Jugurtha

l'un des premiers grands algériens: Jugurtha(yughurtha)

De tous les rois berbères de l’époque ancienne, c’était la personnalité la plus prestigieuse. Jugurtha marqua dans l’histoire de la Berbérie la suprême tentative d’un « Aguellid » berbère pour reprendre l’œuvre de Massinissa : assurer l’unité, l’indépendance du monde berbère et s’opposer aux envahisseurs étrangers. Sa guerre a été une guerre pour la liberté. Grâce à une énergie indomptable et une intelligence très vive, à un sens poussé de la stratégie, digne des meilleurs généraux de l’histoire, il mena contre l’occupant romain pendant plus de dix années une lutte à mort.
On disait qu’il était beau, ardent, habile à utiliser les faiblesses de ses adversaires. Il était brave et jouissait d’une force physique à toute épreuve. Il excellait dans les exercices physiques, montait à cheval, lançait le javelot, était le premier à la course, le meilleur à la chasse. Ce qui confirme bien son nom « Yugurten » ; le plus grand, le plus fort d’entre eux.

Jugurtha était le petit-neveu de Massinissa. Son père était Mastanabal. A la mort de celui-ci, son oncle Micipsa, qui était l’Aguellid de la Berbérie, l’avait recueilli et l’avait adopté. Il l’envoya combattre en Espagne, aux côtés des Romains, où Jugurtha se révéla un grand chef militaire. Micipsa légua son royaume à ses deux fils Adherbal et Hiempsal ainsi qu’a Jugurtha. Mais les trois cousins ne purent s’entendre pour se répartir le pouvoir. Ils décidèrent de se partager les trésors du royaume et de délimiter le territoire qui serait attribué à chacun d’eux. La division de la Berbérie en trois ne pouvait convenir à Jugurtha alors qu’elle faisait l’affaire de Rome. Il fit tuer Hiempsal et vainquit quatre ans plus tard Adherbal qu’il pourchassa jusque dans Cirta. Là, Jugurtha massacra tous les Italiens qui avaient pris les armes. Une riposte de Rome devenait inévitable. Des troupes furent acheminées en Berbérie mais subirent d’énormes pertes. Les Romains étaient humiliés.
Jugurtha remportait ses victoires grâce à une guerre d’usure, de résistance et de harcèlement contre ses adversaires. Il inaugura la guérilla. Jugurtha savait épier l’ennemi, faire le vide autour de lui et l’attaquer là où il ne s’y attendait pas. Les grandes batailles ne l’effrayaient pas. Mieux, il les faisait au moment et au lieu choisis par lui. Les Berbères procédaient par attaques successives ; des cavaliers et des fantassins (guerriers combattant à pied) se précipitaient sur l’ennemi en lançant sur lui leurs javelots. Si l’ennemi tient, on recommence jusqu’à ce qu’il soit rompu. Si par malheur il résiste, les Berbères se retirent rapidement pour réapparaître en d’autres lieux le plus souvent accidentés, sans laisser de repos à l’ennemi, se montrant, disparaissant, menaçant, harcelant. C’était là l’essentiel de la tactique militaire berbère.
La guerre faisait rage. Mettelus, le chef des Romains ne pouvait vaincre Jugurtha. Il fut remplacé par Marius. Jugurtha et Bocchus (son beau-père) marchèrent sur Cirta. Marius attaqua par surprise Gafsa (en Tunisie), la brûla et massacra tous les habitants adultes et les autres furent vendus comme esclaves. Une autre bataille près de Cirta fut défavorable à Jugurtha. Démoralisé, Bocchus prit contact avec les Romains qui lui promirent leur amitié. En échange, il doit leur livrer Jugurtha. Bocchus hésita, ne voulant pas encourir l’indignation des Berbères qui avaient beaucoup d’affection pour Jugurtha. Bocchus opta finalement pour la trahison. Il attira Jugurtha dans un guet-apens (piège) et le livra aux Romains.

Le 1er janvier 104 (avant J. C.), Marius emmena Jugurtha à Rome et célébra son triomphe en offrant aux Romains lors d’un défilé le spectacle incroyable de Jugurtha chargé de chaînes. Enfermé dans un cachot souterrain, les historiens nous rapportent que ses gardiens lui coupèrent les oreilles pour enlever les boucles d’oreilles en or qui y étaient attachées. Jugurtha lutta six jours contre la faim et mourut dans des souffrances atroces. Le traître Bocchus reçut le titre d’allié ami du peuple romain et le tiers occidental de la Berbérie. Jugurtha avait payé de sa vie son amour de la liberté et de l’indépendance. Son nom devait rester pour les Algériens le symbole de la résistance à l’étranger

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