le meilleur à la chasse. Ce qui confirme bien son nom « Yugurten » ; le plus grand, le plus fort d’entre eux.

Jugurtha était le petit-neveu de Massinissa. Son père était Mastanabal. A la mort de celui-ci, son oncle Micipsa, qui était l’Aguellid de la Berbérie, l’avait recueilli et l’avait adopté. Il l’envoya combattre en Espagne, aux côtés des Romains, où Jugurtha se révéla un grand chef militaire. Micipsa légua son royaume à ses deux fils Adherbal et Hiempsal ainsi qu’a Jugurtha. Mais les trois cousins ne purent s’entendre pour se répartir le pouvoir. Ils décidèrent de se partager les trésors du royaume et de délimiter le territoire qui serait attribué à chacun d’eux. La division de la Berbérie en trois ne pouvait convenir à Jugurtha alors qu’elle faisait l’affaire de Rome. Il fit tuer Hiempsal et vainquit quatre ans plus tard Adherbal qu’il pourchassa jusque dans Cirta. Là, Jugurtha massacra tous les Italiens qui avaient pris les armes. Une riposte de Rome devenait inévitable. Des troupes furent acheminées en Berbérie mais subirent d’énormes pertes. Les Romains étaient humiliés.
Jugurtha remportait ses victoires grâce à une guerre d’usure, de résistance et de harcèlement contre ses adversaires. Il inaugura la guérilla. Jugurtha savait épier l’ennemi, faire le vide autour de lui et l’attaquer là où il ne s’y attendait pas. Les grandes batailles ne l’effrayaient pas. Mieux, il les faisait au moment et au lieu choisis par lui. Les Berbères procédaient par attaques successives ; des cavaliers et des fantassins (guerriers combattant à pied) se précipitaient sur l’ennemi en lançant sur lui leurs javelots. Si l’ennemi tient, on recommence jusqu’à ce qu’il soit rompu. Si par malheur il résiste, les Berbères se retirent rapidement pour réapparaître en d’autres lieux le plus souvent accidentés, sans laisser de repos à l’ennemi, se montrant, disparaissant, menaçant, harcelant. C’était là l’essentiel de la tactique militaire berbère.
La guerre faisait rage. Mettelus, le chef des Romains ne pouvait vaincre Jugurtha. Il fut remplacé par Marius. Jugurtha et Bocchus (son beau-père) marchèrent sur Cirta. Marius attaqua par surprise Gafsa (en Tunisie), la brûla et massacra tous les habitants adultes et les autres furent vendus comme esclaves. Une autre bataille près de Cirta fut défavorable à Jugurtha. Démoralisé, Bocchus prit contact avec les Romains qui lui promirent leur amitié. En échange, il doit leur livrer Jugurtha. Bocchus hésita, ne voulant pas encourir l’indignation des Berbères qui avaient beaucoup d’affection pour Jugurtha. Bocchus opta finalement pour la trahison. Il attira Jugurtha dans un guet-apens (piège) et le livra aux Romains.

Le 1er janvier 104 (avant J. C.), Marius emmena Jugurtha à Rome et célébra son triomphe en offrant aux Romains lors d’un défilé le spectacle incroyable de Jugurtha chargé de chaînes. Enfermé dans un cachot souterrain, les historiens nous rapportent que ses gardiens lui coupèrent les oreilles pour enlever les boucles d’oreilles en or qui y étaient attachées. Jugurtha lutta six jours contre la faim et mourut dans des souffrances atroces. Le traître Bocchus reçut le titre d’allié ami du peuple romain et le tiers occidental de la Berbérie. Jugurtha avait payé de sa vie son amour de la liberté et de l’indépendance. Son nom devait rester pour les Algériens le symbole de la résistance à l’étranger

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