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Le corps au regard de l’islam

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Le corps au regard de l’islam

 

 

Nombreux sont les clichés sur la place du corps en islam. Tantôt il est tout de volupté et l’on en jouit sans entraves, tantôt il est prisonnier d’un carcan qui le condamne à la morosité et à la frustration. Qu’en est-il ? Retour sur l’histoire de ce corps.

Il n’était ni d’une grandeur excessive ni d’une petitesse ramassée mais d’une taille moyenne. Ses cheveux n’étaient ni très crépus, ni droits, mais longs et ondulés. Son visage n’était pas trop gros ni ses joues trop gonflées. Sa peau était blanche, teintée de rose. Ses yeux étaient très noirs et ses cils longs. Ses membres et sa carrure étaient forts. Il avait de longs poils sur la poitrine mais courts sur les mains et les pieds. Quand il marchait, il hâtait le pas, comme s’il descendait une côte. Quand il se retournait, c’était de tout son corps. Il portait entre les épaules le sceau de la prophétie, lui qui était le Sceau des prophètes… ». Tel apparaît le Prophète Mohammed aux yeux de Ali, son gendre et cousin. Anas b. Mâlik, jeune serviteur du Messager d’Allah, en donne une image presque semblable. Du reste comme le rappelle l’islamologue Denis Gril, tous les recueils de hadiths comportent un chapitre consacré à la description physique du Prophète (sifat al-nabî), constituant ainsi une sorte de vulgate en la matière. Le Coran, en revanche, reste muet sur le sujet. Seul son cœur qui fut le réceptacle de la Révélation y est évoqué : « L’esprit fidèle l’a fait descendre sur ton cœur pour que tu sois de ceux qui avertissent » (Sourate des Poètes).

Le corps du Prophète
A lire les descriptions de ceux qui, dans la Tradition musulmane, affirment n’avoir « jamais vu, ni avant lui ni après, quelqu’un comme lui », on est frappé par le caractère d’exception de ce corps, défini par le juste milieu et l’absence de traits marqués à l’excès. Ils sont nombreux aussi à rapporter que le Prophète avait un souci particulier de son corps. L’un de ses compagnons, Jâbir b. Abdallâh, témoigne qu’il dégageait un parfum de musc, si bien qu’on pouvait suivre sa trace grâce aux effluves qu’il laissait sur son passage. Mieux : à en croire Aïcha, son épouse favorite, toutes ses sécrétions exhalaient cette senteur musquée. Denis Gril souligne que la relation du prophète Mohammed avec ses épouses a valorisé les soins du corps et l’union conjugale : « Dans ce domaine comme dans d’autres, le corps du Prophète apparaît comme hors du commun. Une tradition rapporte qu’il avait reçu la puissance sexuelle de quarante hommes et qu’il faisait le tour de ses femmes en une nuit ». Autant de qualités qui, comme il est dit dans le Coran, font de l’Envoyé de Dieu « l’exemple par excellence » pour les croyants, sur le plan moral et physique. Dès lors se dessine, pour le musulman, un idéal à atteindre et se met en place une forme d’imitation du Prophète. Imitation difficile à réaliser même si l’on peut s’en approcher, car le Prophète est au commun des mortels ce que la langue du Coran est à l’arabe profane, à savoir inimitable. Toujours est-il que « le modèle prophétique détermine les justes attitudes du bon musulman sunnite en toute occasion, et toute une étiquette inspirée de la Sunna a modelé depuis des siècles le rapport des musulmans au corps » ainsi que l’écrit Catherine Mayer-Jaouen.
En effet, théologiens et juristes (fouqahâ), à quelque école qu’ils appartiennent, vont s’employer à interpréter les hadiths et à définir à partir de là une « politique du corps » pour les actes religieux comme pour ceux de la vie quotidienne. Il en est résulté une abondante production théologico-juridique qui traite du corps et de ses usages. Cette production fixe avec minutie des normes concernant le pur et l’impur, le licite et l’illicite, tout particulièrement en ce qui touche à la sexualité. Certaines de ces normes sont demeurées intangibles : il n’est que de citer celles, éminemment corporelles, qui règlementent les ablutions (petites et grandes), la prière avec sa gestuelle très codée, la circumambulation du pèlerinage à La Mecque (tawâf), le jeûne de Ramadan ou encore la circoncision, laquelle est plus une tradition qu’un impératif religieux. D’autres normes seront plus ou moins suivies à la lettre mais elles se maintiendront en dépit de pratiques sociales diverses et variées. C’est le cas de celles qui s’appliquent au corps comme objet de désir et de plaisir. Sur ce point, l’exigence normative des juristes coexistera jusqu’au XIXème siècle avec une littérature- et dans l’islam indien et iranien, une peinture – exaltant le corps et les délices de la chair. Paradoxalement, ces deux types de production exclusifs l’un de l’autre se réclament d’une seule et même Loi.
Depuis l’émergence de l’islam politique dans le premier quart du XXème siècle, force est de constater qu’un discours pudibond qui prône la mise sous contrôle du corps s’est imposé. Faut-il en déduire pour autant, s’interroge Frédéric Lagrange, qu’il y aurait eu dans l’histoire de l’islam un « avant », où l’hédonisme aurait eu libre cours, et un « après », où joies du corps et pulsions naturelles seraient réprimées ? Pour reprendre le titre de son livre consacré à cette thématique, peut-on opposer de manière radicalement antinomique « islam d’interdits »et« islam de jouissance » ?

Le paradis ou l’éternelle jouissance
Au Moyen-âge, dans la légende noire sur la « révélation du Prophète » qui circulait à travers le monde chrétien, une des critiques les plus récurrentes tirait argument du paradis promis par l’islam, pour en faire une religion toute tournée vers la sensualité et dénuée de la moindre dimension spirituelle. Représentation caricaturale forgée par la chrétienté qui, se sentant menacée par le message de ce « faux prophète », s’attache, au moyen de textes virulents, à déconsidérer la nouvelle religion et à prévenir le risque de conversions. Cela étant, on trouve bel et bien en islam un paradis conçu comme lieu de délices où les élus sont récompensés. Le Coran est riche en versets évocateurs qui décrivent ces jardins où coulent des fleuves de lait, de vin, de miel, où les arbres ploient sous toutes sortes de fruits, où des vierges éternelles à la beauté sans pareille attendent les bienheureux, où des éphèbes circulent avec des coupes emplies d’un succulent breuvage… De nombreux hadiths abondent dans le même sens, sans parler des exégèses et des traités qui ont longuement glosé sur cet au-delà. Pour exemple, retenons le livre consacré à l’enfer et au paradis par le théologien très populaire Al-Souyoûti (XVème siècle), auteur d’un commentaire du Coran apprécié jusqu’à ce jour. Abdelwahab Bouhdiba le cite dans son ouvrage précurseur, La sexualité en Islam (1975). Il souligne que les descriptions hautes en couleur et sans équivoque qui sont données dans ce type d’écrits ont façonné durablement les représentations dans les sociétés musulmanes. Si le paradis selon Al-Souyoûti offre des plaisirs spirituels à ceux qui pourront les atteindre, les délices charnels qu’il se complait à décrire y sont accessibles au grand nombre.  Mais l’homme y a la part du lion comparé à la femme. Le bienheureux y dispose de soixante-dix alcôves contenant chacune soixante-dix lits. Là, l’attendent des houris « toutes amoureuses de leurs maris » et qui « des orteils aux genoux sont en safran, des genoux au sein en musc, des seins au cou en ambre, du cou à l’extrémité de la tête enfin en camphre… ». Chaque fois qu’il couche avec l’une d’elles, il la trouve vierge et sa puissance sexuelle en est démultipliée : « d’ailleurs, la verge de l’Elu ne se replie jamais. L’érection est éternelle. A chaque coït correspond un plaisir, une sensation délicieuse… ». Bref, le rêve… mais redescendons sur terre.

Une police du corps
En ce bas-monde, pour l’islam comme pour les deux autres monothéismes, l’œuvre de chair est licite, à condition qu’elle soit réalisée dans le cadre du mariage canonique. Chez les musulmans, dans celui du nikâh. Ainsi circonscrit, l’exercice de la sexualité est une obligation pieuse car sa finalité sacrée est la procréation, comme le veut cette injonction du Prophète : « Coïtez et procréez ! ». Impératif religieux certes, qui va cependant de pair avec l’obligation de satisfaire le conjoint. Autrement dit, le nikâh admet le plaisir comme complément naturel au commandement divin de reproduction, et sans doute comme préfiguration des délices du paradis. L’œuvre de chair étant un des bienfaits d’Allah, elle s’exerce non seulement sans culpabilité mais elle vous absout de vos péchés au regard de Dieu. Le Prophète ne disait-il pas : «  Quand un homme regarde son épouse et qu’elle le regarde, Dieu pose sur eux un regard de miséricorde. Quand l’époux prend la main de l’épouse et qu’elle la lui prend, leurs péchés s’en vont par l’interstice de leurs doigts… La volupté et le désir ont la beauté des montagnes… » ?
Il reste que les interprétations humaines de la Loi données par les fouqahâ auront prétention à contrôler les corps, à surveiller et punir les passions charnelles. Ils s’appuient sur le Coran, lequel condamne concupiscence et plaisirs sensuels illicites, en ce qu’ils détournent de Dieu. Ces juristes s’assigneront aussi la tâche de suppléer aux silences de la Loi divine sur tel ou tel point, par un luxe de détails relevant d’une étourdissante casuistique. Ainsi en est-il de la déontologie du regard qui a pour corollaire la notion de ‘aoura : « chaque œil est adultère », lit-on notamment chez Ibn Hanbal (mort en 855). On comprend alors que le regard (comme le port du vêtement) ait fait l’objet de tant de commentaires dont le plus fouillé est sans doute le Livre du regard (Kitâb al-nazar) d’Ibn Al-Qattân al-Fâssi, propagandiste sourcilleux de la morale rigoriste des Almohades mais réputé corrompu autant qu’ivrogne par ses détracteurs.
La ‘aoura d’une personne désigne les parties de son corps qu’elle ne peut pas donner à voir et qu’autrui ne peut pas regarder (à la seule exception du médecin en cas de nécessité). La localisation de la ‘aoura varie selon les écoles juridiques et diffère selon qu’il s’agit de la femme ou de l’homme, des jeunes filles et jeunes garçons et même de l’hermaphrodite dont le cas est évidemment plus complexe. Chez l’homme, elle recouvre la partie située entre le nombril et les genoux. Elle est plus extensible pour la femme. D’après certains, celle-ci ne peut laisser apparaître que son visage, ses mains et ses pieds. Pour d’autres c’est elle-même et son corps entier qui est ‘aoura, et source de séduction dont risque d’être victime l’homme qui la regarde. Voilà qui justifie du même coup la claustration de la femme dans l’espace privé et consacre la séparation des sexes dans les sociétés musulmanes. Le port du voile qui lui est prescrit n’étant qu’une extension à l’extérieur de sa claustration à l’intérieur. Dans ce contexte, la nudité totale est forcément proscrite, même quand on est seul. Pour la tradition, rappelle A. Bouhdiba, la solitude absolue n’existe pas dans un monde partagé avec les djinns et les anges : « N’entrez jamais dans l’eau sans drap car l’eau a des yeux ». De telles prescriptions normatives et une codification si minutieuse doivent être comprises pour ce qu’elles sont : l’élaboration d’un discours apologétique et défensif de la Loi de Dieu.

Libertinage et amours interdites
« La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres », écrivait Mallarmé. Ce vers résumerait-il ce qu’il en est de l’éthique du corps en islam telle que nous venons de l’évoquer ? Non. A côté de ce discours de la foi, l’islam, envisagé non plus comme religion mais comme civilisation, a engendré une culture du corps qui le valorise voire l’exalte. Que l’on songe au hammâm-ce haut lieu de la nudité, de la promiscuité physique, du soin du corps et même de l’érotisme – qui a résisté à toutes les censures. Que l’on songe aux Mille et Une Nuits bien sûr, mais aussi à la littérature du moujoûn, impudique et grivoise, écrite souvent par de vénérables théologiens et juristes. Ceux-ci, comme en témoigne Yâqout dans son Mou’jam al-Oudabâ (Dictionnaire des écrivains, XIIIème siècle), se retrouvaient lors de veillées durant lesquelles « chacun trempait sa barbe dans le breuvage interdit…on dansait alors non sans avoir préalablement ôté vêtements et pantalons…Le lendemain, ils retrouvaient leur puritanisme coutumier, leur dignité affichée…qui conviennent aux cadis ainsi que la pudeur qui sied aux grands cheikhs ». Cette littérature sacrifie sans complexe à Eros, souvent sur le mode du libertinage et de la transgression. Ainsi du Cheikh Al-Souyoûti, encore lui, dans son livre consacré au nikâh. Bouhdiba, qui en a traduit des extraits, fait remarquer qu’il parodie avec impertinence les prêches du vendredi à la mosquée, ajoutant au plaisir physique celui de contrevenir à la morale commune : « Louange à Dieu qui créa les femmes minces pour recevoir les assauts impétueux des hommes virils ! Louange à Dieu qui créa les verges droites et dures comme les lances pour guerroyer dans les vagins et guère ailleurs ! Louange à Celui qui fit que notre préférence doit toujours aller aux filles et jamais aux garçons ! Louange à Celui qui nous fit don du plaisir de mordiller et de sucer les lèvres, de poser poitrine contre poitrine, cuisse contre cuisse et de déposer nos bourses au seuil de la porte de la clémence ! Vous qui croyez, puisse Dieu être pour vous Clément, soyez attentifs, usez pleinement de tant de plaisirs si délicats ! ».
La préférence explicite du Cheikh pour les filles n’est pas exclusive chez tous : d’autres auteurs, bien que les réprouvant, accordent leur place aux « amours interdites ». Al-Tîfâchî (mort en 1253), y consacre une bonne partie de ses Délices des cœurs; Ibn Souleïman (XVIème), savant religieux et haut dignitaire de la Sublime Porte, dans son livre, Pour que le vieillard retrouve sa jeunesse, donne des remèdes qui exacerbent le saphisme, raconte des histoires crues de zoophilie, décrit des scènes de sodomie entre hommes en citant Abou Nouwas, lequel ne se cachait pas, loin de là, d’affectionner le miel des filles-garçonnes et surtout celui des éphèbes. Les auteurs de ces textes licencieux, tout comme les fouqahâ, condamnent l’homosexualité par fidélité à l’enseignement du Prophète. Cependant, ils ont manifesté un intérêt si particulier à la relation amoureuse et charnelle entre l’homme adulte et l’éphèbe, qu’on est en droit de se demander s’il n’y a pas là une reconnaissance de facto sinon de jure de la chose. Il n’en demeure pas moins que, jusqu’à aujourd’hui, de tous les interdits portant sur le corps, ceux qui concernent la femme -toujours assimilée à la lubricité et à l’impureté- sont les plus tenaces. Pourtant les sociétés musulmanes, qui n’échappent pas à la mixité, à la présence féminine dans l’espace public et à la diffusion d’images de la nudité venues d’ailleurs, connaissent de fait une forme de sécularisation du corps. Celle-ci bouleverse les repères traditionnels, créant un désarroi certain et du même coup un besoin de protection. La fréquence du port de la « tenue islamique » pour les femmes et les hommes n’en est-elle pas un symptôme parmi d’autres ? Et que dire de la demande pressante de fatwas adressées dans les médias et sur internet aux cheikhs et autres conseillers en sexo-théologie ?
Mais l’amour, même en islam, est « enfant de Bohême » et le corps, comme le cœur, a ses raisons que la raison ne connaît point.

Par Ruth Grosrichard

L’art n’a jamais été interdit dans le coran

l’art n’a jamais été interdit dans le coran ! ça, c’est une invention des textes apocryphes du 9è siècles !! ils confondent les idoles avec certains monuments artistiques, alors qu’ils vénèrent des stèles à mina, un obélisque à arafa, une pierre noire et un puits (zam-zam) à la mecque
(aucune de ces pratiques idolatres n’est mentionnée dans le coran, mais l’art, lui, est explicitement et clairement autorisé !!!!)

Saba 34.13. Ils fabriquaient pour Salomon ce qu’il voulait en fait de sanctuaires, de statues, de chaudrons pareils à des bassins, et de marmites bien ancrées. Travaillez, ô gens de David, et rendez grâce au Seigneur, car peu de Mes serviteurs sont reconnaissants.

34.13.يَعْمَلُونَ لَهُ مَا يَشَاءُ مِن مَّحَارِيبَ وَتَمَاثِيلَ وَجِفَانٍ كَالْجَوَابِ وَقُدُورٍ رَّاسِيَاتٍ اعْمَلُوا آلَ دَاوُودَ شُكْراً وَقَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ الشَّكُورُ

 

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Les Palais Umayyades entre archéologie et historiographie islamique.

Il est communément admis que l’islam des Salafs(1) interdit les représentations artistiques (Images, Statuts, instruments de musique…etc).
Cependant l’archéologie démontre le contraire des idées largement admises et voici un échantillon de
quelques photos de vestiges des palais Umayyades.

Commençons d’abord par les statuts, un des gouverneurs Umayyades , laisse en héritage, la sculpture d’une statut à son effigie, d’après Antoine, Borrut dans son ouvrage majeur « Entre mémoire et pouvoir ».
L’espace syrien sous les derniers Omeyyades et les premiers Abbassides (v. 72-193/692-809), édition Brill 201; cf. photos jointes(2).

On peut observer également des statuts et des peintures de femmes demi-nues ( Mulk-Yamin/ servantes ?)

Quant à la musique et ses instruments, les fresques ne laissent aucun doute à cette réalité dans les Palais Umayyades.

(1) Celui des trois premières génération dont époque Umayyade

(2) Pour vérifier les sources:

http://artislam.skyrock.com/48.html
http://www.discoverislamicart.org/database_item.php?id=object;ISL;sy;Mus01;2;en

Arkoun: Le monde arabe est une construction idéologique qui ne correspond à rien

« Le monde arabe est une construction idéologique qui ne correspond à rien. C’est une abstraction qui nie les réalités et les mémoires historiques ».

Le sourire de Larbi Ben M’hidi

La dignité se paye cher mais c’est notre seul patrimoine, à nous.

Le sourire de Larbi Ben M’hidi

Il y a aujourd’hui exactement 60 ans, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, Mohamed-Larbi Ben M’hidi Allah yarhamou, chef du FLN à Alger était assassiné par des criminels de guerre de la république française, étranglé puis remis dans sa cellule pour faire croire à un suicide par pendaison. Après 10 jours de torture atroce, il ne révélera même pas son nom.

La dignité c’est ça ! Larbi Ben M’hidi sourit face à ses bourreaux peu après son arrestation, bourreaux dont il n’attend aucune clémence. Ils comptaient se servir de lui contre la lutte de son peuple mais ils n’obtiendront rien que son sourire. Assassiné mais invaincu.

Gloire au martyr !

Répondant à un journaliste américain qui lui demandait au cours d’une conférence de presse improvisée par les militaires, « Ne trouvez vous pas lâche d’utiliser des couteaux et des couffins bourrés d’explosifs pour commettre des attentats ? »
« Donnez nous vos chars et vos avions et nous vous donnerons nos couteaux et nos couffins!  » répondit notre frère.

Son assassinat de sang froid sera maquillé en suicide. Le commandant Aussaresse a été l’exécutant et a avoué son forfait dans un livre il y a 7 ans mais qui en a donné l’ordre ?
Guy Mollet, président du conseil et François Mitterrand, ministre de la justice, tous deux socialistes sont parmi les 1ers responsables.

Nous n’oublierons jamais les assassins et le sourire de Larbi Ben M’hidi.

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Et si le prophète Mahomet n’avait pas été illettré ?

Et si le prophète Mahomet n’avait pas été illettré ?

Pour l’islam officiel, le Coran provient directement de Dieu, dicté au prophète Mahomet, qui ne savait ni lire ni écrire. Un livre remet totalement en cause cette version.

Par , à Roubaix

Publié le 19/09/2017 à 17:17 | Le Point.fr
D'autres versions du Coran auraient ete retrouvees au Yemen.
D’autres versions du Coran auraient été retrouvées au Yémen. © RIZWAN TABASSUM / AFP/

Dans la première biographie du Prophète, écrite par Mohammed Ibn Ishaq (704-767), l’archange Gabriel serait apparu dans un songe à Mahomet et lui aurait dit « Lis ! ». Le prophète aurait répondu : « Que dois-je lire ? » Un siècle plus tard, Al-Bukhâry transforme la réponse de Mahomet en : « Je ne sais pas lire. » Depuis, la tradition islamique classique assure que le Prophète était illettré et qu’il n’a pu que retenir par cœur tout ce que lui transmettait Dieu, par l’intermédiaire d’un archange… Ce fait exclut toute influence humaine, et donc tout moyen de réformer le Coran.

Dans un ouvrage au vitriol, mais fort bien documenté, intitulé Plaidoyer pour un islam apolitique (1), Mohamed Louizi assure que Mahomet savait lire et écrire, comme d’ailleurs son père, ses oncles et son grand-père. « Quelques jours avant sa mort, le Prophète aurait demandé à ses compagnons de lui ramener le nécessaire pour écrire un livre, un testament, qui leur évitera l’égarement », écrit-il. D’ailleurs, avant la « révélation », Mahomet n’était-il pas commerçant, conducteur de caravanes, auprès de sa première épouse, la très riche Khadija bint Khouwaylid ? « Et de ce fait, voyageait hiver et été pour fructifier son commerce, au beau milieu d’autres commerçants habiles et lettrés. Comment a-t-il pu vérifier que ce que les scribes écrivaient était conforme à la récitation dictée », souligne encore Mohamed Louizi.

Une version officielle

Cet ingénieur en génie électrique, originaire du Maroc, à l’habitude de mettre les pieds dans le plat. En 2016, il publie Pourquoi j’ai quitté les Frères musulmans (2). Ancien cadre de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), il révèle, sans être véritablement démenti depuis, que cette puissante structure entretient des liens avec la confrérie des Frères musulmans, fondée en 1928 en Égypte par Hassan a-Banna, et dont l’objectif final reste la conquête du monde entier. Cette fois, Mohamed Louizi cherche à démontrer que le Coran, que l’on connaît aujourd’hui, n’est pas exactement la parole de Dieu. Il a été écrit, ou plutôt réécrit, transformé par Othmân, le troisième calife qui a succédé à Mahomet. Il a pris les rênes du pouvoir de 644 à 656. Othmân, calife guerrier et conquérant, aurait imposé « à tout le monde une seule version officielle, abrogeant toutes les vulgates qui circulaient, un peu partout, dans son califat », écrit Mohamed Louizi.

L’auteur rappelle que Mahomet lui-même n’a jamais souhaité instaurer un califat. Il a toujours défendu la liberté de croire ou de ne pas croire. En fait, ses successeurs ont imposé un autre islam, un islam politique, « une nouvelle religion, diamétralement opposée à l’esprit fondateur de la prophétie au temps de Mohammed », dénonce Mohamed Louizi. « Il faut s’affranchir de cet islam politique, momifié depuis quatorze siècles et qui refuse toute liberté de conscience aux musulmans. Pour ma part, n’étant pas emprisonné dans un carcan, je conteste l’autorité de tous ces théologiens », explique l’auteur de Plaidoyer pour un islam politique.

D’autres Corans découverts au Yémen

En juin dernier lors d’une conférence à l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO), Chérif Farjani, auteur de l’ouvrage Le politique et le religieux dans le champ islamique, et Haoues Seniguer, maître de conférences en sciences politiques à Sciences Po Lyon, avaient évoqué l’existence d’autres Corans, qui ont circulé jusqu’au Xe siècle sous le manteau. « Des chercheurs en ont retrouvé récemment au Yémen. En fait, le processus a été assez lent pour imposer un codex officiel », souligne Chérif Farjani.

François Déroche, dans un article intitulé Deux siècles de composition, paru dans Le Monde des religions , confirme que la destruction des recueils concurrents n’a pas été complète. « Des sources signalent encore leur utilisation au Xe siècle. Ce fragment confirme l’existence, d’une part, d’un texte coranique différent et, de l’autre, de variations dans l’ordre des sourates ». Finalement, le Coran, comme d’ailleurs la Bible, a été écrit par des hommes. Et les hommes, comme chacun sait, peuvent souvent se tromper.

(1) « Plaidoyer pour un islam apolitique. Immersion dans l’histoire des guerres des islams », Michalon, 251 pages.

(2) « Pourquoi j’ai quitté les Frères musulmans. Retour éclairé vers un islam apolitique », Michalon, 326 pages.

http://www.lepoint.fr/culture/et-si-le-prophete-mahomet-n-avait-pas-ete-illettre-19-09-2017-2158245_3.php

 

Les Croisades vues par les Arabes 1 /4 Amin Maalouf, J’ai lu, 1983

Les Croisades vues par les Arabes est le premier essai écrit par Amin Maalouf. Il a été publié pour la première fois en 1983. Il est traduit en plusieurs langues.

 

La ville sacrée (Dan Gibson) – La Mecque est-elle le lieu des origines ?

Karim Achoui: « Pour la justice, Achoui victime ou accusé, c’est pareil! »

Karim Achoui:

Karim Achoui au tribunal de Paris © Maxppp

Avocat franco-algérien, Karim Achoui est connu pour ses liens supposés avec le milieu et pour son implication dans plusieurs affaires, ce qui lui a valu le surnom d’ »avocat des voyous » dans les médias. Il est également le fondateur de la Ligue de défense judiciaire des musulmans et vient de publier son nouveau livre aux éditions Hors Lignes: « Musulmans quels sont vos droits ? « .

Peut-on porter le voile à l’université ? Puis-je demander de la viande halal à la cantine scolaire? Mon employeur peut-il m’interdire de prendre des pauses afin d’effectuer mes prières ? Sous-titré « 101 réponses pratiques aux questions que vous vous posez » cet ouvrage a pour seule ambition de répondre à des questions de droit. Mais au-delà, son auteur aimerait que ce petit livre contribue à la compréhension mutuelle et à la tolérance ainsi qu’au respect de la liberté de religion dans une société moderne et ouverte.

Dans cette série d’entretiens Karim Achoui revient également sur sa radiation du barreau de Paris en 2010, sur les attentats à Charlie Hebdo, ou encore sur son engagement contre le Front National.

http://www.franceinfo.fr/emission/tout-et-son-contraire/2014-2015/karim-achoui-pour-la-justice-achoui-victime-ou-accuse-c-est-pareil-31-03-2015-04-25

 

LE CAIRE BÂTIE PAR LES BERBERE SUR LES TRACES DU MAÇON DE JIJEL

 

La  confrontation footballistique entre l’Algérie et l’égypte, en dépassant le cadre sportif, a néanmoins permis à beaucoup  de replonger dans les méandres de l’histoire.“Grâce“ aux déclarations tapageuses des médias cairotes sur ce que notre pays leur “doit”,

 le passé a ressurgi sur plusieurs registres. L’histoire, avec un grand H, est pourtant bien là pour montrer que s’il faut parler de contributions, c’est plus de l’ouest vers l’est.    L’Algérie, et le Maghreb en général, ont, depuis des millénaires, marqué de leur empreinte le pays des Pharaons. Il suffit de marcher dans Le Caire, surtout la partie ancienne, pour s’en convaincre. Pour ceux qui ne le savent pas, la capitale égyptienne a été bâtie grâce à des… Algériens. Une réalité historique que beaucoup parmi les égyptiens rencontrés au Caire ne connaissent pas et surtout n’arrivent pas à croire.

 Par Salim Koudil (Liberté)

Al azher

LE CAIRE BÂTIE PAR LES BERBERE SUR LES TRACES DU MAÇON DE JIJEL  dans histoire culture moz-screenshotcaire


Presque tous se contentent d’affirmer qu’elle a été créée au temps des Fatimides sans pouvoir (ou vouloir) en dire plus. Les faits sont là. C’est en 969 que la terre des Pharaons a été conquise par les armées fatimides venant d’Algérie, et ces dernières étaient constituées essentiellement de guerriers venant d’une région appelée Ikjan, du côté de Jijel, appartenant à la tribu berbère de Koutama. Plusieurs historiens affirment qu’en plus d’avoir conquis le pays, la construction du Caire, qui aurait duré quatre ans, a été également l’œuvre des Amazighs. On est arrivé même à parler du fameux maçon de Jijel, bâtisseur de la grande Qahira. Les vestiges de la dynastie fatimide existent toujours.
Ce sont des endroits très prisés par les touristes. La rue d’El-Moez Eddine Allah El Fatimi est considérée comme le plus grand musée ouvert des monuments islamiques au monde. On y trouve, entre autres, de nombreux mosquées et palais. Il y a également la magistrale “porte”, immense bâtisse datant de la même époque et dont le nom, Bab Zouila, représente celui d’une tribu berbère.  En outre, il y a également la très connue mosquée d’El-Azhar, du côté du quartier touristique de Khan Khalili, qui englobe en son sein la deuxième plus ancienne université encore active au monde.
Fondée en 970 par les enfants de Koutama, son imam (actuellement Mohammed Tantaoui) représente la plus grande autorité islamique en égypte. On peut aussi revenir encore plus en arrière dans le temps pour retrouver d’autres indices de la présence de nos aïeux. Le plus connu est le fondateur de la 22e dynastie pharaonique, le Berbère Chechonq Premier. “Le Obama des temps anciens, c’est lui”, nous dit un membre de l’ambassade d’Algérie au Caire, en précisant qu’“il a en quelque sorte beaucoup de points communs avec le président américain. Il n’a pas conquis le pouvoir avec une armée comme beaucoup le pensent. Tout simplement son grand père est venu vivre en égypte et s’est retrouvé, au fil des années, au poste de grand prêtre. Il a ainsi placé son petit-fils, et ce dernier a pu devenir pharaon, après avoir été général en chef des armées et conseiller du roi dont il a épousé la fille”. Une visite au musée égyptien du Caire permet de retrouver les traces de cette dynastie (-945) – (-660). Le plus connu est le masque funéraire de Chechonq II. Une autre “histoire” égypto-algérienne a été construite par Juba II. Ce roi de la Numidie avait épousé la fille de la reine Cléopâtre, Séléné. Mais là, “l’empreinte” la plus visible n’est pas au pays des pharaons, mais tout simplement à 70 kilomètres d’Alger, à Tipasa. Le tombeau de la Chrétienne n’est que celui de la femme du aghelid amazigh.

Le saviez-vous  ? Le pape Sylvestre II a étudié à la Qaraouiyine

 

Le saviez-vous  ? Le pape Sylvestre II a étudié à la Qaraouiyine dans histoire culture

 

Alexandre II Image illustrative de l'article Alexandre II (pape)

Aux IXe et Xe siècles, l’Occident musulman est probablement la région qui concentre le plus de connaissances sur les mathématiques et l’astronomie. Les chrétiens d’Europe accusent un retard conséquent en la matière et ceux qui désirent combler leurs lacunes trouvent en Andalousie, et plus particulièrement à Cordoue, le lieu d’érudition par excellence. En 967, Gerbert d’Aurillac, un jeune moine français, qui deviendra en 999 le Pape Sylvestre II, se rend en Catalogne pour parachever ses études. Il se passionne pour les mathématiques et suit probablement des cours à Cordoue, alors à l’apogée de l’empire omeyyade, qui dépend de l’université Qaraouiyine de Fès. La capitale de l’empire des Maures apparaît comme l’étape ultime du cheminement de Gerbert. Même si aucune trace écrite ne témoigne de ce voyage, les recherches des historiens confirment l’hypothèse. Les orientalistes européens du XIXe siècle évoquent par erreur l’abbaye catalane de Vich (phonétiquement proche de Fès) pour retracer la formation mathématique de Sylvestre II. Quoi qu’il en soit, le premier pape français de l’Histoire a grandement contribué à faire connaître les chiffres arabes dans le monde chrétien, d’ailleurs on lui attribue aussi à tort l’introduction du zéro.

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