Le Mythe du mariage de Aïcha à l’âge de 9 ans

Le Mythe exposé :
La plupart des Musulmans acceptent aveuglement et sans se poser trop de questions l’histoire du mariage de notre prophète (*) avec une gamine de 09 ans nommée Aïcha .
Les musulmans préfèrent ne pas soupçonner les récits ayant relatés cette propagande comme tant d’autres, même si c’est ces récits humains contredisent explicitement le noble Coran et le bon sens, sous prétexte que c’est relaté dans tel ou tel recueil « Sahihs ».
Entourés d’un halo de sacralité depuis des siècles, ces recueils ne sont que la compilation de récits sensés remonter au prophète (*) ou à ces compagnons faites par des humains et dont la sélection n’est en fin de compte basé sur l’arbitraire de ses personnes.
Le prophète (*) était un homme exemplaire. Toutes ses actions étaient des plus vertueuses ; sa morale était le noble Coran et ne pouvait en aucun cas épousé une innocente fille de neuf ans. Ceci doit ne conduire à creuser pour chercher la source de cette erreur partir de l’idée que L’âge de mariage de Aïcha a été faussement rapporté dans la littérature des hadiths.
On vas essayer dans ce texte, de présenter des preuves solides pour démentir cette histoire inventée par Hisham ibn’Urwah pour purifier ainsi l’image de notre Saint prophète Mohammed « que la paix et la prière soient sur lui »
PREUVE n*1 : Fiabilité des Sources
La plupart des récits rapportés dans les livres de hadith sont transmis seulement par Hisham ibn ` Urwah, qui faisait éloge de l’autorité de son père. C’est un hadith non concordant (non moutawatir), il est seulement issu d’une chaîne unique (Ahad) ce qui ne le met pas hors de doute.
Il est étrange que personne de Médine où Hisham ibn ` Urwah a vécu les 71 premières années de sa vie n’ait relaté l’événement, malgré le fait que parmi ses élèves de Médine, le bien respecté Malik ibn Anas. Les origines des récits de cet événement sont les gens de l’Irak, où l’on annonce que Hisham a beaucoup changé après son déménagement de Médine vers l’Irak. .
Tehzibu’l-Tehzib, un des livres les plus bien connus sur la vie et la fiabilité des narrateurs des traditions du prophète (*), annonce que selon Yaqub ibn Shaibah : “il [Hisham] est fortement fiable, ses récits sont acceptables, sauf ce qu’il a relaté après son déplacement en Irak” (Tehzi’bu’l-tehzi’b, Ibn Hajar Al-` asqala’ni, Dar Ihya Al-turath Al-Islami, le 15ème siècle. Vol 11, p. 50).
C’est pour cette raison que Malik ibn Anas a élevé une objection sur les récits de Hisham qui ont été annoncés par les gens de l’Irak : (Tehzi’b u’l-tehzi’b, Ibn Hajar Al-` asqala’ni, Dar Ihya Al-turath Al-Islami, Vol.11, p. 50).
Mizanu’l-ai `, un autre livre sur la vie des narrateurs des traditions du prophète (*) annonce : “Quand il était vieux, la mémoire d’Hisham avait subi une faiblesse manifeste”
(Mizanu’l-ai ` , Al-Zahbi, Al-Maktabatu’l-athriyyah, Sheikhupura, le Pakistan, Vol. 4, p. 301).
Conclusion n°1 : Basé sur ces références, la mémoire d’Hisham était faible après son immigration en Irak et ses récits étaient qualifié d’incertains. Ainsi, son récit sur le mariage de Aïcha est non fiable.
CHRONOLOGIE : c’est essentiel aussi de garder à l’esprit certaines des dates pertinentes dans l’histoire d’Islam :
• 610 CE : Jahiliya (âge pré islamique) avant la révélation.
• 610 CE : Date de la première révélation.
• 610 CE : AbuBakr se convertit à l’Islam
• 613 CE : Le prophète (*) Muhammad commence à prêcher publiquement.
• 615 CE : Émigration à Abyssinia
• 616 CE : Omar ibn Al Khattab se convertit à l’Islam.
• 620 CE : Les fiançailles généralement admises d’Aïcha avec le prophète (*).
• 622 CE : Hijrah (emigation à Yathrib, plus tard rebaptisé Médine).
• 623/624 CE : Année généralement admise où Aïcha vivant avec le prophète (*).
PREUVE n*2 : Les Fiançailles
Selon Tabari (aussi selon Hisham ibn ‘Urwah, Ibn Hunbal ), Aïcha était fiancé à sept ans et a commencé à cohabiter avec le prophète (*) à l’âge de neuf an.
Cependant, dans un autre récit, Al-Tabari dit : “Tous les quatre enfants de [Abou Bakr] sont nés de ses deux femmes pendant la période pré islamique” (Tarikhu’l-umam wa’l-mamlu’k, Al-Tabari (sont morts 922), Vol. 4, p. 50, arabe, Dara’l-fikr, le Beyrouth, 1979).
Si Aïcha était fiancé en 620 CE (à l’âge de sept ans) et a commencé à vivre avec le prophète (*) en 624 CE (à l’âge de neuf ans), ceci indiquerait qu’elle est née en 613 CE et avait neuf ans quand elle a commencé à vivre avec le prophète (*).
Donc, basé sur le récit d’Al-Tabari, les calculs montrent qu’Aïcha devait être née en 613 CE, trois ans après le début de révélation (610 CE).
Tabari déclare aussi qu’Aïcha est née dans l’ère pré islamique (Jahiliya). Si elle est née avant 610 CE, elle aurait eu au moins 14 ans quand elle avait commencé à vivre avec le prophète (*). Essentiellement, Tabari se contredit lui même.
Conclusion n° 2 : Al-Tabari est incertain concernant l’âge de mariage d’Aïcha.
PREUVE n* 3 : l’Âge de Aïcha par rapport à l’Âge de Fatima
Selon Ibn Hajar, Fatima est née au temps où que la Kaaba avait été reconstruite, à cette date le prophète (*) avait 35 ans, elle en avait cinq ans plus que Aïcha” (Al-isabah fi tamyizi’l-sahabah, Ibn Hajar Al-Asqalani, Vol. 4, p. 377, Maktabatu’l-Riyadh Al-haditha, Al-Riyadh, 1978).
Si la déclaration d’Ibn Hajar s’avère véridique, Aïcha est née quand le prophète (*) avait 40 ans. Et s’il avait épousé Aïcha quand il avait 52 ans, l’âge de Aïcha au moment de son mariage serait au moins 12 ans.
Conclusion n° 3 : Ibn Hajar, Tabari Ibn Hisham et Ibn Humbal se contredisent. Ainsi,
le mariage présumé de Aïcha à l’âge de 09 ans n’est qu’un mythe.
PREUVE n*4 : l’Âge de Aïcha par rapport à l’Âge de Asma
Selon Abdul rahman ibn abi zanna’d : “Asma avait 10 ans de plus que Aïcha (Siyar ‘la’ma’l-nubala’, Al-Zahabi, Vol. 2, p. 289, arabe, Mu’assasatu’l-risalah, le Beyrouth, 1992).
Selon Ibn Kathir : “Elle [Asma] est l’aînée de sa soeur [Aïcha] de 10 ans” (Al-Bidayah, wa’l-nihayah Ibn Kathir, Vol. 8, p. 371, Dar Al-fikr Al-` arabi, Al-jizah, 1933).
Selon Ibn Kathir : “Elle [Asma] a vu le décès de son fils pendant cette année [73 OH], comme nous l’avons déjà mentionné et cinq jours plus tard, elle-même était décédée.
Selon d’autres récits, elle n’est pas décédée après cinq jours, mais 10 ou 20, ou quelques jours plus tard. Le récit le plus connu est celui de 100 jours plus tard. Du moment de son décès, où elle avait 100 ans.” (Al-Bidayah wa’l-nihayah , Ibn Kathir, Vol. 8, p. 372, Dar Al-fikr Al-` arabi, Al-jizah, 1933)
Selon Ibn Hajar Al-Asqalani : “Elle [Asma] a vécu 100 ans et est décédée en 73 ou 74 OH.” (Taqribu’l-tehzib, Ibn Hajar Al-Asqalani, p. 654, arabe, Bab fi’l-nisa ’, harfu’l al-alif ).
Selon presque tous les historiens, Asma, la soeur aînée de Aïcha avait 10 ans plus qu’elle.
Si Asma avait 100 ans en 73 OH, elle devait avoir 27 ou 28 ans au moment de la Hijrah.
Si Asma avait 27 ans ou 28 ans au moment de la Hijrah, Aïcha, elle devait avoir 17 ou 18 ans, donc elle a commencé à cohabiter avec le prophète (*) entre 19 à 20 ans.
Conclusion n° 4 :
Basé sur Hajar, Ibn Katir et Abda’l-Rahman ibn abi zanna’d, l’âge de Aïcha au temps où elle a commencé à vivre avec le prophète (*) serait 19 ou 20 ans.
• Dans la Preuve n* 3, Ibn Hajar suggère qu’Aïcha avait 12 ans et dans la Preuve n*4 : 17 ou 18 ans. Quel est l’âge exact de mariage de Aïcha, douze ou dix-huit ?
• Ibn Hajar est une source incertaine sur l’âge de Aïcha.
PREUVE n*5 : la Bataille de Uhud
Un récit mentionne la participation d’Aïcha dans la Bataille d’Uhud dans El Boukhari
( Kitabu’l-jihad wa’l-siyar, Bab Ghazwi’l-nisa ’ wa qitalihinna ma ` a’lrijal) :
“Anas annonce que le jour d’Uhud, les gens ne pouvaient pas supporter leur présence autour du prophète (*). [Ce jour-là], j’ai vu Aïcha et Oumm-i-Soulaim,
Elles avaient tiré leurs robes en haut de leurs pieds [pour éviter n'importe quelle entrave dans leur mouvement].” De nouveau, cela indique qu’Aïcha était présent dans la Bataille d’Uhud
Il est relaté dans Boukhari (Kitabu’l-maghazi, Bab Ghazwati’l-khandaq wa hiya’l-ahza’b) : “Ibn ` Umar déclare que le prophète (*) n’a pas permis à Aïcha de participer à Uhud, comme à ce moment-là, elle n’avait que 14 ans. Mais le jour de la bataille de Khandaq, quand elle avait eu 15 ans, le prophète (*) lui avait permis d’y participer.”
En se basant sur ces récits on conclure que :
(a) les enfants au-dessous de 15 ans ont été envoyés en arrière et n’ont pas le droit de participer à la Bataille d’Uhud et
(b) Aïcha avait participé à la Bataille de Uhud
Conclusion n° 5 : la participation d’Aïcha dans la bataille de Uhud indique clairement qu’elle n’avait pas neuf ans, mais au moins 15 ans. Après tout, les femmes ont eu l’habitude d’accompagner Les hommes aux champs de bataille pour les aider et non pas pour être un fardeau.
PREUVE n*6 : Sourate Al-Qamar (la Lune)
Selon la tradition généralement admise, Aïcha est née environ 7-8 ans avant El Hijrah.
Mais selon un autre récit dans Boukhari, on annonce que Aïcha avait dit : “j’étais une jeune fille (jariyah en arabe)” quand Sourate Al-Qamar avait été révélée (Sahih Boukhari, kitabu’l-tafsir, Bab Qaulihi Bal Al-sa ` atu la Caillette ` iduhum wa’l-sa ` atu adha ’ wa amarr).
La sourate 54 du Saint Coran avait été révélée huit ans avant la Hijrah, indiquant qu’elle avait été révélée l’an 614 CE.
Si Aïcha s’est mariée avec le prophète (*) à l’âge de neuf ans en 623 CE ou 624 CE, elle aurait été un enfant en bas âge (sibyah en arabe) tandis que Sourate Al-Qamar (la Lune) a été révélée. selon la tradition suscité quand Aïcha était en réalité une jeune fille (jariyah)
Jariyah signifie que la jeune était adolescente. Ainsi, Aïcha, étant une jariyah non pas une sibyah (enfant ), et doit être âgée quelque part entre 6-13 ans au moment de la révélation d’Al-Qamar et doit donc avoir 14-21 ans au temps où elle a épousé le prophète (*).
Conclusion n° 6 : Cette tradition aussi contredit le mariage d’Aïcha à l’âge de neuf ans.
PREUVE n*7 : Terminologie arabe
Selon un récit annoncé par Ahmad ibn Hanbal : après que la mort de la première femme Khadijah du prophète (*), quand Khaulah est venu au prophète (*) lui conseillant de se marier de nouveau, le prophète (*) lui avait demandé quant aux choix qu’elle a entendus. Khaulah avait dit : “Vous pouvez épouser une vierge (bikr) ou une femme que l’on a déjà épousé (thayyib)”. Quand le prophète (*) avait demandé l’identité du bikr , Khaulah avait mentionné le nom d’Aïcha.
Ceux qui connaissent la subtilité de la langue arabe, peuvent concevoir que le mot bikr n’est pas utilisé pour une fille immature de neuf ans. Le mot correct correspond plutôt à une jeune adolescente, comme cela a été exposé plus haut, est jariyah. Bikr d’autre part, est utilisé pour désigner une dame célibataire sans expérience conjugale avant le mariage « vierge »
Donc, évidemment une fille de neuf ans n’est pas « une femme » (bikr) (Musnad Ahmad ibn Hanbal, Vol. 6, p. .210, arabe, Dar Ihya Al-turath Al-` arabi, Beyrouth).
Conclusion n° 7 : littéralement le mot bikr signifie (vierge), dans le susdit hadith est “la femme adulte sans expérience conjugale.” Donc, Aïcha était au moins adolescente au moment de son mariage (16-20 ans).
PREUVE n*8. Le Texte Coranique
Tous les Musulmans reconnaissent que le Coran est le livre véridique par excellence. Ainsi, nous devons chercher la vérité dans le Coran pour lever la confusion créée par les hommes au sujet de l’âge de mariage de Aïcha.
Le Coran permet-il le mariage d’un enfant immature de neuf ans !!!?
Il n’y a aucun verset qui permet explicitement un tel mariage. Cependant Il y a un verset, qui guide les Musulmans dans leur devoir d’élever un enfant resté orphelin. Les conseils du Coran sur ce sujet sont aussi valables pour nos propres enfants.
Les versets 5-6 de la sourate 4 « les femmes » :
« Et ne confiez pas aux mineurs les biens dont Allâh a fait votre subsistance
(La propriété de l’orphelin), Mais prélevez-en, pour eux, nourriture et vêtements ; et parlez-leur convenablement »
« Et tester la capacité des orphelins jusqu’à ce qu’ils atteignent l’aptitude au mariage ; et si vous ressentez en eux une bonne conduite, remettez-leur leurs biens. Ne les utilisez pas (dans votre intérêt) avec gaspillage et dissipation, avant qu’ils ne grandissent. Quiconque est aisé devrait s’abstenir de se payer lui-même de cet héritage qui lui est confié. S’il est pauvre, alors qu’il y puise une quantité convenable, à titre de rémunération de tuteur.) est aisé, qu’il s’abstienne d’en prendre lui-même. S’il est pauvre, alors qu’il en utilise raisonnablement : et lorsque vous leur remettez leurs biens, prenez des témoins à leur encontre. Mais Allâh suffit pour observer et compter ».
Pour les orphelins, on doit désigner un parent Musulman pour s’occuper d’eux “jusqu’à l’âge de maturité » Ici le verset Coranique exige la preuve méticuleuse de leur maturité intellectuelle et physique par des moyens objectifs d’essai avant l’âge de mariage pour leur confier leurs propriétés.
A la lumière des versets suscités, aucun Musulman responsable ne remettrait la gestion financière à un enfant de sept ans – ou à une fille de neuf ans. Si nous ne pouvons pas faire confiance en une personne de sept ans pour gérer des questions financières, il le sera d’avantage pour un mariage.
Ahmad Ibn Hambal (Musnad, vol.6, p. 33 et 99) déclare que Aïcha à l’âge de neuf ans a été plus attirée par le jeu que par les tâches d’une femme responsable. Il est difficile de croire, donc, qu’Abou Bakr, un grand partisan parmi les Musulmans, fiancerait sa fille immature de sept ans au prophète (*) de 50 ans. Il est également plus difficile d’imaginer est que le prophète (*) accepte une telle proposition.
Conclusion n° 8 : Abou Bakr était un homme plus judicieux que n’importe qui d’entre nous. Ainsi, il aurait certainement jugé que sa fille Aïcha n’a pas été instruite d’une manière satisfaisante comme l’exige le Coran explicitement, donc ni le prophète (*) ni Abou Bakr ne pouvaient transgresser les clauses dictées dans le Coran.
PREUVE n*9 : Consentement au Mariage.
La femme doit donner son consentement pour rendre un mariage licite (Mishakat al Masabiah, la traduction par James Robson, Vol1, p. 665).
Il est inconcevable qu’un homme aussi intelligent qu’Abou Bakr, prendrait au sérieux la permission d’une fille immature de sept ans pour épouser un homme de 50 ans.
De même le prophète (*) n’aurait pas accepté la permission donnée par une fille qui, selon le hadith de Mouslim, a pris ses jouets avec elle quand elle est allée chez le prophète (*).
Conclusion n° 9 : Le prophète (*) n’a pas épousé Aïcha à l’âge de neuf ans parce qu’il aurait transgressé la clause légale exigé par le Coran et ceci n’est pas concevable à son égard.
Conclusion
Il n’était ni une tradition ni une habitude chez les arabes du septième siècle, de donner leurs filles au mariage à un âge aussi jeune que sept ou neuf ans, et notre prophète (*) n’a pas fait l’exception pour épouser Aïcha à un si jeune âge.
Le peuple de l’Arabie n’a jamais fait l’objet d’un mariage de la façon dont il a été relaté par les rapporteurs de Hadith (Mohadithines) qui se contredisent visiblement sur un même sujet.
Évidemment, le récit du mariage de Aïcha à neuf ans rapporté premièrement par Hisham ibn ` Urwah ne peut être pris au sérieux quand beaucoup d’autres récits le contredisent.
De plus, il n’y a absolument aucune raison d’accepter le récit de Hisham ibn ` Urwah quand d’autres savants, y compris Malik ibn Anas, considèrent que ses récits comme incertains et non fiables après son immigration en Irak où il a été sujet à des problème de . Les citations de Tabari, Boukhari et le Mouslim montrent qu’ils se contredisent quant à l’âge d’Aïcha. En outre, beaucoup de ces savants se contredisent dans leurs propres rapports.
Donc, il n’y a absolument aucune raison de croire aux récits sur l’âge de Aïcha quand il y a de très bonnes raisons pour les rejeter.
ملعأ للها و
Juillet 2008, Dr Ahmed Amine
Contact : ahmedamine@voila.fr

4 commentaires à “Le Mythe du mariage de Aïcha à l’âge de 9 ans”


  1. 0 MYR97400 13 août 2015 à 6:06

    Pédophilie de Mohammed ?
    Discutons en …

    Il y ceux qui réfutent les hadiths des rapporteurs les plus fiables, mais curieusement et étrangement : uniquement sur leurs passages concernant Aïcha …

    Il y a ceux qui les acceptent comme tel, arguant d’un ordre divin …
    Le prophète aurait rêvé que des anges descendait vers lui avec un drap blanc contenant quelque chose. Il a demandé aux anges ce que c’était. Ils ont ouvert le drap et lui on dit _ »c’est ton épouse Aicha »_ Après ceci le prophète a su qu’allah voulait cette union.

    Lisons ces hadiths :

    Sahîh de Muslim (hadith 114) :
    « J’avais six ans lorsque le Prophète m’épousa, neuf ans lorsqu’il eut effectivement des relations conjugales avec moi ».
    « … Ma mère, ‘Umm Rûmân, vint me trouver tandis que j’étais sur une balançoire, entourée de mes compagnes. Elle m’appela et je me rendis à son appel sans savoir ce qu’elle voulait de moi. Elle me prit par la main, me fit rester sur la porte de la maison, jusqu’à ce que ma respiration haletante se fût calmée. Elle me fit ensuite entrer dans la maison où se trouvaient des femmes des Ansâr qui me dirent : « A toi le bonheur, la bénédiction et la meilleure fortune! »
    Ma mère m’ayant livrée à ces femmes, celles-ci me lavèrent le visage et la tête; et se mirent à me parer. J’avais à peine fini, que l’envoyé d’Allah entra, lorsqu’il était encore le matin. Alors on me remit entre ses mains. »

    Sahih al- Bukhârî volume 8, livre 73, n°151, Aïcha a rapporté:
    « J’avais l’habitude de jouer avec les poupées en présence du prophète, et mes amies filles jouaient aussi avec moi. Quand l’Apôtre d’Allah entrait (l’endroit ou je vivais) elles avaient l’habitude de se cacher, mais le Prophète les appelait pour qu’elles se joignent et jouent avec moi »

    Rappelons qui est Bukhari et ce qu’il représente :

    Il a écrit le Sahih al- Bukhârî صحيح البخاري qui est l’un des six grands recueils de hadiths. La plupart des musulmans sunnites le considèrent comme le livre le plus authentique après le coran.

    Evidemment, ces informations très solides concernant les viols* pédophiles de Mohammed gênent un peu quelques personnages qui ont à discuter avec des mécréants. Alors ils élaborent au nom de la nécessité de taqiya, tawriya, kitman, muruna (lecteurs, gogolisez ce groupe de termes) des théories comme quoi en fait Aïcha avait 19 ans au moment de son mariage avec Mohammed qui en avait 50.

    * Hé oui : *viol*, car une enfant de cet age n’a pas la maturité intellectuelle de donner un consentement à l’acte sexuel, combien même elle aurait donné un consentement.

    Livrons nous à un calcul :

    1-Mahomet est mort à l’âge de 63 ans en l’an 11 de l’Hégire.

    2- Aïcha est morte à l’âge de 66 ans, en l’an 58 de l’Hégire. Sources :

    - Al tabaqat al koubra li ibn sa’d : « Aicha est décédée la nuit du 17 du mois de Ramadan en année 58 après l’héjire, à l’age de 66 ans »

    - Dans le livre Tahdhib al-kamal page 326 : « Aicha est morte en 58 ans après l’héjire. Quand le prophète est décédé, elle avait 18 ans »

    3- Toutes les sources islamiques indiquent bien que Mahomet s’est marié avec Aïcha en l’an 1 de l’Hégire.

    4- Donc : Puisque Aïcha est morte à l’âge de 66 ans en l’an 58 de l’hégire, alors à la mort de Mahomet en l’an 11 de l’Hégire elle avait 19 ans !! et puisque ils se sont mariés en l’an 1 de l’Hégire, alors donc elle avait 9 ans à son mariage !!!

    (Oui, il y a une petite contradiction avec les propos de Aïcha qui dit qu’elle a été mariée à l’age de 6 ans, mais peu importe, on n’en est pas à 3 ans près. Dans tous les cas, il s’agissait d’une fillette prépubère, c’est à dire dont les organes sexuels n’étaient pas formés, pourtant selon elle le mariage fut consommé … Lorsqu’on sait que Aïcha n’a jamais eu d’enfants, on peut imaginer pourquoi …)

    Admettons que tout ça, est une machination de Boukhari et de Muslim ….
    Il reste le coran … et il est INCONTESTABLE pour tous les musulmans !!!

    Que dit il ?

    Le coran qui est bien-sûr l’oeuvre de Mohammed et de dieu qui le lui fait connaitre par l’intermédiaire de l’ange Djibrill (Gabriel), ne fixe pas de limite d’âge pour le mariage des fillettes (et donc pour la consommation du mariage) :

    Coran (65-4) – « …_leur délai est de trois mois [avant le remariage]. De même pour celles qui n’ont pas encore de règles_ .. ».

    Un commentaire s’impose pour ce verset sorti de son contexte, sinon il serait obscur :

    Ce verset fixe la période d’attente que la femme doit respecter avant de se remarier suite à un divorce.
    On constate que ce délai qui est de 3 mois est valable aussi pour les fillettes prépubères (c’est-à-dire : « celles qui n’ont pas encore *de* règles »). Cette expression n’est pas à confondre avec les femmes ou adolescentes pubères au sujet desquelles on aurait dit « celles qui n’ont pas encore *leurs* règles ».

    Cela signifie donc que les fillettes dont les organes reproducteurs ne sont pas encore formés peuvent se marier, divorcer, se remarier.

    Ce que est dit ci dessus est confirmé par les règles légales de certains Etats islamistes où règne la charia.
    Voyez ce que dit ce personnage officiel :
    https://www.youtube.com/watch?v=v1D3Y6WGosQ&index=1&list=PLx2mN1Qj4kOupGlluZ7Xv2wJ4A0Z7BxE3

  2. 1 linda 23 juin 2016 à 16:43

    Enquête sur l’âge de la mère des croyants, Aicha (P.A.a) lors de son mariage avec le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui)
    ________________________________________
    En visitant certains forums, j’ai lu un sujet particulièrement surprenant. Je voudrais que quelqu’un qui soit bien versé dans la biographie prophétique me le clarifie. Puisse Allah vous bénir! Le sujet se résume comme suit: un journaliste a conduit une recherche qui lui permit de remettre en cause ce qui est mentionné dans le Sahih d’al-Bokhari à propos de l’âge d’Aicha lors de la conclusion de son mariage avec le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui), à savoir qu’elle avait 6 ans et que le mariage fut consommé alors qu’elle en avait 9. Le chercheur ne se contente pas d’employer la logique des chiffres et la révision des dattes pour démentir (la version d’al-Bokhari) mais il critique les chaînes de transmission des plus célèbres hadiths cités dans al-Bokhari et Mouslim. Dans les deux cas (critique des deux sources) , il fait preuve d’intelligence et s’en tire bien.
    Date de Publication: 2015-04-23
    Louanges à Allah
    Premièrement, fixer l’âge d’Aicha (P.A.a) lors de la conclusion de son mariage avec le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) à six ans et son âge lors de la consommation du mariage à neuf ans ne résulte pas d’un effort d’interprétation des ulémas dont on doit vérifier l’exactitude ou l’inexactitude. Il s’agit pour eux de rapporter un évènement historique en le vérifiant de manière à le rendre crédible. Ils l’ont fait de plusieurs manières:
    1. La principale intéressée, Aicha (P.A.a) a dit , elle-même, et n’a laissé personne parler à sa place; ni un historien ni un traditionniste , dans le contexte de l’évocation des évènements de sa propre vie: «Le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) m’a épousé quand j’avais six ans. Quand nous arrivâmes à Médine et nous installâmes chez les Bani al-Harith ibn Khazradj, j’eus de la fièvre suivie d’une chute de cheveux. Une fois la petite fièvre disparue, ma mère, Oum Rouman vint me chercher alors que j’étais sur un balançoire en compagnie de mes copines. Elle cria fortement pour m’inviter à la suivre. Je ne savais pas ce qu’elle voulait faire de moi. Elle me saisit de la main et me conduit jusqu’au près de la porte de la maison. En ce moment, j’étais essoufflée et attendais de retrouver mon souffle normal. Ma mère puisa de l’eau pour me nettoyer le visage et la tête avant de m’introduite dans la maison. A ma grande surprise, je trouvai des femmes Ansari dans la maison. Elles dirent: «Du bien, de la bénédiction et de la chance (à toi)!» Ma mère me livra à elles qui prirent soin de moi. Je fus surprise de voir le Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) arriver en milieu de matinée. Ma mère me livra à lui alors que j’étais âgée de neuf ans.» (Rapporté par al-Bokhari,3894 et par Mouslim,1422).
    2. Cette version reçue d’Aicha (P.A.a) est citée dans les livres les plus authentiques après le livre d’Allah Très-haut, en l’occurrence les Sahih d’al-Bokhari et Mouslim
    3. Elle est reçue d’Aicha (P.A.a) par plusieurs voies et non par une seule voies comme le prétendent certains ignorants
    La voie la plus célèbre est celle de Hisham ibn Ourwa ibn Zoubayr qui le tenait d’Aicha (P.A.a). Cette version fait partie des plus authentiques, Ourwa connaissant bien Aicha dont elle était la tante maternelle (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)
    -Une autre voie est celle d’az-Zouhri d’après Ourwa ibn Zoubayr citée par Mouslim (1422).
    -Une autre voie est celle d’al-A’mach d’après ibrahim d’après al-Aswad selon lequel Aicha a dit:« Le Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) m’épousa quand j’avais 6 ans et consomma le mariage quand j’en avais 9.» A sa mort, elle avait 18 ans.
    -Une autre voie est celle de Muhammad ibn Amer d’après Yahya ibn Abdourrahman ibn Hatib qui le tenait d’Aicha (P.A.a) (Rapporté par Abou Dawoud, 4937).
    Son éminence, Cheikh Abou Isaac al-Houwayni, a recensé les noms de ceux qui ont confirmé la version d’Orwa ibn Zoubayr. Ce sont Al-Aswad ibn Yazid, al-Qassim ibn Abdourrahman, al-Qassim ibn Muhammad ibn Abou Baker et Omara bint Abdourrahman et Yahya ibn Abdourrahman ibn Hatib.
    Le même cheikh a recensé les noms de ceux qui ont confirmé la version de Hisham ibn Ourwa. Ce sont Ibn Shihab az-Zouhri et Abou Hamza, Maymoun, l’affranchi d’Orwa. Ensuite, il cite les rapporteurs médinois qui ont reçu le hadith de Hisham afin que le lecteur sache que Hisham a transmis le hadith à Médine. Ce sont Abou Ziad, Abdoullah ibn Dhakwaan, son fils Abdourrahman ibn Abi az-Zinad et Abdoullah ibn Muhammad ibn Yahya ibn Ourwa. Les autres rapporteurs sont: le mecquois Soufiane ibn Ouyayna; l’originaire de Ray, Djarir ibn Abdoul Hamid, et les ressortissants de Bassora Hammad ibn Salama, Hammad ibn Zayd, Wouhayb ibn Khalid et d’autres. Voir tout cela dans la conférence prononcée par cheikh Abou Isaac al-Houwayni (Puisse Allah le protéger) pour démontrer l’ignorance de l’auteur de l’article cité dans la présente question et réfuter ses allégations. En voici le lien:
    http://www.islamway.com/?iw_s=Lesson&iw_a=view&lesson_id=86106
    Voici un autre lien:
    http://www.islamway.com/?iw_s=Lesson&iw_a=view&lesson_id=86495
    Ces répliques multiples visent à réfuter les ambigüités entretenues par certains ignorants selon lesquels Hisham fut le seul à avoir transmis sa version et qu’il perdit sa lucidité à la fin de sa vie. Ce qui est juste c’est que cette accusation ne fut lancée (contre lui) que par Aboul Hassan ibn al-Qattan dans son bayan al-wahm wal ibhaam. Mais il eut tort.
    Adh-Dhahbi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde):« Hisham ibn Ourwa, fut un érudit et un imam confirmé. Arrivé à un âge avancé, sa capacité de mémoriser s’affaiblit mais il ne perdît jamais sa lucidité. Aucun compte ne doit être tenu des propos d’Aboul Hassan ibn al-Qattan selon lesquels Orwa et Souhail ibn Abi Salih perdirent leur lucidité et changèrent. En effet, l’homme changea légèrement et connut une déficience dans sa capacité de mémoriser comparée à ce qu’elle était dans sa jeunesse. Il oublia une partie de ce qu’il avait mémorisé ou y commettait des confusions mais alors?! Pouvait -il être à l’abri de l’oubli?
    Quant il arriva en Iraq vers la fin de sa vie, il transmis une grande quantité de savoir dont une infime partie non maîtrisée. Cela pouvait arriver à Malick, à Chouba, à Wakii et à (d’autres) grands hommes sûrs. Evitons la précipitation! Evitons de confondre les imams sûrs et les fauteurs. Hisham était un maître en islam. Puisse Allah nous apporter la meilleure consolation à ton propos, ô ibn al-Qattan. Abdourrahman ibn Khiracha abondait dans le même sens en disant que Malick n’était pas satisfait de lui (Hisham); il lui reprochait les hadiths qu’il transmit aux iraquiens.» (Mizan al-I’tidal (4/301-302). 4.A part Aicha (P.A.a), l’histoire du mariage du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) avec elle fut racontée par d’autres témoins mieux informés que les autres:
    L’imam Ahmad a rapporté dans al-Mousnad (6/211) d’après Muhammad ibn Bishr d’après Muhammad ibn Amer d’après Abou Salamata et Yahya qui ont dit:« Suite au décès de Khadidja, Khawla fille de Hakim, la femme d’Outhmane ibn Madzoun alla dire:
    -«Messager d’Allah: pourquoi ne te remaries-tu pas?»
    -«Avec qui?»
    -«Tu peux épouser soit une vierge, soit une femme mûre.»
    -«De quelle vierge s’agirait-il?»
    -«La fille de la créature d’Allah le Puissant et Majestueux que tu aimes le plus. Je veux nommer Aicha , la fille d’Abou Baker…» L’imam Ahmad cite ensuite le reste de l’histoire. On dit qu’Aicha avait six ans au moment de la conclusion du mariage et qu’elle en avait neuf lors de sa consommation.
    5. Voilà ce qu’Aicha a dit d’elle-même et que d’autres ont confirmé. C’est encore ce sur quoi les sources historiques relatant la vie d’Aicha (P.A.a) concordent. Aucune divergence sur la question n’y est décelée. L’affaire n’a jamais été laissée à la réflexion personnelle car une fois que l’intéressée s’est prononcée, une telle réflexion reste sans objet.
    6.Les sources historiques concordent pour attester qu’Aicha est née quatre ou cinq ans après l’avènement de l’islam.
    L’imam al-Bayhaqui (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde), commentant un hadith (d’Aicha), dit: «J’ai n’ai reconnu mes père et mère qu’en tant que pratiquant la religion.» Aicha (P.A.a) est née en Islam. Son père se convertit à l’islam dès son avènement. Al-Aswad a rapporté de façon sûre d’après Aicha (P.A.a) que le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) l’épousa quand elle avait six ans et que le mariage fut consommé quand elle en avait neuf ans et qu’à la mort du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) elle avait dix-huit ans. Quant à Asmaa fille d’Abou Baker, elle naquit à l’époque antéislamique et elle se convertit à l’islam avec son père.
    Abou Abdoullah ibn Mandah a racontée une histoire reçue d’Ibn Abi Zinad selon laquelle Asmaa , la fille d’Abou Baker, était dix ans plus âgée qu’Aicha. La conversion de la mère d’Asmaa est tardive. A ce propos, Asmaa (P.A.a) dit: «Ma mère , alors polythéiste, se rendit auprès de moi…» Elle tient ces propos dans un hadith. Elle (la mère en question) s’appelait Qatila et était issue du clan Malick ibn Hassal. Elle n’était pas la mère d’Aicha. La conversion d’Asmaa à l’islam se fit concomitamment à celle de son père, contrairement à sa mère.
    Quant à Abdourrahman fils d’Abou Baker, il semble qu’il était majeur lors de la conversion de son père. Il ne se rejoignit pas aux siens dans leur conversion parce qu’il le fit long temps après. Il était le fils aîné d’Abou Baker.» Voir as-Sunan al-koubra (6/203).
    Adh-Dhahabi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit: «Aicha est née après l’avènement de l’islam. Elle était de huit ans moins âgée que Fatima. Elle disait:«J’ai n’ai reconnu mes père et mère en tant que pratiquant la religion.» Voir siyarou a’laami an-noubalaa (2/139).
    Al-Hafedh Ibn Hadjar (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde):« Aicha est née quatre ou cinq ans après l’avènement de l’islam.» Voir al-Issaba (8/16). Cela étant , elle avait huit ou neuf ans au moment de l’émigration. Ce que confirme son hadith précité.
    7.Les sources historiques concordent à attester encore qu’elle avait dix huit ans au moment du décès du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui), autrement dit, elle en avait neuf lors de l’Hégire.
    8. Les ouvrages biographiques, historiques et les biographies (personnelles) mentionnent qu’Aicha mourut en l’an 57 de l’hégire à l’âge de 63 ans. Aussi, serait -elle âgée avant l’Hégire de six ans. Si on additionne les fractions suivant l’habitude des Arabes dans leur calcul des années- puisqu’ils arrondissent le calcul de la première et la dernière années, son âge au moment de l’Hégire serait huit ans et son âge, huit mois plus tard, lors de la consommation du mariage avec le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) neuf ans.
    9. Ce qui précède concorde avec ce que les ulémas ont rapporté à propos de la différence d’âge entre Asma fille d’Abou Baker et Aicha (P.A.a). Adh-Dhahabi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit:« Elle (Asmaa) était de dix quelques années plus âgée qu’Aicha.» Extrait de Siyarou aalaam an-Noubalaa (2/188). Aicha naquit quatre ou cinq ans après l’avènement de l’islam. Abou Nouaym dit dans son Mou’djam as-Sahaba qu’Asmaa naquit dix ans avant l’avènement de l’islam.» Dès lors, la différence d’âge entre Aicha et Asmaa est de quatorze ou quinze ans. Ce qui rejoint les propos suscités d’ah-Dhahabi: :« Elle (Asmaa) était de dix quelques années plus âgée qu’Aicha.»
    10. Bien que citant ces dates indiquées dans les ouvrages historiques et bibliographiques, nous n’en retenons que ce qui est fondée sur une chaîne sûre ( de rapporteurs). Nous excluons ce qui est dénuée d’une telle chaîne. Toujours est-il que toutes ces citations corroborent ce que nous avons cité au début de la présente réponse en fait d’hadith soutenus par des chaînes aussi authentiques que le soleil. C’est pourquoi nous avons ce qui les corrobore dans les livres d’histoire.
    Troisièmement, quant à notre réponse à l’argument que l’auteur arrogant de l’article croit avoir trouvé dans des ouvrages de référence , argument selon lequel la différence d’âge entre Asmaa et Aicha est de dix ans, nous disons qu’aucune chaîne sûre ne va dans ce sens. A supposer qu’une telle chaîne aille dans le sens indiqué, on pourrait la comprendre d’une manière qui concorde avec les arguments décisifs déjà cités.
    S’agissant des chaînes de rapporteurs, Abdourrahman ibn Abi Zinaad dit:« Asmaa était de dix ans plus âgée qu’Aicha.» Cette version est reçue de deux voix d’après al-Asmai d’après Abdourrahman ibn Abi Zinaad: la première voie est celle d’Ibn Assakir dans Tarikh dimachq (69/10). Il y dit:«Aboul Hassan, aly ibn Ahmad al-Maliki rapporte d’après Ahmad ibn Abdoul Wahid as-Soulami d’après mon grand père Abou Baker d’après Muhammad ibn Ziir d’après Ahmad ibn Saad ibn Ibrahim az-Zouhrai d’après Muhammad ibn Abi Safwan d’après al-Asmai qu’Ibn Abi Zinaad a dit.. puis il cite le hadith.
    La seconde voie citée par Ibn Abdoul Barr dans al-Isti’aab fii ma’rifatil al-ashaab (2/616) où il dit:«D’après Ahmad ibn Qassim d’après Muhammad ibn Mouavia d’parès Ibrahim ibn Moussa ibn Djamil d’après Ismail ibn Isaac, le cadi, d’après Basser ibn Ali d’après al-Asmai qu’Ibn Abi Zinaad a dit: «Asmaa fille d’Abou Baker, l’aînée d’Aicha de plus de dix ans ou de près de dix ans, dit…»
    Quand un chercheur impartial réfléchit à cette tradition, il lui apparait que se fier à son apparence et faire fi de tout ce qui lui est contraire en termes d’arguments revient à outrepasser les exigences de la science et de l’investigation (scientifique) pour ce qui suit:
    1. Abdourrahman ibn Abi Zinaad (100-174 H) fut le seul à préciser que la différence d’âge entre Aicha et Asmaa (P.A.a) était de dix ans. Les très nombreux arguments déjà cités sont reçus de bon nombre des membres de la génération qui suit celle des compagnons. Or il est bien connu que la multiplicité l’emporte sur la rareté.
    2. La majorité des ulémas juge Abdourrahman ibn Abi Zinaad faible. Dans sa biographie citée dans Tahdhibou Tahdhib (6/172) on cite cette notre portée sur lui par l’imam Ahmad:« incohérent dans ses hadiths» et cette autre note d’Ibn Ma’in: «Il n’est pas fiable selon les traditionnistes.» et cette note d’Ali ibn al-Madini: «Ses hadiths enseignés à Médine sont exacts. Quant à ceux diffusés à Bagdad, les bagdadiens les rejettent. J’ai vu Abdourrahman (c’est-à- dire Ibn Mahdi) critiquer les hadiths d’Abdourrahman ibn Abi Zinaad en se référent à leurs maîtres (ceux des bagdadiens): les bagdadiens lui opposèrent ce qu’ils avaient reçus de leurs maîtres tels qu’Untel, Untel et Untel.
    Abou Hatim dit de lui:« On enregistre ses hadiths mais on ne les prend pas pour des arguments.» An-Nassai dit: «Ses hadiths ne peuvent pas servir d’argument.» Abou Ahmad ibn Ady dit: «On ne doit pas adopter une partie de ce qu’il rapporte.»
    Quant au témoignage d’at-Tirmidhi en sa faveur dans ses Sunnan (hadith N° 1755), il est contredit par les critiques détaillées déjà citées , jugement qui l’emporte sur le témoignage, notamment quand Abdourraman se singularise en rapportant des propos qui s’écartent de ce qui est bien connu dans les ouvrages traitant de la Sunna et de l’histoire.
    3. Ses propos dans la version d’Ibn Abdoul Barr: « Elle était de dix ans ou presque plus âgée qu’Aicha.» Cette version est plus exacte que celle d’Ibn Assakir car Nasser ibn Ali, qui la rapporte d’al-Asmai ,selon la chaîne d’Ibn Abdoul Barr, est un homme parfaitement sûr d’après ce qui est affirmé dans Tahdhibou Tahdhib (10/431). Quant Muhammad ibn Abi Safwan qui rapporte le hadith d’al-Asmai selon la chaîne d’Ibn Assakir, personne n’a attesté de sa fiabilité..Son expression (ou près de) employée dans la version d’Ibn Abdoul Barr indique qu’il n’était pas en mesure de préciser les dix années avec détermination. Ce qui affaiblit la version. Aussi n’est -il pas permis à un chercheur de rejeter les arguments déjà cités sur la base d’un doute.
    4. Par ailleurs, il est possible de concilier la dite version et les autres en disant que la naissance d’Asmaa eut lieu six ou cinq ans avant l’avènement de l’islam et celle d’Aicha quatre ou cinq ans après l’avènement de l’islam. Asmaa décéda en l’an 73 H donc à l’page de 91 ou 92 ans. C’est ce qu’adh-Dhahabi a cité dans Siyar an-Noubalaa (3/380). Ibn Abi Zinaad dit: «Elle (Asmaa) était de dix ans l’ainée d’Aicha.» Et adh-Dhahabi d’ajouter:« Aussi, vécut-elle 91 ans.» Quant à Hisham ibn Ourwa, il dit:« Elle (Asmaa) vécut 100 ans et ne perdit pas une seule dent.»
    5. On peut dire qu’Asmaa naquit 14 ans avant l’avènement de l’islam. Ce que confirme l’auteur de l’article. Lors de l’hégire, Asmaa avait 27 ans. Elle en avait 100 à son décès en l’an 73 H. Ce qui concorde avec les sources historiques ayant évoqué la vie d’Asmaa fille d’Abou Baker (P.A.a). Elle mourut au cours de la même année où son fils , Abdoullah ibn Zoubayr fut tué en 73 H. Elle avait 100 ans. Hisham ibn Ourwa a rapporté de son père qu’Asmaa atteignit 100 ans sans perdre une seule dent ni subit une déficience mentale.
    Voici les ouvrages de référence ayant abordé le sujet:
    Hilyatoul awliyaa (2/56); mou’djamou as-Sahaba d’Abou Nouaym al-Asfahani; al-isti’aab d’Ibn Abdoul Barr (4/1783); tarikhou Dimashq d’Ibn Assakir (69/8); Ousd al-Ghaba d’Ibn al-Athir (7/12;al-Issaba d’Ibn Hadjar (7/487) et Tahdhiboul Kamal (35/125).
    Cependant , seul Abou Nou’aym al-Asfahani dit qu’Asmaa naquit dix ans avant l’avènement de l’islam dans un passage ainsi formulé: «Elle (Asmaa) était la sœur consanguine d’Aicha et son ainée, née 27 ans avant le début de l’histoire (le calendrier hégirien) et dix ans avant l’avènement de l’islam. Au moment de sa naissance, son père, le Véridique, avait 21 ans. Elle mourut à La Mecque en l’an 73 quelques jours après l’exécution de son fils, Abdoullah ibn Zoubayr, à l’âge de 100 après avoir perdu la vue.» C’est comme si Abou Nou’aym voulait dire que la période mecquoise dura 17 ans comme le disent certains biographes (du Prophète) mais il reste un avis faible dont il faut toutefois tenir compte pour pouvoir comprendre les propos d’Abou Noua’ym.
    A propos de la sagesse qui sou tendait le mariage du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui ) avec Aicha en dépit de la différence d’âge, Bukhari et Tabary se contredisent plus bas dans leur hadith en affirmant que les filles de Bubakhar sont né avant la révélation, faite les comptes.
    Allah le sait mieux.

    pour répondre a la deuxième question

    Sourate 65
    AT-TALAQ (LE DIVORCE)j’insiste sur ce mot divorce
    4. Si vous avez des doutes à propos (de la période d’attente) de vos femmes qui n’espèrent plus avoir de règles, leur délai est de trois mois. De même pour celles qui n’ont pas encore de règles. Et quant à celles qui sont enceintes, leur période d’attente se terminera à leur accouchement.
    Encore une personne qui ce met des œillères prenez le dans ce sens la, « celles qui n’ont pas encore leur règles » ne sous entends pas filles impubères mais sous entends d’attendre les prochaines règles pour être sur qu’elles ne soient pas enceintes,

    Sourate 6
    AL-ANAM (LES BESTIAUX)
    152. Et ne vous approchez des biens de l’orphelin que de la plus belle manière, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa MAJORITE. Et donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous n’imposons à une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s’il s’agit d’un proche parent. Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu’Il vous enjoint. Peut-être vous rappellerez-vous.
    Comment un homme qui admet et qui reconnais la majorité peut il prendre en mariage une fillette de 6 ans

    avant de vous servir de ces arguments comme cheval de bataille, commencer déjà par rendre cartésien votre esprit obscurci par cette antipathie islamophobe.

  3. 2 Alison Hamilton 23 jan 2017 à 18:40

    Les critères diagnostiques définissant la pédophilie et formulés par l’Association américaine de psychiatrie dans le DSM-IV sont les suivants (gracieusement transmis par Amine Rezzag) : il s’agit de fantaisies ou de pulsions sexuelles ou de comportements impliquant des enfants pré pubères habituellement 13 ans et moins) qui entraînent une excitation sexuelle. Ces stimulations peuvent devenir nécessaires à l’obtention de l’excitation sexuelle. Les symptômes cliniques doivent être intenses et continus pendant une période d’au moins 6 mois. Ce type d’excitation sexuelle est responsable d’une modification de la vie affective, sociale ou professionnelle.

    Le prophète Muhammad ne répond aucunement à ces critères.

    C’est vrai : Aïcha a commencé à vivre avec le Prophète lorsqu’elle était âgée de neuf ans (rapporté par Al-Bukhârî, n° 3681, Muslim, n° 1422). Mais il faut considérer les choses avec les éléments sociaux de l’époque. D’ailleurs, des détracteurs du Prophète il y en eu même à l’époque, comme les Mecquois idolâtres et les hypocrites de Médine. Et ils ne manquaient pas une occasion de propager des rumeurs contre lui. Quand le Prophète s’est par exemple marié avec Zaynab bint Jahsh, divorcée de Zayd ibn Hâritha – qui avait été adopté par le Prophète – ils ont fait tout un scandale (car ceci était considéré interdit dans l’Arabie pré-islamique). Mais rien n’a été dit à propos de son mariage avec Aïcha.

    Et puis il ne faut pas oublier que les gens de l’époque rapportent que Aïcha était développée (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3903), enfin que c’est le père de Aïcha, Abû Bakr lui-même, qui a demandé au Prophète de vivre avec sa jeune épouse (Fat’h ul-bârî, tome 7 p. 281). Quant au Prophète, selon Martin Lings (page 160), « il ne paraissait que la moitié de son âge » (alors cinquante-trois ans, ce qui donnerait à peu près vingt-sept ans), ce qui est rapporté par de nombreuses personnes : les témoignages de Compagnons sont très nombreux qui racontent que même plus tard, à l’âge de soixante ans, le Prophète n’avait que quelques fils blancs dans toute sa chevelure et sa barbe (rapporté par Al-Bukhârî). D’ailleurs, quand, à cinquante trois ans, le Prophète arriva à Médine en compagnie de Abû Bakr (de deux ans son cadet), les musulmans qui avaient seulement entendu parler du Prophète vinrent saluer Abû Bakr à sa place : c’est celui-ci qui paraissait être l’homme âgé (bien qu’en fait de deux ans plus jeune que le Prophète).

    Si le Prophète avait été pédophile, il ne se serait pas marié à l’âge de 25 ans avec Khadîdja, une femme deux fois veuve et de 15 ans son aînée, qui n’a de surcroît jamais connu de co-épouse ! Et s’il était devenu pédophile après s’être marié avec Aïcha, il ne se serait ensuite marié qu’avec des fillettes. Or, la totalité des femmes qu’il a épousées après que Aïcha ait commencé à vivre avec lui, étaient soit des femmes divorcées soit des veuves. Le Prophète aimait certes Aïcha. Mais pas au point d’avoir oublié sa défunte épouse Khadîdja. Aïcha raconte : « Je n’ai jamais été jalouse d’une autre épouse du Prophète comme j’ai été jalouse de Khadîdja. Je ne l’ai jamais vue mais le Prophète pensait souvent à elle. S’il abattait une chèvre, il en envoyait des morceaux aux amies de Khadîdja. Parfois je disais au Prophète : « C’est comme si dans le monde il n’y avait comme femme que Khadîdja ! » Il me répondait : « Elle avait telle et telle qualités. Et nous avons eu des enfants » (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim). Une autre fois, Aïcha dit à son époux le Prophète : « Qu’as-tu à penser à une vieille femme parmi les vieilles femmes qurayshites, dont les gencives étaient rouges et qui est déjà morte depuis longtemps. Dieu t’a donné de meilleures femmes qu’elle ! » Il répondit : « Dieu ne m’a pas donné de meilleure femme qu’elle… » (rapporté par Al-Bukhârî, Muslim et Ahmad).

    Dernier point : Aïcha racontait plus tard comment elle avait été jalouse lorsque le Prophète était vivant. Elle l’avait ainsi suivi une nuit, croyant qu’il allait se rendre chez une autre épouse, alors qu’il se rendait en fait au cimetière pour prier Dieu pour les défunts. Et le Prophète s’aperçut ensuite de sa présence (rapporté par Muslim). Quand une fois une autre épouse du Prophète envoya au Prophète un plat cuisiné alors que le Prophète se trouvait chez Aïcha, elle cassa le plat et le Prophète dut intervenir (rapporté par Al-Bukhârî). Un jour que le Prophète lui dit que si elle venait à mourir quand il était vivant, il prierait sur elle, elle lui fit cette boutade : « Je pense plutôt que tu souhaites que je meure afin que le même jour tu te rendes auprès d’autres épouses. » Le Prophète se contenta de sourire à cette réplique (rapporté par Al-Bukhârî et Ahmad). A un moment de la vie du Prophète, il était arrivé un tiraillement entre ce dernier et ses épouses : les épouses du Prophète insistaient sans arrêt pour obtenir de lui plus de facilités matérielles, et le Prophète n’en avait pas. Ces tiraillement répétés avaient poussé le Prophète (sur lui la paix), à prendre du recul par rapport à ses épouses, puis, sur l’ordre de Dieu, à demander à chacune d’elles de se prononcer clairement et librement sur leur volonté de rester mariées avec lui – et de se contenter de ce qu’il pourrait leur donner –, ou de choisir le divorce. Aucune n’a choisi de le quitter. Or, Aïcha faisait partie de ces épouses, et c’est même par elle qu’il commença, en lui demandant de ne pas se presser pour répondre (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim). Sont-ce là les propos et les actes d’une femme traumatisée ?

    Un Compagnon raconte pour ce qui a trait à la période après la mort du Prophète : « Chaque fois que nous les Compagnons du Prophète nous avions un problème pour comprendre un règlement de l’islam, nous trouvions quelque connaissance à ce sujet auprès de Aïcha » (rapporté par At-Tirmidhî).

    Il faut replacer les événements dans leur contexte. Pareil mariage faisait alors partie de la tradition. Et c’est d’ailleurs toujours la tradition dans certains pays aujourd’hui, qui ne sont pas forcément arabes ni musulmans. Le savant musulman Mustafâ as-Sibâ’î précise tout de même que le changement de traditions en la matière doit être pris en compte, et que des pays musulmans ont, au nom des principes mêmes de l’islam, offert au juge musulman la possibilité de refuser de marier un homme âgé avec une femme beaucoup plus jeune que lui s’il lui apparaît après enquête que les motifs de ce mariage ne sont pas conformes à l’éthique (Al-mar’a bayn al-fiqh wal-qânûn).

  4. 3 Andrea Gibson 8 oct 2017 à 4:57

    Je suis musulman sunnite parce que je ne suis pas chiite ou autre. A vrai dire, étant converti, je me suis toujours un peu « méfié » des hadiths parce que leur compilation est humaine et l’Homme est facile à étourdir, à induire en erreur… Bien sûr, les sahih/les 40 (An-Nawawi), celui de Jama’ah etc ils sont fiables parce que cohérents avec le Coran. Quand on me demande « t’es sunnite ? », je réponds « Musulman. Je suis le Coran et le Prophète (saws) » Et désolé mais le fait d’attribuer autant d’importance à Boukhari et Muslim (plus que le Coran même !!!), c’est une forme de shirk. Et après, ne sortez pas comme argument que la Torah et les Evangiles ont été modifiées par l’Homme alors même que des hadiths auxquels vous prêtez tant d’importance ont été compilés par l’Homme. Allahu 3alem ! BarakAllahou fikoum !

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