Le sourire de Larbi Ben M’hidi

La dignité se paye cher mais c’est notre seul patrimoine, à nous.

Le sourire de Larbi Ben M’hidi

Il y a aujourd’hui exactement 60 ans, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, Mohamed-Larbi Ben M’hidi Allah yarhamou, chef du FLN à Alger était assassiné par des criminels de guerre de la république française, étranglé puis remis dans sa cellule pour faire croire à un suicide par pendaison. Après 10 jours de torture atroce, il ne révélera même pas son nom.

La dignité c’est ça ! Larbi Ben M’hidi sourit face à ses bourreaux peu après son arrestation, bourreaux dont il n’attend aucune clémence. Ils comptaient se servir de lui contre la lutte de son peuple mais ils n’obtiendront rien que son sourire. Assassiné mais invaincu.

Gloire au martyr !

Répondant à un journaliste américain qui lui demandait au cours d’une conférence de presse improvisée par les militaires, « Ne trouvez vous pas lâche d’utiliser des couteaux et des couffins bourrés d’explosifs pour commettre des attentats ? »
« Donnez nous vos chars et vos avions et nous vous donnerons nos couteaux et nos couffins!  » répondit notre frère.

Son assassinat de sang froid sera maquillé en suicide. Le commandant Aussaresse a été l’exécutant et a avoué son forfait dans un livre il y a 7 ans mais qui en a donné l’ordre ?
Guy Mollet, président du conseil et François Mitterrand, ministre de la justice, tous deux socialistes sont parmi les 1ers responsables.

Nous n’oublierons jamais les assassins et le sourire de Larbi Ben M’hidi.

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Différences dans le Coran avant et après le Calife Othman – الإختلافات قبل و بعد المصحف العثماني

Egalité des droits en Tunisie : De l’urgence de déconstruire les manipulations des oulémas

Le 13 août 2017, le Président tunisien Essebsi lançait un débat sur une réforme du droit de la famille visant à étendre le principe d’égalité aux femmes, en particulier en matière d’héritage et de mariage. Cette initiative a fait frémir d’horreur la frange conservatrice de la société tunisienne et l’onde de choc s’est propagée aux confins du monde musulman à tel point que « l’Union Internationale des Oulémas Musulmans », présidée par le téléprédicateur Yûsuf al-Qaradawî s’est fendue d’un communiqué de presse rappelant M. Essebsi à la raison (traduction française du Dr. O. Marongiu-Perria disponible ici). Les fondements de l’islam seraient en danger. Les ficelles grossières utilisées dans ce communiqué se révèlent typiques des manipulations quotidiennes des Ecritures commises par nombre d’oulémas et d’imâms pour maintenir une vision du monde médiévale et patriarcale qu’il est urgent de déconstruire en vue de rendre aux fidèles des marges de liberté confisquées par les développements historiques de l’islam.

 


La grande Mosquée de Kairouan (Tunisie). Elle est considérée comme la quatrième ville sainte en Islam après La Mecque, Médine et Qods. Elle abritait l'un des plus grands centres d'enseignement de la jurisprudence malékite au IX ème siècle.

La grande Mosquée de Kairouan (Tunisie). Elle est considérée comme la quatrième ville sainte en Islam après La Mecque, Médine et Qods. Elle abritait l’un des plus grands centres d’enseignement de la jurisprudence malékite au IX ème siècle.
Le 13 août 2017, le Président tunisien Essebsi lançait un débat sur une réforme du droit de la famille visant à étendre le principe d’égalité aux femmes, en particulier en matière d’héritage et de mariage. Cette initiative a fait frémir d’horreur la frange conservatrice de la société tunisienne et l’onde de choc s’est propagée aux confins du monde musulman à tel point que « l’Union Internationale des Oulémas Musulmans », présidée par le téléprédicateur Yûsuf al-Qaradawî s’est fendue d’un communiqué de presse rappelant M. Essebsi à la raison (traduction française du Dr. O. Marongiu-Perria disponible ici). Les fondements de l’islam seraient en danger. Les ficelles grossières utilisées dans ce communiqué se révèlent typiques des manipulations quotidiennes des Ecritures commises par nombre d’oulémas et d’imâms pour maintenir une vision du monde médiévale et patriarcale qu’il est urgent de déconstruire en vue de rendre aux fidèles des marges de liberté confisquées par les développements historiques de l’islam.

Généralisations abusives

Fondée en 2004 à l’initiative de quelques oulémas de renommée internationale, l’Union Internationale des Oulémas Musulmans n’hésite pas une seconde à s’exprimer au nom de la « colère de l’ensemble des musulmans [du monde] », voulant s’imposer comme interlocuteur légitime d’un débat au nom des musulmans, balayant leur extrême diversité d’une part, mais aussi invisibilisant toutes celles et ceux qui voient d’un œil favorable le type de réforme proposé par M. Essebsi d’autre part. Si d’aucuns veulent croire qu’ils ne constituent pas encore une majorité à l’échelle globale, ce que l’on peut concéder sans problème, ils ne sont plus cependant un pourcentage marginal que l’on peut continuer à écarter d’un revers de la main.

S’exprime là un topos du discours clérical islamique, à savoir une généralisation à outrance visant à délégitimer et culpabiliser toute pensée critique, toute contestation du magistère : « tous les musulmans », « l’ensemble des oulémas », « tous les Compagnons », « toutes les écoles juridiques sans la moindre exception »… Nombreuses sont les formules qui permettent à la cléricature islamique de maintenir à peu de frais sa position privilégiée de détentrice de la Vérité, quand il ne s’agit pas, purement et simplement, de masquer sa propre ignorance de la richesse de la tradition islamique classique foisonnante sur à peu près tous les sujets, des opinions les plus orthodoxes aux plus hétérodoxes, sachant que ces notions sont extrêmement labiles et que « l’orthodoxie d’une époque ne résulte que de la somme des hétérodoxies des époques précédentes » (Tareq Oubrou).

Ainsi, à titre d’illustration, un théologien comme Abû Ya’qûb al-Sijistânî, au 11ème siècle, considérait déjà comme une absurdité de croire que la race humaine aurait procédé du seul couple d’Adam et Eve en utilisant des arguments qui relèveraient aujourd’hui d’une part de la génétique et d’autre part de l’herméneutique, considérant que les Textes offrent une allégorie plutôt qu’un récit historique (H. Corbin, Trilogie ismaélienne, Lagrasse, Verdier, 1994, pp.94-6). Un millénaire plus tard, l’orthodoxie reste pourtant figée sur une conception créationniste et peu de musulman-e-s sont conscient-e-s que leur tradition a produit, bien avant Darwin, des réflexions intéressantes pour l’histoire des sciences en la matière.

Le Président tunisien Béji Caïd Essebsi

Le Président tunisien Béji Caïd Essebsi


L’enjeu du positionnement de l’Union Internationale est évidemment de rappeler les troupes à l’ordre tout en évitant de devoir se livrer à une démonstration détaillée de sa position qui risquerait de mettre à jour ses failles et ses faiblesses, comme nous allons l’exposer ci-dessous. Il est dès lors fondamental que le/a croyant-e musulman-e prenne conscience que le ressort essentiel du discours des oulémas, de l’imâm de la mosquée du coin à des « pointures » mondiales comme al-Qaradawî, repose sur l’argument d’autorité, en se dispensant la plupart du temps de tout effort d’argumentation. On invoque la tradition des savants, on cite un fragment de verset et une moitié de hadith, en n’hésitant pas, comme dans le cas d’espèce, à faire fi des circonstances de la révélation (asbâb al-nuzûl) , ou à taire les véritables questions théologiques pourtant posées par le contexte contemporain au sein duquel évoluent les musulman-e-s.

Dans les controverses, nombreux sont ceux qui se contentent souvent de ridiculiser d’une phrase l’adversaire, ses idées, voire sa personne, sans pour autant engager un dialogue de fond sur les arguments exposés. Le résultat est là : le/a croyant-e lambda, absorbé-e par le rythme de la vie quotidienne, n’a guère le temps de démonter les discours qui lui sont servis, à mettre en exergue les avis minoritaires, nombreux sur toute question, qui contredisent les généralités proposées et qui présentent une profondeur de vue qui, si elle n’a pas fait mouche du temps de son auteur-e, peut se révéler extrêmement utile pour penser notre époque. En conséquence, se perpétue et se diffuse sans grande résistance la version très réductrice, aliénante, de l’islam que nous connaissons aujourd’hui. Aliénante parce qu’elle relève d’une conception médiévale (au sens historique) du monde et de la société, en dissonance de plus en plus grande avec le vécu réel des musulman-e-s qui sont irrémédiablement partie prenante de la modernité.


L’appropriation abusive de la détention de la Vérité (Haqq) que ce communiqué est censé avoir éclaircie permet à ses auteurs, subrepticement, de mettre le Président tunisien, le mufti de la République et le Bureau des Fatwas qui le soutiennent dans une situation proche du kufr (« mécréance » dans l’acceptation contemporaine), avec tout ce que cela peut impliquer dans l’imaginaire islamiste actuel. Le communiqué n’est pas aussi direct : le terme n’est pas employé, mais son univers de sens est largement évoqué (« Sachant que la preuve lui a été faite au sujet de ce que dit réellement l’islam, le retour vers la Vérité (rujû‘ ilâ l-Haqq) est une vertu, comme c’est une obligation et un devoir (wâjib wa-farîda) »), de telle sorte qu’au-delà de la formule diplomatique, la menace est à peine voilée. La conclusion du communiqué avec le verset 4,65 achève de sceller la menace pour qui en douterait encore : s’il ne revient pas sur ces propos, le Président Essebsi ne pourra plus prétendre à faire partie des « croyants » puisqu’il n’accepterait pas le jugement de Dieu (« Mais non, par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge pour trancher leurs conflits et que, par la suite, ils n’acceptent ta décision sans aucune contrariété, en y adhérant totalement »).

A l’heure où pullulent les illuminés prétendant faire justice au nom de Dieu, on mesure le degré d’irresponsabilité ou de compromission d’oulémas prétendument respectables et qui tentent de se poser en représentants de l’islam « du juste milieu » avec l’islamisme violent dont Daesh se veut le représentant princeps. Il est raisonnable de considérer que ce communiqué ait été calibré avec soin, comme le montrent certaines formules alambiquées. Dès lors, le choix de ce verset de conclusion au lieu d’un des 6235 autres disponibles, est tout sauf une faute d’inattention, ce qui autorise à s’interroger sur la vision du monde de l’ensemble des oulémas, en Europe et ailleurs, qui ont complaisamment relayé de telles positions sans le moindre esprit critique, ni sans exprimer la moindre distance. Le théologien catholique Hans Küng rappelle à propos que c’est précisément le refus du clergé catholique de reconnaître le rôle de la raison critique, puis son interdiction et sa sévère répression qui ont fait perdre pour de nombreux siècles sa pertinence au catholicisme chez une grande partie de ses fidèles, précipitant la diffusion de l’athéisme philosophique auprès d’une large population (voir H. Küng, Dieu existe-t-il ? Réponse à la question de Dieu dans les temps modernes, Paris, Seuil, 1981, livre A : raison et foi). Enfermés dans leur certitude de la détention d’une Vérité qui devrait s’imposer par son évidence supposée, ces oulémas semblent incapables de porter la moindre réflexion de fond sur l’expérience historique d’autres communautés de foi et leurs errements, alors que, précisément, l’athéisme philosophique croît chez les musulmans pour des raisons très similaires.


Enfin, révélant au passage la confusion théologique dans laquelle semblent baigner ces oulémas, ils n’hésitent pas à tomber dans l’excès en matière de nomenclature, soit sciemment pour mobiliser de manière démagogique les émotions de celles et ceux qui prêtent une valeur à leur propos, soit par ignorance ou par convention langagière, ce qui est encore plus grave pour les membres d’une Union qui se veut représenter la crème mondiale des oulémas. Ces derniers qualifient en effet de « choses sacrées » (muqaddasât) les sujets abordés dans leur communiqué, à savoir avec qui la musulmane peut se marier et ce dont elle aurait le droit d’hériter. On est sans contexte face à une hypertrophie du sacré qui envahit tous les aspects de la société, la sursaturant dès lors d’interdits, alors que, selon le Coran lu en contexte, tant l’héritage que le mariage sont des questions profanes, d’ailleurs traitées par la tradition jurisprudentielle postérieure sous le registre des relations sociales (mu‘âmalât) et non du rite (‘ibâdât), ce qui relève proprement du sacré. Quelles que soient les motivations des auteurs de ce communiqué, il n’en reste pas moins qu’ils l’inscrivent dans une longue tradition de sacralisation abusive de tous les aspects de la vie au prétexte que Dieu en aurait parlé dans son Coran. Cela contribue à compliquer outre mesure la vie du/de la musulman-e en entretenant sciemment la confusion entre ce qui peut être considéré comme véritablement sacré et profane d’une part au sein d’une tradition spirituelle particulière, et ce qui relève de l’intention particulière dont un-e croyant-e peut enrichir son agir quotidien le plus profane en se remémorant Dieu à dessein (e.g. le fait d’invoquer Dieu avant de faire la vaisselle ne la sacralise pas, mais connecte l’action du/de la croyant-e et le temps dans lequel elle se déroule avec une dimension supérieure qui, elle, peut être sacrée).

Ce point peut paraître anecdotique, mais il n’en est rien, car c’est à force de glissements de sens de cette nature que s’organisent des reconfigurations plus ou moins importantes de la dogmatique (‘aqîda), comme on l’a vu ces deux dernières décennies, au travers de propos tels que « le foulard fait partie de ma ‘aqîda », ou encore « soutenir la libération de la Palestine fait partie de la ‘aqîda » pour prendre des registres différents. Si certaines de ces propositions émergent d’un islam populaire où les croyant-e-s finissent par tirer les conclusions quasi inévitable de cette hypertrophie du sacré, d’aucunes finissent par être cooptées et validées par des oulémas, voire proviennent d’oulémas eux-mêmes, rajoutant à la confusion ambiante, elle-même entretenue au plus haut niveau de la cléricature islamique. Confusion sur laquelle les visions et les actions les plus extrêmes et les plus violentes trouvent ensuite un terreau propice à leur justification, voire leur sacralisation.

Le mariage mixte

Les arguments relatifs au mariage de la musulmane avec un non musulman sont, à ce titre, les plus emblématiques des dérives du discours de ces oulémas.

Pour rappel, en Tunisie, la Constitution veut que le mariage civil soit ouvert à tou-te-s, sans que n’interfèrent les convictions personnelles des futurs époux, mais une circulaire datant de 1973 prescrit l’interdiction, pour la musulmane, de se marier avec un non-musulman, en s’ancrant dans la longue tradition de l’islam malékite. C’est cette dernière que M. Essebsi se propose d’envoyer aux oubliettes de l’histoire, d’autant qu’elle s’oppose à une liberté fondamentale d’importance supérieure dans l’architecture juridique tunisienne.

Pour tenter de réduire à néant l’idée même de la possibilité du mariage d’une musulmane avec un non musulman, l’Union Internationale des Oulémas Musulmans propose une opinion peu étayée, mais se voulant efficace : « Le mariage d’une musulmane avec un non musulman contredit le Coran, la tradition prophétique et le consensus de la communauté, et il n’est permis en aucune façon de transgresser cette limite. Dieu dit : « Et ne mariez pas les associateurs [aux femmes musulmanes] jusqu’à ce qu’ils croient [en l’islam] » (2, 221). Et Il dit au sujet de l’interdiction des femmes musulmanes pour les mécréants : « Elles ne peuvent leur être licites comme ils ne peuvent leur être licites » (60, 10). Les musulmans sont unanimes sur cette interdiction, les savants de la Zeitouna ont d’ailleurs promulgué une fatwa en 1950 au sujet du mariage d’une jeune fille tunisienne avec un non musulman, dans laquelle était mentionné que : « ce mariage est nul et sans fondement dans la charia, et il ne convient pas de le nommer par le qualificatif de mariage, il s’agit au contraire d’une pure ignominie. » Depuis l’époque des compagnons du Prophète jusqu’à ce jour, les savants musulmans sont unanimes sur le fait que l’identité musulmane du mari est une condition de validité du mariage de la femme musulmane » (trad. O. Marongiu-Perria, op.cit.).

Il importe de déconstruire ce qui est une véritable imposture intellectuelle qui porte préjudice aux projets de vie de milliers, voire de millions de gens de par le monde, et ce certainement en Europe où la question des mariages mixtes impliquant une musulmane reste encore épineuse, y compris pour les jeunes de la 3ème génération (voir Oubrou T., Privot M. et Baylocq C., Profession Imâm, 1ère éd., Paris, Albin Michel, 2009, p. 47 sqq et 235 sqq).

Critique discursive

Minaret de la mosquée Zitouna

Minaret de la mosquée Zitouna
Tout d’abord sur le discours lui-même : les oulémas citent le Coran, la tradition prophétique et le consensus de la communauté sans entrer dans les détails. Cette introduction vise à « bétonner » le propos et faire en sorte de présenter une unanimité transhistorique, voire transcendantale sur la question. Pourtant, il n’en est rien : nous allons revenir aux versets coraniques ci-dessous, mais il est évident que la tradition prophétique ne présente aucun hadîth sain et clair sur la question (voir article en lien ci-après). Quant au concept de « consensus de la communauté », il s’agit d’une pure forgerie sans aucune valeur en principologie du droit islamique vu l’impossibilité de prouver l’existence d’un consensus d’une communauté de foi de plus d’un milliard et demi de croyant-e-s aussi divers-e-s que varié-e-s. Seul est reconnu comme un des fondements du droit canon, et avec ses propres limitations, un ijmâ‘ (consensus) des oulémas. Pour mettre ses opposants en minorité, l’Union Internationale n’hésite pas une seconde à frauder la réalité, à l’encontre de toute éthique. Pour ce qui concerne le mariage mixte, dans son fameux tafsîr du Coran, al-Tabarî (9/10ème siècles) a dû lui-même ressortir à un propos rapporté au deuxième calife ‘Umar b. al-Khattâb interdisant supposément ce mariage, faute de pouvoir trouver le moindre hadîth à proposer (ce qui permet également de dater indirectement l’apparition de ce fameux consensus des oulémas, bien plus tardivement que ne le prétend l’Union).

Autant dire que dans la hiérarchie de la normativité islamique, ce n’est pas le fondement le plus solide. Les oulémas n’en ont cure et n’introduisent aucune nuance dans leur propos, oblitérant sciemment l’histoire de la tradition jurisprudentielle en prétendant énoncer une vérité éternelle. De même, à la fin du paragraphe, ils récidivent en prétendant qu’il y aurait consensus à propos de cette interdiction « depuis les Compagnons du Prophète ». Si l’on retire le propos attribué à ‘Umar al-Khattâb, le faisceau de preuves se rétrécit très sérieusement, mais cela permet de faire astucieusement l’impasse sur ce que le Prophète aurait lui-même pu déclarer à ce sujet, ce qui est évidemment très pratique vu l’absence de propos solidement attestés sur la question. Si les Textes (Coran et sunna) ne présentent pas d’indice clair, il sera toujours possible de trouver une opinion de Compagnon, voire, le cas échéant, une construction tardive d’oulémas, mais dont la valeur reste très circonstanciée et qui doit être remise en question à chaque époque sans qu’elle ne puisse jamais acquérir le statut de Vérité supérieure.

La citation de l’opinion d’oulémas de la Zeitouna du siècle dernier tombe à propos pour rappeler qu’un tel mariage serait « pure ignominie », et enfoncer le clou de la culpabilité dans l’esprit de tout qui s’aviserait de vouloir penser à rebours de cette vérité. Le procédé est violent mais redoutablement efficace. La rhétorique contre l’intelligence, la menace contre le travail de conviction : une cléricature qui n’a plus que la commination pour faire respecter son orthodoxie est un signe clair de l’effondrement de sa pertinence auprès de ses fidèles. Il est crucial d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Retour impératif du Coran

Au contraire de l’Union Internationale des Oulémas Musulmans qui, sûre de son coup, se contente de citer deux versets tronqués en estimant que cela les absout de tout effort d’argumentation et de clarification, il importe de se remémorer le contexte de la révélation.

La société à laquelle s’adresse le Coran est une société tribale et segmentaire au sein de laquelle les femmes – même libres – ne valent guère mieux qu’un bien mobilier, une force de travail et de reproduction, un bien d’échange servant à forger des alliances entre familles, entre clans et tribus pour se garantir la paix ou des droits de passages sur les territoires contrôlés par d’autres clans ou tribus (voir R. Benzine et I. Saïdi, Finalement, qu’est-ce qu’il y a dans le Coran ?, Paris-Bruxelles, La Boîte à Pandore, 2017). La sîra (histoire prophétique) témoigne également que le Prophète s’inscrivait lui-même pleinement dans la logique des mariages visant à consolider des alliances à portée politique, inter-clanique, voire inter-religieuse.

Dans cette société, seuls contribuent au prestige d’un homme ses fils et ses troupeaux (al-mâl wa-l-bunûn zînatu l-hayati l-dunyâ, comme en atteste le Coran lui-même au verset 18,46). Pas ses épouses, ses filles ni ses esclaves. On remarquera également dans les versets qui seront traduits in extenso ci-dessous que, lorsque le Coran établit des droits et des devoirs symétriquement pour les hommes et les femmes, il ne s’adresse pourtant qu’aux hommes, jamais aux femmes (cf. « mariez » contre « donnez en mariage »), ce qui est un reflet de leur position effective dans cette société.

Dans ses carnets de voyage auprès des bédouins du Pays de Moab (Est de la Mer Morte) au tournant du 20ème siècle, Antonin Jaussen apparaît comme un témoin privilégié d’une telle société segmentaire qui n’a pas encore été profondément modifiée par la modernité. Ainsi, les filles n’entrent qu’avec parcimonie dans la représentation d’une ahl (famille de base, p.11) ; si les hommes d’une lignée sont identifiés et comptés à l’unité, ce n’est pas le cas pour les femmes qui restent anonymes en quelque sorte (p.15). Les dictons locaux y compris reflètent sa condition de force de (re)production : « Femme la nuit, ânesse le jour » (p.16 in Coutumes des Arabes au Pays de Moab, Paris, Adrien Maisonneuve, 1948).


Enfin, dimension fondamentale, le leitmotiv du Coran est de proposer une nouvelle alliance avec Dieu et son Prophète (voir J. Chabbi, Les trois piliers de l’islam, Paris, Seuil, 2016). La racine ’MN (qui donne îmân, mu’min et leurs dérivés, compris depuis l’époque classique comme relevant du champ de la croyance et de la foi suite à une transposition dans un autre univers culturel) est une des plus utilisée du Coran avec 879 occurrences. Ce concept qui structure d’évidence la pensée coranique renvoie en fait au champ sémantique de l’alliance, du ralliement plein et entier à Dieu et à son Prophète – à un Dieu non pas pasteur comme dans le judaïsme, mais « super chef » de tribu qui guidera ceux qui se rallient à Lui jusqu’à la bonne destination en multipliant les signes (âyât) le long des pistes de l’existence. C’est en ce sens que Dieu lui-même se déclare mu’min dans le Coran : Il est l’autre terme de l’équation : l’allié de ceux qui s’allient à Lui, l’Allié par excellence, qui pourvoit, nourrit et protège ceux qui le rejoignent (Dieu en effet ne peut être « croyant » ou « avoir la foi », problème sur lequel a longtemps butté une théologie lisant son Texte hors de son contexte anthropologique et sociétal). Cette alliance (îmân) semble avoir eu une dimension plus sociale que véritablement théologique : les Gens du Livre (Ahl al-Kitâb, traditionnellement interprétés comme les juifs et les chrétiens), mais aussi ceux qui reçurent un écrit surnaturel (Kitâb) avant vous (Cor. 4, 131 qui élargit plus encore le nombre de peuples, en cohérence avec la tradition qui veut que chacun aurait reçu un messager particulier) sont des mu’minîn, des alliés potentiels tant qu’ils ne recouvrent pas les signes de Dieu et se refusent d’être reconnaissants envers ses bienfaits (les kuffâr au sens propre) ou ne finissent par Lui associer des alliés surnaturels (les mushrikûn).

Le mushrik, l’associateur, c’est donc celui qui postule un réseau d’associations surnaturelles entre différentes divinités ou êtres surnaturels dont faisait partie, à l’origine, le Dieu de Muhammad (le Seigneur mecquois dont il est question au début de la révélation (Rabb hâdhâ l-Bayt, Cor. 106,3)). Le mushrik cherche ainsi à établir des pactes avec ces divinités en espérant soutien et intercession auprès de Dieu qui affirme pourtant que cette dernière ne leur servira de rien (Coran 34,23). En contexte coranique, les mushrikûn et les kuffâr par excellence sont les Mecquois auxquels Muhammad n’aura de cesse de s’adresser, ceux qui l’ont banni, qui ont rejeté la nouvelle alliance qu’il leur proposait et qui aurait dû leur apporter fortune et leur éviter le châtiment divin, susceptible de s’abattre sur eux à tout moment.

C’est précisément au sein de cet univers de sens relatif à l’alliance qu’il faut lire et comprendre les quelques versets relatifs au mariage que l’on qualifie aujourd’hui de « mixte ». Alliance avec Dieu et son Prophète d’une part, mais aussi alliance politique et sociale entre tribus et leurs alliés/associés surnaturels – un élément qui prend d’autant plus d’importance que le verset 60,10 fut révélé, selon la tradition, après le Pacte de Hudaybiyya en 628. Ce dernier statuait entre autres que les musulmans médinois devaient renvoyer à La Mecque tout-e futur-e transfuge qui n’aurait pas eu l’accord de son protecteur (walî), ce qui permet d’éclairer le propos coranique.

Le verset 2,221 peut se traduire ainsi : « Ne mariez pas celles qui prêtent des associés à Dieu (mushrikât) tant qu’elles ne se sont pas ralliées (à Dieu et à son Prophète, mu’minât). Une esclave ralliée est meilleure qu’une associatrice, même si celle-ci vous émerveille. Ne donnez pas (vos femmes) en mariage à ceux qui prêtent des associés à Dieu tant qu’ils ne se sont pas ralliés. Un esclave rallié est meilleur qu’un associateur, même si celui-ci vous émerveille. Car ceux-là appellent au feu (solaire, nâr), tandis que Dieu appelle au Jardin et au pardon, par Sa permission. Il rend clair ses signes aux gens, peut-être se rappelleront-ils ? ». (Il convient de noter au passage toute la morgue sociale que le Coran reproduit, sans aucunement la contester, dans son argumentaire : il s’adresse à des hommes libres qui ne sont sensés se marier qu’avec des gens de même statut social. Se marier avec un associateur ou une associatrice serait une déchéance sociale pire que le mariage avec un-e esclave (fut-il/elle musulman-e). Attention de ne pas lire de manière anachronique un appel à préférer la foi sur le statut social en matière de mariage, il s’agit d’un discours d’exhortation et de contrôle social, pas d’un manifeste pour l’abolition de l’esclavage).

Quant au verset 60, 10, il déclare : « O vous qui vous êtes ralliés (à Dieu et à son Prophète, al-ladhîna âmanû), si des femmes ralliées (mu’minât) arrivent à vous, émigrantes (de la Mecque), soumettez-les à un test. Dieu est parfaitement informé de leur ralliement. Si vous les reconnaissez comme ralliées, ne les renvoyez pas chez les kuffâr (ceux qui refusent les signes de Dieu, les Mecquois précisément). Elles ne leur sont plus licites, comme ils ne leur sont plus licites. Rendez-leur ce qu’ils ont dépensés (la dot). Il n’y pas de faute pour vous à les prendre en mariage, pour autant que vous leur donniez leur part (une dot).


Mosquée al Nabawi à Médine.

Mosquée al Nabawi à Médine.
Ne vous agrippez pas à vos liens avec les femmes qui refusent les signes de Dieu (kawâfir) : demandez ce que vous avez dépensez (pour les marier) et qu’ils (les kuffâr) demandent ce qu’ils ont dépensés également. Ceci est la décision de Dieu. Il juge entre vous et Dieu est Omniscient et Sage ».
Il est frappant de remarquer que l’interdiction de mariage mixte avec des associateurs/trices concerne tant les hommes que les femmes, de manière symétrique. Pourtant, la tradition jurisprudentielle et les croyances populaires vont juste retenir qu’il est licite pour le musulman d’épouser des femmes « des Gens du Livre », et interdire tout mariage de cette nature pour la musulmane.
Il est évident que les oulémas ont procédé par une lecture tronquée et doublement abusive du Coran :
(1) la négation du contexte de la révélation : Muhammad tente de mettre sur pied, à Médine, une nouvelle alliance centrée sur sa personne et son Seigneur, qui devrait prendre le pas sur les alliances tribales et claniques traditionnelles, sans pour autant pouvoir faire fi de l’immense pouvoir structurant de ces alliances et relations entre familles, clans et tribus au sein de sa société. Il doit composer avec sa réalité et prendre en compte, en quelque sorte, deux niveaux d’alliance : « verticale » avec Dieu d’une part, et « horizontale » entre les hommes et leurs structures familiales d’appartenance. Le verset 60,10 témoigne du fait que des hommes musulmans (voire des femmes musulmanes) étaient encore marié-e-s avec des associateurs/trices à Médine sans que cela n’ait, semble-t-il, posé de problème majeur. Certains divorceront après l’annonce de ce verset d’après la tradition. En résumé, il s’agit pour le Coran de clarifier les alliances et les allégeances pour unifier cette communauté naissante autour de Muhammad et diminuer les risques de défection et de trahison potentielles, toujours susceptibles de mettre en grave danger cette communauté encore relativement faible et entourée d’adversaire hostiles et résolus. Il ne s’agit donc pas ici de questions fondamentalement théologiques, ou de savoir en quoi ou qui les contemporains du Prophète croyaient vraiment, mais qu’elles étaient leurs allégeances. Plus que de dogmatique, il s’agissait de stratégies de survie.
(2) Une double assimilation sémantique catastrophique qui va à l’encontre du Coran lui-même : d’une part entre mu’min et muslim : à savoir que ne seraient plus « mu’min » que les seul-e-s musulman-e-s à l’exclusion de tous les autres peuples ayant reçu un écrit surnaturel (kitâb), et en particulier des juifs et des chrétiens qui font pourtant coraniquement partie des mu’minîn (or les versets cités ne parlent à aucun moment des musulman-e-s (muslim-a), mais des rallié-e-s (mu’min-a)) ; et d’autre part entre mushrik-a et kuffâr/kawâfir et ahl al-kitâb, à savoir entre associateur/trice et dénégateur/trice des signes de Dieu avec les Gens du Livre (chrétiens et juifs a minima). En effet, l’Union Internationale des Oulémas Musulmans, en prétendant dire que la musulmane ne peut se marier qu’avec un musulman, prétend que tout qui n’est pas musulman est d’office mushrik ou kâfir, ce qui constitue une lecture tellement restrictive du Coran qu’elle en devient malhonnête, d’autant que le contexte coranique renvoie sans équivoque aux Mecquois dits « polythéistes », même si ce terme n’est pas des plus appropriés pour qualifier leur probable manière de croire. En tous cas, de tels détournements de sens sont particulièrement graves pour des oulémas qui prétendent assurer la guidance d’une communauté spirituelle globale.
Un véritable travail de théologien aurait consisté à reconnaître que rien ne s’oppose coraniquement, ni dans la tradition prophétique au mariage d’une musulmane avec, au minimum, une personne relevant des communautés ayant reçu un livre auparavant, comme le démontre d’ailleurs l’analyse très fine du Dr. Al-Ajamî.


Egalité des droits en Tunisie : De l’urgence de déconstruire les manipulations des oulémas
Un tout autre chantier serait de s’interroger sur ce qu’est un « mushrik » au 21ème siècle, à l’heure où l’associationisme auquel faisait référence le Coran, présent au début du 7ème siècle à l’Est de la Péninsule arabique, a définitivement disparu ainsi que la société qui le portait. Plus largement encore, comment peut se réfléchir l’alliance avec Dieu (îmân) et avec les hommes dans nos sociétés modernes ? Repose-t-elle désormais sur la foi, sur l’apparentement familial et clanique, sur l’allégeance à un projet collectif et/ou à Dieu ? (M. Privot, Eléments d’une théologie islamique de la diversité, Revue Politique, à paraître novembre 2017). Dès lors que les conditions sociales et politiques qui ont mené à la promulgation de ces versets relativement restrictifs sur les opportunités matrimoniales des musulman-e-s ont disparu, ces restrictions sont-elles encore opportunes et valides ?

Un vrai travail théologique consisterait également à reconnaître que cette interdiction du mariage mixte pour la musulmane résulte de la projection sur le Texte – jusqu’à effectuer un retournement radical de sa signification première – des conceptions profondément patriarcales des oulémas médiévaux qui ont « fondé » ce fameux consensus. Ce faisant, ils ont sacralisé une anthropologie médiévale spécifique qui constituait la femme en un être sans aucune agencéité, toujours soumise au vouloir de son mari et des hommes de son clan, mineure à vie, dont la sexualité doit être domestiquée et dont la circulation ne peut avoir lieu qu’au sein d’un marché matrimoniale exclusivement endogène (cf. l’idéal du mariage de la bint al-‘âm, la fille de l’oncle paternel dans sa formule la plus exclusiviste), supposément garant de la cohésion et de l’identité du groupe (et par extension de la culture et de la société). D’aucuns n’hésiteront pas à rajouter, transposant au sein de la famille la conception impériale d’un islam nécessairement dominant, que celui-ci ne peut en aucun cas être dominé, ce qui serait le cas si une musulmane épousait un non musulman – la transformant du coup en étendard de l’islam. Partant, on peut comprendre que des oulémas médiévaux, en contexte de croisades, soient parvenus à la conclusion qu’il est interdit à la musulmane d’épouser un non musulman. Le droit malékite, à la base du droit de la famille dans les pays maghrébins, semble avoir été le plus intransigeant en la matière, avec l’impact que l’on constate au quotidien au sein des familles quant à la question de l’éventualité d’un mariage mixte.

A l’heure où les représentations sociétales de la femme ont profondément changé, y compris dans les pays traditionnellement musulmans, où elle a acquis de haute lutte son droit à l’indépendance (avec des variations notables, certes), et où son agencéité, son autonomie et son pouvoir de décider de sa vie lui sont légalement reconnus (même s’ils sont parfois niés par la culture et la tradition), la théologie islamique et la jurisprudence qu’elle oriente ne peuvent décemment plus continuer à promouvoir sans le questionner une vision du monde et de la société, en particulier de la femme, ancrée dans une anthropologie désormais révolue. L’urgence théologique consiste précisément à souligner le fait que cette sacralisation n’est qu’une construction sociale historiquement située (et donc critiquable et réversible) visant principalement – sous couvert de religion et de sacré – à garantir à l’homme une série de privilèges, dont un marché matrimonial préservé de toute concurrence externe n’est pas le moindre.


Dès lors que les constitutions et législations civiles des pays européens en tous cas, et de la plupart des pays traditionnellement musulmans, offrent des garanties suffisantes de protection des libertés individuelles, y compris en matière de liberté de conscience et de culte, et ce y compris à l’intérieur d’un couple, et qu’elles garantissent aux époux/ses qui se sentiraient lésé-e-s des protections et des droits de recours, cette interdiction religieuse du mariage de la musulmane avec un non musulman n’a plus aucune raison d’être – d’autant que le Coran lui-même ouvre déjà à de tels mariages avec l’ensemble des ralliés (parmi les gens du livre). Paradoxalement, dans une fatwa qui avait fait sensation à l’époque, le Conseil européen pour la fatwa et la recherche, présidé par le même Yûsuf al-Qaradawî, avait affirmé que rien n’empêchait une femme mariée qui se convertirait à l’islam de demeurer avec son époux dès lors que leur mariage est fondé sur l’entente et le respect réciproque. Déjà à cette occasion, nombreux/ses étaient celles et ceux qui avaient souligné une contradiction inhérente entre cette autorisation et l’interdiction pour la musulmane de contracter un mariage similaire – y aurait-il des agencéités différentes pour la musulmane convertie et la musulmane « de naissance » ? Certains mariages créeraient-ils des pratiques différentes de respect et d’entente mutuelle entre les époux ?

On le voit, sur ce sujet comme sur tant d’autres, le paradigme herméneutique et jurisprudentiel islamique traditionnel atteint ses limites de fonctionnement. Ses contradictions internes deviennent de plus en plus visibles et difficiles à gérer dans un monde globalisé, connecté et dont l’anthropologie évolue à toute vitesse, augmentant la dissonance avec l’épistémè (au sens foucaldien) islamique médiévale, voire même de l’Antiquité tardive à laquelle le Coran s’adressait au premier chef, et au sein de laquelle les oulémas classiques ont opéré.

L’Union Internationale des Oulémas Musulmans a préféré le rappel à l’ordre et la perpétuation non critique d’une conception médiévale de l’être humain qu’elle s’obstine à sacraliser au passage. Elle use en outre de procédés rhétoriques intellectuellement malhonnêtes pour emporter une adhésion émotionnelle au lieu d’ouvrir un débat de fond sur des questions qui orientent la vie de millions d’individus, femmes et hommes, qui tentent de bâtir une société inclusive et respectueuse en partant de leur engagement personnel et amoureux. Nous connaissons tou-te-s des histoires tragiques de vies brisées ou rendues impossibles à cause de cette supposée interdiction du mariage mixte pour la musulmane, voire pour le musulman selon certaines traditions. Aux oulémas qui se targuent de guidance et d’interpréter la parole de Dieu, il conviendra de rappeler, en temps voulu, leur responsabilité personnelle dans ces millions de destins tragiques pour avoir refusé d’agir en véritables théologiens et préféré la continuation du contrôle social du corps et du destin de la femme musulmane plutôt que son émancipation, la reproduction d’une tradition patriarcale plutôt que l’exploration, à la lumière de leur foi, des nouveaux horizons qu’ouvrent nos sociétés plurielles.


Quant aux musulmanes et aux musulmans qui souhaitent s’engager dans un mariage interconvictionnel, qu’ils/elles prennent leurs responsabilités sans culpabiliser et aillent de l’avant avec l’élu-e de leur cœur. Personne n’est né pour être l’étendard d’une religion ou d’une idéologie. Notre mission sur Terre n’est pas de produire des enfants qui perpétueront une foi, une religion, une croyance particulière, mais de poursuivre nos rêves, en tous cas ceux qui nous permettent d’être en accord avec nous-mêmes, de répandre du bien et du beau autour de nous, et nous apportent une certaine félicité. Des gens quitteront l’islam, d’autres y rentreront – indépendamment de nos choix de vie personnels et de l’éducation que nous proposerons à nos enfants. Le destin d’une religion n’a pas à être au centre de nos préoccupations vitales : si une religion finit par s’éteindre faute de fidèles, c’est qu’elle a perdu toute pertinence pour son temps. Par contre, si une chose est attendue de chacun-e d’entre nous, c’est d’envisager avec l’élu-e de notre cœur nos projets de vie : quelle place y auront nos croyances respectives, nos pratiques religieuses (ou pas) et ce que l’on considérera important de transmettre à nos enfants si l’occasion se présente, les concessions que chacun-e devra faire (ou pas) par loyauté familiale ou à sa tradition, et ce que chacun-e sera prêt-e à négocier pour faire fonctionner un foyer interconvictionnel. Le reste ne regarde que chacun-e d’entre nous (et son Seigneur le cas échéant).

Dr. Michaël Privot
Islamologue
Auteur de « Quand j’étais Frère musulman », parcours vers un islam des lumières, Paris-Bruxelles, La Boîte à Pandore, 2017.

Et si le prophète Mahomet n’avait pas été illettré ?

Et si le prophète Mahomet n’avait pas été illettré ?

Pour l’islam officiel, le Coran provient directement de Dieu, dicté au prophète Mahomet, qui ne savait ni lire ni écrire. Un livre remet totalement en cause cette version.

Par , à Roubaix

Publié le 19/09/2017 à 17:17 | Le Point.fr
D'autres versions du Coran auraient ete retrouvees au Yemen.
D’autres versions du Coran auraient été retrouvées au Yémen. © RIZWAN TABASSUM / AFP/

Dans la première biographie du Prophète, écrite par Mohammed Ibn Ishaq (704-767), l’archange Gabriel serait apparu dans un songe à Mahomet et lui aurait dit « Lis ! ». Le prophète aurait répondu : « Que dois-je lire ? » Un siècle plus tard, Al-Bukhâry transforme la réponse de Mahomet en : « Je ne sais pas lire. » Depuis, la tradition islamique classique assure que le Prophète était illettré et qu’il n’a pu que retenir par cœur tout ce que lui transmettait Dieu, par l’intermédiaire d’un archange… Ce fait exclut toute influence humaine, et donc tout moyen de réformer le Coran.

Dans un ouvrage au vitriol, mais fort bien documenté, intitulé Plaidoyer pour un islam apolitique (1), Mohamed Louizi assure que Mahomet savait lire et écrire, comme d’ailleurs son père, ses oncles et son grand-père. « Quelques jours avant sa mort, le Prophète aurait demandé à ses compagnons de lui ramener le nécessaire pour écrire un livre, un testament, qui leur évitera l’égarement », écrit-il. D’ailleurs, avant la « révélation », Mahomet n’était-il pas commerçant, conducteur de caravanes, auprès de sa première épouse, la très riche Khadija bint Khouwaylid ? « Et de ce fait, voyageait hiver et été pour fructifier son commerce, au beau milieu d’autres commerçants habiles et lettrés. Comment a-t-il pu vérifier que ce que les scribes écrivaient était conforme à la récitation dictée », souligne encore Mohamed Louizi.

Une version officielle

Cet ingénieur en génie électrique, originaire du Maroc, à l’habitude de mettre les pieds dans le plat. En 2016, il publie Pourquoi j’ai quitté les Frères musulmans (2). Ancien cadre de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), il révèle, sans être véritablement démenti depuis, que cette puissante structure entretient des liens avec la confrérie des Frères musulmans, fondée en 1928 en Égypte par Hassan a-Banna, et dont l’objectif final reste la conquête du monde entier. Cette fois, Mohamed Louizi cherche à démontrer que le Coran, que l’on connaît aujourd’hui, n’est pas exactement la parole de Dieu. Il a été écrit, ou plutôt réécrit, transformé par Othmân, le troisième calife qui a succédé à Mahomet. Il a pris les rênes du pouvoir de 644 à 656. Othmân, calife guerrier et conquérant, aurait imposé « à tout le monde une seule version officielle, abrogeant toutes les vulgates qui circulaient, un peu partout, dans son califat », écrit Mohamed Louizi.

L’auteur rappelle que Mahomet lui-même n’a jamais souhaité instaurer un califat. Il a toujours défendu la liberté de croire ou de ne pas croire. En fait, ses successeurs ont imposé un autre islam, un islam politique, « une nouvelle religion, diamétralement opposée à l’esprit fondateur de la prophétie au temps de Mohammed », dénonce Mohamed Louizi. « Il faut s’affranchir de cet islam politique, momifié depuis quatorze siècles et qui refuse toute liberté de conscience aux musulmans. Pour ma part, n’étant pas emprisonné dans un carcan, je conteste l’autorité de tous ces théologiens », explique l’auteur de Plaidoyer pour un islam politique.

D’autres Corans découverts au Yémen

En juin dernier lors d’une conférence à l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO), Chérif Farjani, auteur de l’ouvrage Le politique et le religieux dans le champ islamique, et Haoues Seniguer, maître de conférences en sciences politiques à Sciences Po Lyon, avaient évoqué l’existence d’autres Corans, qui ont circulé jusqu’au Xe siècle sous le manteau. « Des chercheurs en ont retrouvé récemment au Yémen. En fait, le processus a été assez lent pour imposer un codex officiel », souligne Chérif Farjani.

François Déroche, dans un article intitulé Deux siècles de composition, paru dans Le Monde des religions , confirme que la destruction des recueils concurrents n’a pas été complète. « Des sources signalent encore leur utilisation au Xe siècle. Ce fragment confirme l’existence, d’une part, d’un texte coranique différent et, de l’autre, de variations dans l’ordre des sourates ». Finalement, le Coran, comme d’ailleurs la Bible, a été écrit par des hommes. Et les hommes, comme chacun sait, peuvent souvent se tromper.

(1) « Plaidoyer pour un islam apolitique. Immersion dans l’histoire des guerres des islams », Michalon, 251 pages.

(2) « Pourquoi j’ai quitté les Frères musulmans. Retour éclairé vers un islam apolitique », Michalon, 326 pages.

http://www.lepoint.fr/culture/et-si-le-prophete-mahomet-n-avait-pas-ete-illettre-19-09-2017-2158245_3.php

 

Les Croisades vues par les Arabes 1 /4 Amin Maalouf, J’ai lu, 1983

Les Croisades vues par les Arabes est le premier essai écrit par Amin Maalouf. Il a été publié pour la première fois en 1983. Il est traduit en plusieurs langues.

 

Abdelbasset Abdessamad Sourat Al-Douha

La ville sacrée (Dan Gibson) – La Mecque est-elle le lieu des origines ?

L’islam a perdu le chemin vers Dieu

Michaël Privot est un islamologue reconnu, et un des meilleurs connaisseurs de l’islam en Belgique. Né à Verviers en 1974, converti à l’islam aux portes de la vingtaine, il a longtemps cheminé avec les Frères musulmans avant de s’en détacher. Il livre son expérience dans un livre intitulé « Quand j’étais Frère musulman ». On y découvre son parcours et sa recherche d’un islam des lumières.
La confrérie des Frères musulmans, fondée en 1928 en Égypte par Hassan El-Banna, charrie de nombreuses craintes. Comment définir ce qu’elle est ?
La confrérie n’est pas qu’un mouvement structuré. Pour comprendre ce qu’elle est, pour comprendre les liens entre ceux qui la composent, je préfère m’appuyer sur le terme de matrice idéologique qu’emploie la sociologue de l’UCL Brigitte Marechal. Au sein de cette matrice idéologique, on découvre des mouvements structurés que sont l’UOIF, l’Union des organisations islamique de France, ou de la LMB, la Ligue des musulmans de Belgique. On retrouve aussi certains partis politiques comme au Yémen ou au Koweït. Ces organisations font partie du canal historique qui se reconnaît dans l’héritage de Hassan El-Banna. Autour de ce canal historique existent d’autres mouvements qui ne se définissent pas comme Frères musulmans, mais qui sont inspirés par l’idéologie frériste. Si on prend Tariq Ramadan par exemple, il va dire qu’il n’est pas frériste, mais il se considère comme étant l’héritier le plus légitime de son grand-père qui était El-Banna, le fondateur de la confrérie. Il est donc dans la rénovation de la matrice. Idem pour l’organisation turque Milli Gorus. Ses membres ne se diront pas fréristes, mais ils sont sur une ligne absolument identique en termes de vision politique de la société.
Partagent-ils cependant une même conception de la foi et de la société ?
Ils prônent un même retour aux fondements de la religion que sont le Coran et la Sunna. Après, ils laissent chacun très libre. En fait, ils veulent éviter de se diviser sur une conception stricte de la foi. Ce qu’ils ont développé par contre, et c’est ce qui les rassemble, c’est la volonté de propager une pratique religieuse agissante. Une pratique religieuse qui permet de rendre la société meilleure et plus juste de leur point de vue. Les Frères regardent avec dédain les quiétistes qui enferment la pratique de la foi dans la sphère privée. À quoi bon avoir la foi, disent-ils, si c’est pour rester chez soi à ne rien faire. Les Frères musulmans souhaitent participer à la transformation sociale en s’appuyant sur leur foi. On les retrouvera donc très actifs dans l’associatif, dans la lutte contre les injustices sociales, contre les discriminations, et dans la défense des musulmans. Les Frères sont ainsi devenus les syndicalistes de l’identité musulmane en Europe.
Ont-ils un plan caché pour islamiser les sociétés occidentales ? C’est ce que l’on entend souvent.
Je n’ai jamais lu un seul document qui évoquait un plan caché pour islamiser l’Europe. Je ne dis pas que cela n’existe pas, mais après avoir fréquenté de nombreux responsables internationaux, et après avoir participé à des assemblées générales de la Fédération des organisations islamiques en Europe, qui est la grande coupole des associations fréristes en Europe, je peux dire que je n’ai rien vu, entendu ou lu de tel. Si un tel plan existe, alors il ne se propage que dans des cercles extrêmement restreints.
Existe-t-il un modèle de société qui est l’eldorado rêvé des Frères ? Le communautarisme anglo-saxon par exemple ?
Oui, les facilités de pratique telles qu’elles existent en Angleterre sont un modèle pour les Frères. Mais pas que pour eux. Sinon, dans le gros des troupes, il n’y a pas de réelle pensée politique. Certains estiment sans doute qu’une société qui serait régie en fonction des codes de la charia serait une société idéale, mais personne n’a réfléchi sur le comment y parvenir ni comment elle fonctionnerait. Il n’y a pas de réelle réflexion à ce sujet. On l’a d’ailleurs vu en Égypte quand Morsi est arrivé au pouvoir. En matière de gouvernance les Frères n’étaient pas du tout prêts. Ceux qui sont allés un peu plus loin dans la réflexion ce sont les dirigeants tunisiens du Nahda, mais pour la plupart des Frères, il n’y a pas de vision de ce que devrait être une société idéale. Du coup, le côté très pragmatique des Frères en est sans doute une des conséquences. Quand on n’a pas de pensée idéologique établie, chacun bricole en fonction des circonstances locales. En France, des Frères sont parfois des soutiens de l’extrême droite, de la droite, de la gauche ou de l’extrême gauche.
Comment qualifier l’influence des Frères en Belgique ?
Si on évoque leur influence politique, je retiens qu’à l’époque où j’y étais, jusqu’en 2012, il y avait une soixantaine de frères « canal historique » en Belgique. Si on compte 760 000 musulmans dans le pays, vous reconnaîtrez que 60 ce n’est rien, même s’ils sont actifs dans la société. Si je dois compter leurs mosquées, j’en compte quatre. Une à Verviers, une à Liège, une à Bruxelles et une à Gand. Par contre, si on envisage la matrice, cela commence à faire du monde. Mais entre eux, il n’y a pas vraiment de liens, chaque groupe travaille en silo, pour son compte. Si on considère la matrice, on peut donc dire que l’influence est large, mais que ce n’est pas l’influence des personnes, mais plutôt de leurs idées.
En Belgique, sont-ils en concurrence avec d’autres mouvements ?
Aujourd’hui, pour les Frères, l’ennemi numéro un ce sont les salafistes qui leur taillent des croupières et qu’ils considèrent comme détruisant ce qu’ils essayent de faire en matière de citoyenneté responsable. Entre eux, existe donc un combat en termes d’idéologie et de vision de la société. D’un côté, on retrouve les salafistes qui sont sur une position de retrait de la société, et de l’autre on découvre les Frères qui disent qu’il faut être dans la société, et agir pour la changer tout en restant tel que l’on est. En termes de théologie par contre, les Frères ont été massivement influencés par la pensée salafiste (voir la vidéo ci-dessus).
La pensée théologique des Frères peut-elle offrir un terreau favorable au djihad violent ?
Ma position était de dire non, car les Frères ont très vite renié des penseurs du djihad violent tels que Sayyid Qutb, un ancien Frère qui a théorisé le djihad armé avec le takfirisme. Pour autant, un professeur qui a lu mon livre m’a mis sous les yeux des épîtres de Hassan El-Banna qui évoquaient le djihad comme sixième pilier de l’islam. Je relativiserais donc ma réponse, même si je me demande toujours quelle est la réelle influence des épitres de El-Banna sur les Frères au quotidien.
Vous avez formalisé votre départ des Frères en 2012. Vous évoquez dans votre livre de multiples raisons. Une des plus importantes semble être l’absence d’esprit critique notamment au regard de la théologie au sein de la Confrérie.
Oui, cela a beaucoup joué. S’il y avait eu un aggiornamento critique au sein des Frères en Belgique, je serais sans doute resté un peu plus longtemps. Mais quand je vois ce qu’est la réalité des Frères dans des pays où ils sont plus structurés, je pense que je serai de toute façon parti assez vite. L’autorité débile a toujours été un problème pour moi…
Votre trajectoire personnelle est très particulière. Quand vous regardez en arrière, qu’est-ce qui était la soif qui, a vingt ans, vous a porté vers l’islam ?
Je pense que j’avais la foi depuis longtemps, mais que je ne le reconnaissais pas, et que je ne savais pas quoi en faire.
Mais que veut dire « avoir la foi » ?
C’est ce que j’appelle le vague soupir de l’âme. Une soif en une transcendance. L’impression qu’il y a quelque chose d’autre, que le monde n’est pas limité à ce que l’on en voit. La foi c’est aussi pour moi cet élan vers le beau, le pur, vers quelque chose qui nous élève.
Et pourquoi vous être tourné vers l’islam et pas vers le catholicisme par exemple ?
Je n’étais pas dans une famille où il y avait une foi vivante. J’étais donc un peu seul. J’ai été voir le curé qui m’avait baptisé. C’était un homme très accueillant et ma rencontre avec lui m’a permis de balayer beaucoup de préjugés sur l’Église. Mais ces préjugés étaient encore trop forts. Le bouddhisme me paraissait trop éloigné de ma culture d’origine, et le judaïsme est très difficile d’entrée. Je continuais donc à chercher lorsque j’ai commencé à étudier l’arabe à Liège, en vue notamment d’une carrière diplomatique. C’est là que l’on m’a dirigé vers un professeur de religion islamique. Sa rencontre a été déterminante. Il m’a mis devant mes responsabilités en me disant que j’avais la foi. C’était ce que j’avais besoin d’entendre. J’ai alors lu des ouvrages de gnose, de philosophie islamique. À l’époque nous étions en 1993, dans un autre monde, et l’islam s’est présenté à moi comme une « terra incognita ». J’y retrouvais ce côté assez libre d’accès à la foi et à Dieu, sans trop de médiations humaines. Ce que je découvrais aussi de l’islam, c’était le soufisme, et puis cette gnose très intellectuelle qui me démontrait que la foi ce n’était pas juste un truc simple du mec qui ne connait rien à la vie. Que la foi, cela nourrissait autant l’esprit que le cœur. C’est alors que je me suis lancé.
Sans jamais revenir vers d’autres religions ?
À l’université, j’ai pris tous les cours possibles sur l’histoire du christianisme et des autres religions. Cela a été extraordinaire. J’ai découvert la spiritualité rhénane, je me souviens aussi avoir été extrêmement impressionné par le souffle des Évangiles. J’ai trouvé cela très vivifiant, et cela m’a conforté dans cette conviction que beaucoup de chemins mènent à Dieu.
Vous proposez un rapport très individuel à la foi. Pourquoi alors ne pas avoir puisé un peu partout, en prenant ce qui vous parlait ? Pourquoi vous être maintenu dans le seul islam ?
Durant une période, j’ai essayé de faire un melting pot entre différentes spiritualités. Je suis même passé par l’ésotérisme où j’ai vécu de très difficiles expériences. Cela m’a raffermi dans l’idée qu’il y a trop de faux dieux qui pullulent aujourd’hui. Je me suis dit que m’inscrire dans une tradition était important. La tradition est un chemin qui a été éprouvé et qui offre des repères. C’est une façon de se prémunir contre ceux qui abusent de notre crédulité. Avoir des balises, se reposer sur des auteurs, qui nous permettent ensuite de faire quelques détours tout en les gardant à l’œil, me paraît être le chemin le plus sûr. Désormais cependant, ma démarche, avec d’autres, est celle de refonder tout cela dans l’islam. J’ai envie de me dire que l’on est rentré dans la maison, et que tout en gardant son cadre, on refait tout à l’intérieur.
Et pourquoi l’islam ? Que vous apporte-t-il de propre ?
Je suis très rétif à l’idée d’autorité, et à la pensée prête à porter. L’islam m’offre cet espace de création, de réinterprétation. Les bords de son chemin sont plus éloignés que dans d’autres traditions, moins contraignants que ce que je peux ressentir autre part. De plus, je maîtrise l’arabe qui a pour moi une portée mystique que je trouve extraordinaire. Enfin, au niveau théologique, j’aime ce Dieu lointain et en même temps très proche qu’offre l’islam.
Vous récusez la vision d’un Dieu « super héros ». Mais comment définir Dieu ? Dans l’islam, un tel exercice semble difficile.
La réponse qui me convient le plus aujourd’hui est celle proposée par la théologie doublement apophatique. En gros, elle dit que Dieu est indicible. Qu’il n’est ni être, ni non-être. On ne peut rien en dire, mais en même temps il reste proche de nous en étant dans ce non-temps, ce non-lieu… Cette conception rejoint cet élan vers la beauté et vers la lumière que je ressens.
Comment prier un Dieu indicible ? Un Dieu qui n’est pas une personne comme dans le christianisme ?
La prière, on l’approfondit tous les jours. Traditionnellement, il y a la première communication liturgique qui se fait par la récitation de la parole de Dieu, le Coran. À travers l’arabe notamment, cette récitation nous rapproche de Dieu, en nous mettant dans une parenthèse de temps sacré. Après, quand on est dans une prière d’invocation, la prière devient du « tu » et du « vous », mais sans image. Dieu est là en nous, « Plus proche de toi que ta jugulaire » dit le Coran, et on tente de le découvrir dans l’intime de nous-mêmes.
Quand on observe un musulman prier, on a l’impression qu’il n’accomplit qu’une simple récitation, qu’une simple succession de gestes. La prière n’est donc pas que cela ?
Le problème c’est que ce dont je parle, on va le retrouver dans certains mouvements soufis par exemple, mais très peu dans les mosquées aujourd’hui. Ce qui est transmis dans la plupart des mosquées, c’est de la gestuelle et de la récitation. Rien d’autre. Alors que les mosquées pourraient être des lieux d’éveil spirituel, le discours qui y est délivré est très scolastique, très sec.
Mais pourquoi ont-elles tant de succès alors ?
Parce que beaucoup de croyants sont malgré tout dans une recherche de spiritualité. Mais la seule chose qu’on leur donne c’est cette orthopraxie, c’est-à-dire la simple exécution d’actions. C’est comme si on ne sait plus comment faire pour rencontrer Dieu et qu’on dit aux musulmans : « faites tout ce que l’on vous dit et vous obtiendrez le salut ». Plutôt que de rencontrer Dieu, on essaye de le mériter. Or, ce n’est pas l’orthopraxie qui sauve. Seule la grâce sauve. Il y a donc au sein de l’islam une profonde fracture spirituelle. L’islam a perdu le chemin vers Dieu.

fracture spirituelle. L’islam a perdu le chemin vers Dieu.

 

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Michaël Privot est un islamologue reconnu et un des meilleurs connaisseurs de l’islam en Belgique. Né à Verviers en 1974, converti à l’islam aux portes de la vingtaine, il a longtemps cheminé avec les Frères musulmans avant de s’en…
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LE HIDJAB , LE NIQAB NE SONT PAS DE L’ISLAM NI DU CORAN

Le voile n’existe pas en tant que tel ! Allah a demandé au prophète de dire aux croyantes de rabattre un pan de leur voile sur leur poitrine qu’elles avaient dénudée (donc si elles doivent rabattre un pan de ce voile c’est qu’elles le portaient déjà comme la plupart des femmes vivant dans les pays chauds et même les hommes jusqu’à notre époque et ceci pour se protéger du soleil !!!) et si allah a demandé celà c’est d’une manière ponctuelle afin qu’elles se fassent reconnaitre par rapport aux prostituées de la cité de yathrib qui sortaient la poitrine nue, et à cette époque les musulmanes se faisaient railler et insulter par les hypocrites et les juifs de yathrib à cause de leur tenue légère ! les versets qui suivent sont très clairs car le verset incriminé se trouvant dans son contexte !! d’ailleurs il y a des récits de omar ibn al khattab (au moment où il était calife) avait ordonné aux femmes esclaves de ne pas se couvrir les seins car ce privilège était réservé aux femmes libres, j’en parle juste pour donner la preuve que tout est basé sur une histoire de poitrine et non du fait de vouloir enfermer la femme dans un vêtement prison qui ridiculise l’islam)

33.57 Ceux qui offensent Dieu et Son messager, Dieu les maudira en ce monde et dans l’autre, et leur fera subir un châtiment infamant.

33.58. Ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu’ils l’aient mérité se chargent d’une infamie et commettent un grave péché.

33.59. Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de ramener un pan de leurs voiles sur leur poitrine. C’est le meilleur moyen pour elles de se faire connaître et d’éviter ainsi d’être offensées. Dieu est Plein d’indulgence et de compassion.

33.60. Si les hypocrites, les sceptiques et les alarmistes de Yatrib ne cessent pas leurs agissements, Nous te lancerons contre eux , et leur présence dans ton voisinage sera de courte durée.

33.61. Toujours maudits, ils seront capturés en quelque lieu où ils se trouvent et éliminés sans pitié.

et les autres versets qui demandent aux femmes de rester confinées chez elles et de ne parler aux hommes que de derrière un écran (voile) ne concerne que les femmes du prophète et personne d’autres et là encore tous les versets sont dans leur contexte naturel et donnent un tout autre message !!

32,28 Ô Prophète ! Dis à tes épouses : «Si vous désirez les plaisirs et le faste de ce monde, venez que je vous verse une indemnité honorable et que je vous libère dignement.

33.29. Mais, si c’est Dieu que vous recherchez ainsi que Son messager et la vie future, Dieu a préparé pour les bienfaisantes d’entre vous une magnifique récompense.»

33.30. Ô femmes du Prophète ! Une peine double sera infligée à celle d’entre vous qui aura commis une turpitude flagrante , cela est si facile pour Dieu.

33.31. Nous doublerons la récompense de celle d’entre vous qui est soumise à Dieu et à Son messager, et qui fait le bien. Et Nous lui réserverons une généreuse rétribution.

33.32. Ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes en rien comparables aux autres femmes. Si vous êtes pieuses, ne vous montrez pas trop complaisantes dans vos propos, afin de ne pas éveiller de désirs coupables dans certains cœurs malsains. Soyez décentes dans vos propos.

33.33. Restez avec dignité dans vos foyers ! N’étalez pas avec coquetterie votre beauté à la manière des femmes de l’époque antéislamique ! Observez la salât ! Acquittez la zakât ! Obéissez à Dieu et à Son Prophète ! Dieu ne veut qu’éloigner de vous toute infamie, ô gens de la famille du Prophète, et vous purifier de toute souillure.

la preuve c’est qu’ un vêtement n’a jamais été un rempart contre quoi que ce soit et nous le constatons nous mêmes !!!! bien au contraire !!! les
comportements de la majortité des femmes voilées est déplorable et ridiculise l’islam ce qui prête à croire que le vêtement ne fait toujours pas le moine ! allah ne nous a jamais dit de porter un vêtement dit « islamique » c’est ridicule chacun peut s’habiller selon les modes de son pays d’origine et par choix tout simplement pourvu qu’il soit pudique et cache sa nudité, un bras ou un visage ou des cheveux ne sont pas un sexe !! et de le penser est une hérésie !! aucune personne ne doit être niée et éliminée de la scène publique au contraire tout le monde doit être reconnu ! allah ne nous donne pas le droit de nier sa création et la femme en fait partie ! et ce n’est pas un morceau de tissu qui empêchera un homme d’imaginer ce qu’il veux !! la fornication fait rage dans les pays dits musulmans où les hommes et les femmes portent cette fameuse tenue dite islamique, la « charia des hadiths » est mise en application : on lapide, on coupe des têtes à tour de bras !! les divorces explosent tous les plafonds et on ne cite plus le nombre d’enfants hors mariage découverts morts dans les poubelles !!!! Allah semble avoir abandonné de telles musulmans malheureusement ils sont nombreux et le monde entier ne voit que ça !!!! il faut arrêter toute cette hypocrisie dans laquelle la plupart font baigner l’islam aujourd’hui !!! il faut revenir au Livre de Dieu le Saint Coran !!!

Al-A’raf 7.26. Ô Enfants d’Adam ! Nous vous avons dotés de vêtements pour couvrir votre nudité, ainsi que de parures. Mais le meilleur vêtement est la crainte révérencielle du Seigneur ! C’est là un des signes de Dieu. Peut-être s’en souviendront-ils !

An-Nahl 16.116. Ne dites pas au gré de vos caprices : «Ceci est licite, et cela est illicite !», en attribuant ainsi à Dieu des mensonges . En vérité, ceux qui attribuent des mensonges à Dieu ne connaîtront jamais le bonheur !

il faut vraiment arrêter de donner un pouvoir à un tissu au lieu de penser à éduquer son nafs ! Si Allah a demandé aux hommes 24/30 de baisser leur regard c’est bien parce que la femme ne portait pas cet habit qu’elle porte aujourd’hui en disant que c’est au Nom de Dieu alors que c’est au nom des hommes qui le lui ont imposé !! l’habit islamique n’existe nulle part dans le coran ! Allah a demandé que l’on cache notre nudité, la femme n’est pas un sexe de la tête au pied ça c’est encore une invention d’homme ! si les cheveux et les bras étaient un sexe alors il aurait fallut demander aux hommes de porter le même vêtement !

H.A.Z.

LE HIDJAB , LE NIQAB NE SONT PAS DE L'ISLAM NI DU CORAN

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Les Algeriennes

LE HIDJAB , LE NIQAB NE SONT PAS DE L’ISLAM NI DU CORAN
Republication aprés 10 000 partages continuez à partager PARTIE 1
https://www.facebook.com/ToutesLesAlgeriennes/posts/857493367762346
le Voile n’a aucune existence En Islam et Voir et partager nos deux autres videos du Dr en science islamique Saaddine el Hilali https://www.facebook.com/ToutesLesAlgeriennes/videos/788386338006383/ voir Aussi la Video de l’illustre Docteur Mohamed Shahrour https://www.facebook.com/ToutesLesAlgeriennes/videos/695746753937009/ le Cheikh Abdellah Mohammed Nasr explique le voile est une pure invention Masculine et non du coran Le Hidjab ou le Voile n’a jamais été cité dans le coran comme habillement pour la femme , il n’a jamais non plus demandé ou exigé de la femme de se couvrir la tete , https://www.youtube.com/watch?v=8lf6cmF4LBg Islem el Bihiri
le mot jib cité dans le coran( sourate nour) designe l’ouverture du vetement sur la poitrine et non la tete ou les cheveux ( verset avec lequel les oulemas justifient le foulard sur la tete ), couvrir la tete avec un khimar ( foulard) n’a jamais été cité dans le coran , il ya bien sur quelques versets qui demandent aux hommes et les femmes de preserver leur pudeur sur un meme pieds d’egalité et qui n’ont absolument rien avoir avec l’aspect vestimentaire de la femme ,se couvrir la poitrine n’a rien avoir avec la tete , quand le prophete te dit prend ton cheval et va le plus loin possible pour annoncer le croissant de ramadan ça veut pas dire que tu dois encore utiliser le cheval de nos jours , et quand Allah te dit couvres toi la poitrine avec le khimar parce à lepoque les femmes s’habillaient avec ça et cela ne veut pas dire que c’est un ordre pour la tete pardi, l’ordre ecrit sur le Coran concerne que la poitrine et non la tete , si les femmes mettaient des chemisiers à l’epoque il aurait dit mettez une boutonniere pour fermer vos chemisiers pour ne pas montrer les poitrines seulement les poitrines . le Coran a cité le mot hidjab 7 fois seulement pour designer un Ecran virtuel ou materiel entre deux entités ( Rideau ) à aucun moment ce mot n’a été cité pour intimer l’ordre à la femme de s’habiller des pieds à la tete . Couvrir la tete de la femme n’a jamais été designé dans le coran ni cité. Quand aux hadiths sont faux les narrateurs rompu selon ce qu’aurait dit le prophete à Asma la fille d’abou bakr , ( hadith mounqati3 el masnad ) car la personne dit avoir entendu cela de Aicha alors qu’il n’a jamais vecu de l’epoque ni vu Aicha et en incoherence avec le coran lui meme soit 2 siecles aprés le décés du prophete ils les ont attribués à tord au prophete ont été crées de toute piece rien ne les authentifie et ne possedent aucune valeur .
Sourate Nour
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Sourate el Ahzab
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Le mot hidjab dans le coran
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هل »الحجاب » فريضة إسلامية أم بدعة سياسية؟
ce lien : http://heejab.tripod.com/
الحجاب ليس فريضة الحجاب رمز تكفيري سياسي
http://www.ahl-alquran.com/arabic/show_article.php…
الحجاب ولباس التقوى
http://www.ahl-alquran.com/arabic/show_article.php
الأزهر يمنح دكتوراه تفند فرض الحجاب في الإسلام
http://www.ahl-alquran.com/arabic/show_news.php
voir Aussi la videodu Docteur en science islamique Saaddine el Hilali
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voir Aussi la Video de l’illustre Docteur Mohamed Shahrour
https://www.facebook.com/ToutesLesAlgeriennes/videos/695746753937009/
Voir la video du penseur academicien Islem al Bihiri
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Imam Al Azhari Musthapha rashed
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OLFA YOUSSEF ISLAMOLOGUE ANTHROPOLOGUE UNIVERSITAIRE PSYCHANALYSTE
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LA FEMME EN ISLAM
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FRapper son epouse dans le Coran , qu’en est il ?
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Couper la main du voleur ?
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#القصر_العيني_الشريف
#وهم_الخلافة
#بول_البعير

comment ont-ils pu produire autant d’inepties dans l’islam ?et les attribuer au prophète Mohamed ?

L’histoire des hadiths

Le Prophète Mohammed avait interdit l’écriture de ses hadiths

Il est relaté dans Muslim, Ahmed et d’autres sources de hadiths, que le Prophète Mohammed avait interdit l’écriture de ses hadiths. Tous les recueils de hadiths que nous avons aujourd’hui, et qui sont considérés par les savants du hadith comme authentiques (sahih), ont été écrit deux siècles après la mort du Prophète ; pendant deux siècles, il n’y avait aucune documentation autorisée de hadiths en conformité avec l’interdiction laissée par le Prophète. Parmi les recueils sahih que nous avons aujourd’hui, le premier à avoir été écrit est celui de Bukhari qui est né en l’an 194 de l’Hégire (870 après JC). Il est également important de noter que les auteurs des six autres recueils de hadiths, comme Muslim et Abu Dawud, sont tous nés après Bukhari.

Le Coran contient une prophétie concernant la fabrication de hadiths par les ennemis du Prophète :

C’est ainsi que nous assignons à chaque prophète un ennemi, des diables humains et djinns, s’inspirant des paroles enjolivées et trompeuses. Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les, eux et ce qu’ils inventent. Coran, 6:112

Le Coran confirme également que les fabrications de hadiths ont été autorisées à se produire conformément à la volonté de Dieu, afin de servir de critères pour exposer les vrais croyants des hypocrites. Ceux qui sont attirés vers les hadiths, et les respectent, se révèlent être de faux croyants. Cela s’explique aisément par le fait que les vrais croyants sont satisfaits de Dieu seul. Ils sont satisfaits des seules paroles de Dieu et de la seule loi de Dieu (le Coran). Ils croient aux paroles de Dieu qui décrivent le Coran comme complet et pleinement détaillé, et ils n’ont donc pas besoin d’autres sources. Ils obéissent à l’ordre de Dieu de ne respecter aucune autre source de loi religieuse en dehors du Coran :

Chercherai-je une autre source de lois que Dieu, alors que c’est Lui qui a fait descendre sur vous cette Ecriture détaillée ? Ceux auxquels Nous avons donné l’Ecriture savent qu’elle est descendue de ton Seigneur avec la vérité. Ne sois donc pas parmi les sceptiques. Et la parole de ton Seigneur s’est accomplie en toute vérité et justice. Nul ne peut modifier Ses paroles. Il est l’Audient, l’Omniscient. Coran, 6:114-115

D’un autre côté, les faux croyants ne sont pas satisfaits avec le Coran comme seule source de loi, donc ils cherchent d’autres sources:

Et pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à l’Au-delà s’inclinent vers cela, pour qu’ils s’y complaisent, et qu’ils acquièrent ce qu’ils accomplissent. Coran, 6:113

Les recueils de hadiths rapportent que le Prophète avait interdit l’écriture de ses hadiths et que ses disciples ne devaient rien écrire d’autre de lui que le Coran ! Il est également prouvé que le Prophète avait maintenu sa position jusqu’à sa mort. Voilà un certain nombre de ces hadiths :

(1) Ibn Saïd Al-Khudry a rapporté que le messager de Dieu a dit :

« N’écrivez rien de moi, excepté le Coran. Quiconque écrit autre chose que le Coran doit l’effacer. » (Ahmed, Vol. 1, page 171, et Sahih Muslim, Zuhd, Livre 42, Numéro 7147)
Certains savants du hadith ont laissé entendre que Mohammed avait changé son point de vue sur l’écriture des hadiths. Cependant, le hadith suivant, qui a été rapporté 30 ans après la mort du Prophète, confirme que le prophète Mohammed n’avait jamais autorisé l’écriture des hadiths depuis le moment où il avait dit à ses disciples de ne rien écrire d’autre que le Coran :

(2) De Ibn Hanbal : Zayd Ibn Thabit (le plus proche scribe du Prophète) visita le calife Mu’awiya (plus de 30 ans après la mort du Prophète), et lui raconta une histoire à propos du Prophète. Mu’awiya aima l’histoire et ordonna à quelqu’un de l’écrire. Mais Zayd dit : « Le messager de Dieu nous a ordonné de ne jamais
rien écrire de ses hadiths ».

(3) Le livre « Ulum Al-Hadith » d’Ibn Al-Salah, rapporte un hadith d’Abu Hourayra dans lequel Abu Hurayra dit : le Messager de Dieu est venu nous voir alors que nous écrivions ses hadiths et dit : « Quels sont vos écrits ? » Nous avons dit : « Des hadiths que nous entendons de toi, messager de Dieu. » Il dit : « Un livre autre que
le livre de Dieu? ». Nous avons dit : « Devons-nous parler de toi ? ». Il a dit : « parlez de moi, ce sera très bien, mais ceux qui mentiront iront en enfer ». Abu Hurayra dit : « Nous avons recueilli ce que nous écrivions des hadiths et les brûlâmes dans le feu ».

(4) Dans le livre « Taq-Yeed Al-Ilm », Abu Hurayra dit : le Messager de Dieu avait été informé que certaines personnes écrivaient ses hadiths. Il monta sur la chaire de la mosquée et dit : « Quels sont ces livres que j’ai entendu que vous écrivez ? Je suis juste un être humain. Quiconque d’entre vous possède un de ces écrits devrait l’apporter ici ». Abu Hurayra dit : nous les avons tous recueillis et brûlés dans le feu.

(5) Ibn Hanbal dans son livre Musnad, raconte un hadith dans lequel Abdullah Ibn Omar dit : « Le Messager de Dieu vint un jour à nous comme s’il allait nous quitter bientôt et dit : « Quand je partirai (mourrai), accrochez-vous au livre de Dieu, interdisez ce qu’il interdit et acceptez comme licite ce qu’il a rendu licite ».

(6) Encore une fois, dans le livre « Taq-Yeed Al-Ilm », Abu Saeed Al-Khudry dit : « J’ai interrogé le Messager de Dieu sur la permission d’écrire ses hadiths, mais il a refusé de me donner la permission. »

(7) Le pèlerinage d’adieu du prophète Mohammed est une pierre angulaire dans l’histoire musulmane. Le dernier sermon donné par le Prophète lors de ce pèlerinage a été entendu par des milliers de musulmans. Il y a cependant trois versions de ce sermon dans les livres de hadiths. Cela reflète en soi le degré de corruption des livres de hadiths puisque c’est le discours du prophète Mohammed ayant eu le plus de témoins.

1 – Première version : « J’ai laissé parmi vous ce qui, si vous vous y tenez fermement, vous préservera de l’égarement : le livre de Dieu et ma famille ». Muslim 44/4, Nu2408; Ibn Hanbal 4/366; Darimi 23/1, nu. 3319. Il s’agit de la version faite par les Musulmans chiites.

2 – Deuxième version : « J’ai laissé parmi vous ce qui, si vous vous y tenez fermement, vous préservera de l’égarement : le livre de Dieu et ma Sunna ». Muwatta, 46/3. Il s’agit de la version faite par les Musulmans sunnites.

3 – Troisième version : « J’ai laissé parmi vous ce qui, si vous vous y tenez fermement, vous préservera de l’égarement : le livre de Dieu » Muslim 15/19, nu 1218, Ibn Majah, 25/84, Abu Dawud 11/56. Cette dernière version est la version haïe par les Musulmans sunnites et chiites. C’est la seule version qui est conforme à l’affirmation répétée dans le Coran que le message de Mohammed était seulement le Coran. Beaucoup de Musulmans sunnites et chiites ne savent même pas que cette version du sermon existe. En réalité, ils ne veulent pas le savoir, car la vérité blesse.

Histoire de la documentation des hadiths

L’écriture et la documentation des hadiths est un élément intéressant et important de l’histoire islamique.

Dieu confirme à plusieurs reprises dans le Coran que ce livre est complet, parfait et pleinement détaillé (6:19, 6:38, 6:114-115, 50:45, 12:111), et s’Il le voulait, Il nous aurait donné des centaines de livres, pas seulement un seul Coran (voir 18:109 et 31:27).

Les hadiths et les califes bien guidés (al-Khulafā’u r-Rāshidūn)

Les quatre premiers califes , qui ont gouverné la Umma musulmane (nation) après la mort du prophète Mohammed, ont respecté le commandement du Prophète et interdit l’écriture et la collection de hadiths. Ils ont accepté le fait que le Coran est entièrement détaillé et qu’il est la seule source de la religion (6:114).

Abu Bakr, à un moment donné, n’était pas sûr de vouloir garder ce qu’il connaissait de hadiths. Il avait recueilli 500 hadiths pendant la longue période passée auprès du prophète Mohammed, mais il ne pouvait plus dormir la nuit, jusqu’à ce qu’il les brûle. Omar Ibn Al-Khattab insista pour que son fils Abdullah détruise les hadiths qu’il avait recueillis. L’histoire islamique mentionne l’histoire d’Omar Ibn Al-Khattab qui avait retenu quatre des compagnons du Prophète en raison de leur insistance à raconter des hadiths ; il s’agissait d’Ibn Masoud, Abu Al-Darda, Abu Masoud Al-Anssary et Abu Tharr Al-Ghaffary. Omar traita Abu Hurayra de menteur et le menaça de le renvoyer au Yémen, d’où il venait, s’il n’arrêtait pas de raconter ces mensonges à propos du prophète Mohammed. Il s’arrêta, jusqu’à ce qu’Omar meurt, et il recommença alors.

On raconte aussi qu’Omar avait voulu écrire un recueil des paroles du Prophète, mais qu’il s’était abstenu de peur que les Musulmans choisissent d’abandonner les enseignements du Coran en faveur des hadiths.

«Je voulais écrire le Sun’an, et je me suis souvenu des peuples qui nous ont précédés, ils avaient écrit d’autres livres à suivre et ont abandonné le livre de Dieu. Et je ne remplacerai jamais, je le jure, le livre de Dieu avec quoi que ce soit d’autre » Jami ‘Al-Bayan 1/67.
Ali Ibn Abu Talib, le quatrième calife, dit dans un de ses discours : « Je demande instamment à tous ceux qui ont des écrits tirés du Messager de Dieu de rentrer chez eux et de les effacer. Les peuples avant vous ont été anéantis parce qu’ils suivaient les hadiths de leurs savants et délaissaient le livre de leur Seigneur « . (Sunan Al-Daramy)

Le califat d’Omar Ibn Abdul Aziz, le début de la fin

Abu Hurayra a rapporté plus de hadiths que quiconque, y compris Abu Bakr, Omar, Ali et Aïcha qui ont vécu avec le Prophète toute leur vie. En moins de deux ans au côté du Prophète, Abu Hurayra a rapporté plus de hadiths que tous ces compagnons réunis. Il a relaté 5374 hadiths. Ibn Hanbal a cité 3848 de ses hadiths dans son livre. Les califes bien guidés qui ont gouverné la Umma musulmane après la mort du prophète Mohammed ont respecté la volonté du Prophète de ne rien écrire en dehors du Coran et dénoncé toute tentative d’écrire des hadiths. Leur exemple a été suivi pendant les deux premiers siècles après la mort du Prophète. A ce moment, les mensonges au sujet du prophète Mohammed étaient largement répandus et les gens désertèrent le Coran pour se tourner vers les hadiths ; c’est alors que le calife Omar Ibn Abdel-Aziz émit une ordonnance permettant l’écriture de hadiths, en pensant que les hadiths authentiques seraient enregistrés et que cela mettrait un terme aux mensonges circulant sur le prophète Mohammed. Dans sa décision, il ignora les commandements de Dieu dans le Coran et les enseignements du prophète Mohammed, ainsi que les exemples de ses prédécesseurs et l’opposition de la plupart des savants de son temps. Depuis lors, l’Islam s’est déplacé de la religion de Dieu, le Coran, vers les hadiths infâmes qui ont été initialement interdits par Dieu et Son Prophète.

Les premiers écrits de hadiths

Quant à l’idée que les hadiths aient été écrits dès l’époque du Prophète, c’est historiquement correct, mais le Prophète lui-même et ceux qui régnèrent après lui condamnèrent ces écrits et regardèrent ceux qui écrivaient ces hadiths avec mépris. Les livres de hadiths mentionnent que le prophète Mohammed brûla les hadiths collectés, et il était très en colère contre les gens faisant « d’autre livre que le livre de Dieu ». Abu Bakr et Omar Ibn Al-Khattab, ont également brûlé des recueils de hadiths.

Cette interdiction des hadiths se poursuivit jusqu’à ce que Omar Ibn Abdel-Aziz permit la rédaction des hadiths et de la sunna, puis de nombreux livres apparurent contenant des hadiths, par exemple : Ibn Greeg, Malik Ibn Anas, Mohammed Ibn Is’haq. Le plus célèbre d’entre eux est le livre de Malik Ibn Anas, « Al-Muwattaa », qui compte environ 500 hadiths. A la fin du deuxième siècle, les livres dits « Masaned » sont apparus, par exemple : le Musnad d’Ahmed Ibn Hanbal qui contient environ 40 000 hadiths. Dans la première moitié du troisième siècle, les célèbres six livres de hadiths apparurent et ce sont les livres utilisés par la plupart des savants de nos jours : 1 – Sahih Bukhari. 2 – Sahih Muslim. 3 – Sunan Abu Dawud. 4-Sunan Al-Tirmidhy. 5-Sunan Al-Nesaay. 6 – Sunan Ibn Majah.

Dans ces livres une nouvelle religion a été écrite, dominant le Coran. En écrivant ces livres, les auteurs ne se sont pas souciés de savoir si les hadiths contredisaient le Coran ou d’autres hadiths, ou même le bon sens. En réalité, ils ont accompli la promesse de Dieu en 6:112-113 :

C’est ainsi que nous assignons à chaque prophète un ennemi, des diables humains et djinns, s’inspirant des paroles enjolivées et trompeuses. Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les, eux et ce qu’ils inventent.
Et pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à l’Au-delà s’inclinent vers cela, pour qu’ils s’y complaisent, et qu’ils acquièrent ce qu’ils accomplissent. Coran, 6:112-113

Combien de hadiths ?

Le nombre de hadiths recueillis et attribués au prophète Mohammed se compte en centaines de milliers. La majorité de ces hadiths sont de purs mensonges et fabrications, et ont été rejetés par les premiers savants musulmans qui pensaient pouvoir deviner quel hadith est authentique et lequel ne l’est pas. Penchons-nous sur quelques-uns des célèbres collecteurs de hadiths et sur ce qu’ils collectés :

(1) Malik Ibn Anas recueillit environ 500 hadiths dans son célèbre livre « Al-Muwattaa ».

(2) Ahmed Ibn Hanbal recueillit environ 40 000 hadiths, dans son célèbre « Musnad » parmi 700 000. En d’autres termes, il pensait que 660 000 hadiths étaient non prouvés, mensongés et/ou des fabrications. Cela représente 94% de mensonges et de fabrications.

(3) Bukhari recueillit environ 600 000 hadiths, en accepta 7275 et considéra 592 725 hadiths comme non prouvés, mensongés et/ou fabriqués. Cela représente près de 99% de ce qu’il a recueilli.

(4) Muslim recueillit 300 000 hadiths, n’en accepta que 4000 d’entre eux et en refusa environ 296 000, soit près de 99% de ces hadiths collectés.

Cela nous donne une idée de l’ampleur de la corruption qui est entrée dans l’Islam. Maintenant, nous devons comprendre pourquoi Dieu a promis de préserver, de protéger et de sauvegarder son livre qui est décrit comme le seul authentique hadith, le seul hadith acceptable et le meilleur hadith (39:23, 45:6).

Abu Hourayra et tant de mensonges

Abu Hurayra vint du Yémen dans la septième année de l’Hégire et se convertit à l’Islam. Il resta aux côtés du prophète Mohammed moins de deux ans. Il a rapporté plus de 5000 hadiths, 5374 pour être exact, tout cela en moins de deux ans passés avec le prophète (comparez cela avec les quelques hadiths rapportés par Aïcha, Abu Bakr ou Omar par exemple, après qu’ils aient passé beaucoup plus de temps aux côtés du prophète). La plupart de ses hadiths rapportés sont appelés hadiths « Ahad », c’est à dire des hadiths rapportés par une seule personne, cette personne étant ici Abu Hurayra lui-même. Certains des compagnons du prophète (Sahaba) ainsi que Aïcha, l’épouse du Prophète, l’ont accusé d’être un menteur, et de rapporter des mensonges sur le Prophète juste pour fabriquer des hadiths et gagner un certain statut. Omar Ibn Al-Khattab, le second calife bien guidé menaça Abu Hurayra de l’envoyer en exil s’il ne s’arrêtait pas de propager des hadiths concernant Mohammed ; il s’arrêta jusqu’à l’assassinat d’Omar puis il recommença. Il continua de propager des hadiths pour faire plaisir au calife des Musulmans, y compris du temps où il vivait dans le palais royal de Mu’awiya en Syrie. Abu Hurayra indiqua à son auditoire qu’il leur racontait des hadiths qui, s’il les avait mentionnés du temps où Omar était vivant, lui auraient valu plusieurs coups de fouet.

Abu Jaafar Al Iskafy mentionna que le calife Mu’awiya avait choisit quelques personnes, incluant Abu Hurayra, pour raconter des histoires et des hadiths fabriqués au sujet de Ali Ibn Abu Talib, cousin du prophète, pour le dégrader. Abu Hurayra vécut dans le palais royal de Mu’awiya et le servit notamment à des fins politiques. Il fabriqua certains des hadiths qui rabaissent et insultent Ali Ibn Abu Talib, le faisant passer pour quelqu’un d’inférieur à Abu Bakr, Omar et Othman, uniquement pour le plaisir de Mu’awiya.

Sous le règne de Mu’awiya, de nombreux hadiths, avec l’aide d’Abu Hurayra, furent inventés pour soutenir l’idée que l’on doit obéir à un imam ou un calife, tout comme Dieu ou le Messager, en contradiction avec la règle du Coran qui stipule que tous les sujets doivent être traités démocratiquement par la consultation (il ne faut pas oublier que Abu Hurayra vivait dans le palais royal du calife à l’époque).

Beaucoup de hadiths qui ont été rapporté par Abu Hurayra contredisent d’autres hadiths, y compris ses propres hadiths, et contredisent le Coran et le sens commun.

Abu Hurayra a rapporté des hadiths d’après Kaab Al Ahbar, qui était un juif faussement converti qui tenta d’expliquer le Coran en utilisant les livres corrompus des Juifs (le talmud avis de rabbins) . Il a produit quelques-uns des hadiths les plus scandaleux qui soient, en contradiction avec le Coran, créés à partir de fausses histoires. Kaab al ahbar est originaire du Yemen de la même cité que Abou Horayra (Daous) ! est-ce un hasard ?

Les historiens islamiques rapportent qu’Abu Hurayra, après avoir reçu le gouvernement de Bahreïn, devint très riche en deux ans, de sorte qu’Omar le rappela et lui dit : « Toi, l’ennemi de Dieu, tu as volé l’argent de Dieu. J’ai fait de toi l’émir du Bahreïn quand tu n’avais même pas une paire de chaussures. D’où as-tu obtenu tout cet argent (400 000 Dirhams) ? L’histoire indique qu’Omar lui pris 10 000 Dirham. (Abu Hourayra n’a reconnu que 20 000 Dirhams)

Abu Hurayra est celui qui est accusé d’avoir le plus fabriqué de hadiths. Aïcha, l’épouse du Prophète, l’a toujours accusé de raconter des histoires inexactes ou incomplètes et des hadiths fabriqués, qu’elle n’avait jamais entendu le Prophète prononcer. Il était aussi connu pour avoir des préjugés envers les femmes et les chiens. Il a produit quelques-uns des hadiths les plus insultants envers les femmes musulmanes, et même des hadiths qui appellent à la mise à mort des
chiens.

Aïcha et Abu Hourayra en désaccord

Dans le livre « Taa’oueel Mukhtalaf Alhadith » par Ibn Al-Qutaiba Dinory, il est rapporté qu’Aïcha (la femme du Prophète) a dit à Abu Hurayra : « tu rapportes des hadiths du prophète Mohammed que nous n’avons jamais entendu de sa bouche ». Il a répondu (comme Bukhari l’a rapporté) : « Tu (Aïcha) était occupé avec ton miroir et ton maquillage ». Elle (Aïcha) lui répondit : « C’est toi qui était préoccupé par ton estomac et ta faim, tu courais après les gens dans les allées, mendiant de la nourriture, et ils t’évitaient et fuyaient, et finalement tu revenais et t’évanouissais devant ma chambre et les gens pensaient que tu étais fou et t’enjambaient ».

Le nombre de hadiths recueillis par Abu Hurayra par rapport à Aïcha, Abu Bakr, Omar et Ali (tiré d’un livre intitulé La Littérature des Hadiths : son origine, développement & caractéristiques spécifiques, par Mohammed Zubayr Siddiqui) sont :
1. Abu Hurayra 5374
4. Aïcha 2210

10. Umar Ibn al-Khattab 537

11. Ali Ibn Abi Talib 536

31. Abu Bakr al-Siddiq 142
Comparez le nombre de hadiths recueillis par Abu Bakr à ceux d’Abu Hurayra tout en gardant à l’esprit qu’Abu Bakr a accompagné le Prophète pendant environ 23 ans, alors qu’Abu Hurayra est resté en compagnie du Prophète pendant moins de 2 ans.

Le « Sahih » de Bukhari : exemple de corruption

Beaucoup de Musulmans parlent de hadiths avec un respect qui correspond et dépasse parfois celui accordé au Coran. Bien que le Coran ne laisse aucun doute quant à ce que les croyants doivent utiliser pour la guidance et le bonheur parfait, ceux qui ne croient pas Dieu dans ses propres paroles trouvent habituellement refuge dans les hadiths et la sunna, bien que ceux-ci aient été condamnés par le Coran à plusieurs reprises. Dieu décrit le Coran comme le « meilleur » hadith (39:23), et que l’on ne doit croire en aucun hadith autre que le Coran (45:6 et 7:185).

L’imam Al-Bukhari, ou Bukhari pour faire court, est juste un des nombreux savants qui ont décidé de recueillir les hadiths et la sunna malgré l’interdiction claire, exprimée par le prophète lui-même et tous les califes qui l’ont suivi, de collecter et d’écrire autre chose que le Coran.

Alors que le Christianisme moderne est en grande partie le produit de la corruption et des inventions de Paul, l’Islam sunnite traditionnel, tel que pratiqué aujourd’hui, est le produit de la corruption de la vraie religion qu’est l’Islam par des gens comme Bukhari.

Dès que les musulmans ont déserté le Coran en faveur des livres de hadiths, leur véritable Islam a été corrompu et leur pratique de l’Islam aujourd’hui n’est que le reflet de l’Islam des savants comme Bukhari, Muslim, Nesaay, Tirmidhy, Abu Daoud et d’autres. Ce n’est plus le vrai message que le prophète Mohammed a délivré.

Non seulement Bukhari enfreignit les règles qui, selon lui, il utilisa pour garantir l’authenticité des hadiths, mais ses sentiments personnels, son alliance politique et la haine des gens comme Ali Ibn Abu Talib affecta son choix des hadith à lister dans son livre et ceux à rejeter. Il se souciait moins du contenu des hadiths. Il a listé denombreux hadiths qui contredisent le Coran, contredisent d’autres hadiths, contredisent le sens commun, insultent Dieu, insultent le prophète Mohammed, insultent les épouses du Prophète et sa famille. La position que Bukhari a pris en ce qui concerne Ali Ibn Abu Talib par rapport à sa position à l’égard de Mu’aawyiah n’est qu’un reflet de la corruption politique de Bukhari et de son parti pris de lister les hadiths qui rabaissent Ali et ceux qui présentent son ennemi Mu’aawyiah comme un homme pur et vertueux malgré sa corruption affichée et son mépris des lois islamiques de base. Bukhari a rapporté de nombreux hadiths dans son livre de gens qui étaient considérés comme menteurs, corrompus et indignes de confiance. Les érudits musulmans qui lui ont succédé ont eu peur d’exposer la vérité et les imperfections de Bukhari et d’autres savants de hadiths et de la sunna comme lui. Prenons un exemple simple, dans le célèbre livre « Al-Mustadrek », l’auteur affirme que Bukhari a listé des hadiths de 434 personnes qui n’ont pas été acceptées par Muslim dans son livre « Sahih Muslim », car indignes de confiance. D’un autre côté Muslim a accepté pour son livre 625 personnes qui ont été refusées par Bukhari.

La corruption de l’Islam par les hadiths et la sunna a commencé peu de temps après la mort du prophète. Ces recueils de soi-disant hadiths et de la Sunna ont été condamnés par Dieu, et également condamnés par le Prophète et les Sahaba (compagnons du Prophète). Cette corruption atteignit son apogée à la fin du deuxième siècle après l’Hégire lorsque les fameux six livres (références) de hadiths furent écrits.

Et le Messager dit: «Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée!» Coran, 25:30

Des hadiths qui insultent le prophète Mohammed

Les recueils de Bukhari et Muslim sont pleins de hadiths honteux qui insultent Dieu, le prophète Mohammed, les Musulmans, l’Islam et aussi l’intelligence de n’importe quel être humain.

Dans cette section, nous allons montrer certaines des insultes faites envers le prophète Mohammed lui-même par les mêmes personnes qui prétendent préserver ses hadiths. Leurs mensonges et leurs fabrication sont évidents, mais ils osent appeler ces fabrications des hadith « sahih » (authentiques).

Voici quelques exemples :

(1) Les livres Sahih contiennent de nombreuses règles qui contredisent le Coran. Dans un de ces hadiths, le Prophète est dépeint comme quelqu’un qui a désobéi à Dieu en jouant le rôle de législateur, alors que nous savons que le Coran insiste catégoriquement sur le fait que seul Dieu est législateur (6:114, 66:1). Un de ces hadiths affirme que le Prophète a ordonné une punition pour l’adultère différente de celle autorisée dans le Coran par Dieu. La punition pour l’adultère dans le Coran est donnée en 24:2 et elle est de 100 coups de fouet. Cependant, le hadith, qui est évidemment un mensonge contre le Prophète, donne une peine de lapidation à mort !

Muslim Livre 17, Numéro 4192 :
« Ubada b. as-Samit a rapporté que le messager de Dieu a dit que la punition de l’adultère dans le cas des personnes mariées est de cent coups de fouet puis d’être lapidées (à mort). »
En réponse à cette contradiction flagrante entre le Coran et les hadiths, les partisans des hadiths affirment qu’il yavait un verset dans le Coran qui autorisait la peine de lapidation, mais qu’il a été mangé par une chèvre et donc
retiré du Coran ! Quelle insulte envers Dieu, le Prophète et à l’intégrité de la révélation divine!

(2) Dans les hadiths, on nous dit que le prophète Mohammed avait l’habitude d’avoir des relations sexuelles avec ses femmes, 9 d’entre elles, en moins d’une heure, le jour ou la nuit. Et qui lui a été donné la puissance sexuelle de 30 hommes :

Volume 7, Livre 62, Numéro 6:
« Anas: Le Prophète avait l’habitude de faire le tour (avoir des relations sexuelles avec) de toutes ses femmes en une nuit, et il avait neuf épouses. »

Qu’est-ce que ce mensonge honteux a à voir avec le message d’adorer Dieu seul ! Quel genre d’image est-ce que Bukhari essaye de donner du Prophète par ce hadith ? Est-ce que Bukhari comprend que le cœur du message de Mohammed est principalement liée à sa virilité sexuelle ? Est-ce que Bukhari pense que Dieu a envoyé le prophète pour ça ?

De plus, celui qui accepte ce hadith comme étant authentique contribue en réalité à la publication de tels mensonges grossiers contre le Prophète de Dieu.

(3) Dans Bukhari, nous lisons que le Prophète a interdit la Salât à certains moments de la journée! Cela semble incroyable, car c’est une interdiction qui n’a aucune référence nulle part dans le Coran. En outre, il est totalement absurde de penser qu’un véritable messager interdirait un acte d’adoration envers Dieu à certains moments de la journée !

Bukhari, Volume 2, livre 26, numéro 695 :

Rapporté par Abdullah, qu’il a entendu le Prophète interdisant l’offrande de prières à l’heure du lever et du coucher du soleil.

(4) Dans Bukhari Volume 7, Livre 62, Numéro 93, nous lisons l’histoire d’un collier perdu par Aïcha (l’épouse du Prophète), de sorte que le Prophète a demandé à tous les Musulmans avec lui de chercher le collier perdu. Pendant ce temps, l’heure de la prière vint et ils firent leur prière sans ablutions ! Donc, Dieu décida de donner aux Musulmans le Tayyamum (ablutions sèches).

Un autre hadith honteux considéré comme authentique !

Non seulement ce hadith insulte le Prophète en disant qu’il a observé une prière nulle (sans ablutions), mais il implique aussi que la loi de Dieu, dans ce cas la loi des ablutions sèches, a été décrétée par Dieu seulement pour accommoder l’erreur du Prophète, plutôt que la loi de Dieu soit universelle et totalement indépendante des événements liés à l’homme.

(5) Dans Bukhari, Volume 8, livre 82, numéro 796, nous lisons:

« Un groupe de personnes appartenant aux tribus Oreyneh et Oqayelh vint voir le Prophète pour embrasser l’Islam, le Prophète leur conseilla de boire de l’urine de chameau ! Plus tard, ils tuèrent le berger du Prophète, alors le Prophète les saisit, leur creva les yeux, coupa leurs mains et leurs pieds, et les laissa sans eau dans le désert pour qu’ils meurent ».

C’est l’image qui est donnée par les livres de hadiths du Prophète, un homme que Dieu décrit dans le Coran comme étant compatissant et de haute moralité. Le hadith le dépeint comme un barbare qui crève les yeux des gens et coupe leurs mains et leurs pieds ! Cela sans mentionner sa prescription de boire l’urine de chameau !

Maintenant savons-nous pourquoi Dieu décrit Son livre (le Coran) comme le meilleur hadith ? Savons-nous pourquoi nous ne devons croire rien d’autre que le Coran (45:6) ?

Seuls les ennemis de Dieu, les ennemis du prophète Mohammed et les ennemis de l’Islam suivent et défendent les livres de hadiths.

Nous savons peut-être maintenant pourquoi Dieu a dit que ce sont les ennemis du Prophète qui fabriqueront ces livres (6:112) et que les hypocrites seront ceux qui les accepteront et les défendront. Pas étonnant alors que le messager se plaindra à Dieu le Jour du Jugement que les Musulmans ont déserté le Coran (25:30).

(6) Un des hadiths les plus souvent utilisés pour attaquer l’Islam et le Prophète est le suivant : Volume 7, Livre 62, Numéro 64: Aïcha rapporte que le Prophète l’a épousée quand elle avait six ans et qu’il a consommé son mariage quand elle en
avait neuf, puis qu’elle est restée avec lui pendant neuf ans (soit jusqu’à sa mort).

Inutile de dire que, si cela était vrai, ce serait une énorme insulte envers le Prophète et également un cas de maltraitance d’enfant, pour dire le moins. Cette histoire est sans aucun doute un mensonge contre le Prophète et contre Aïcha.

(7) Le Prophète décrit les femmes comme étant tordues ! Volume 7, Livre 62, Numéro 113:
Rapporté par Abu Huraira : l’apôtre de Dieu a dit : Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue.

Encore un autre hadith qui est sans aucun doute un mensonge contre le Prophète. Ce hadith a les relents d’une culture du désert, masculine, qui traite les femmes comme des êtres inférieurs et de deuxième classe, et non pas les paroles d’un prophète envoyé par Dieu. Encore un autre mensonge fabriqué contre le Prophète.

(8) Le Prophète déclare : « Les meilleurs femmes sont celles qui montent des chameaux » ! Bukhari Volume 7, Livre 62, Numéro 19:
Rapporté par Abu Hurayra : Le Prophète a dit : « Les meilleures femmes sont celles qui montent les chameaux, ainsi que les justes parmi les femmes de Quraish. Elles sont les plus tendres envers leurs enfants et les femmes les plus protectrices de la propriété de leurs maris ».

Celles qui montent les chameaux ? Quel profond critère pour évaluer les femmes!

(9) Peut-être l’un des mensonges les plus flagrants contre le prophète est celui qui prétend que celui-ci aurait permis aux couples de se marier pendant quelques jours pour satisfaire leur convoitise !

Volume 7, Livre 62, Numéro 52: Rapporté Jabir bin Abdullah bin Salama et Al-Akwa’ : Alors que nous étions dans une armée, l’apôtre de Dieu est venu vers nous et a dit : « Vous avez été autorisé à faire la Mut’a (mariage), alors faites-le. » Salama bin Al-Akwa’ a dit: l’apôtre de Dieu a dit : « Si un homme et une femme acceptent (de se marier temporairement), leur mariage doit durer trois nuits, et s’ils veulent continuer, ils peuvent le faire, et s’ils veulent se séparer, ils peuvent le faire »

Ce mensonge est double. Tout d’abord, il dépeint le Prophète comme un législateur en dehors de Dieu, ce qui viole un certain nombre de versets coraniques qui confirment que Dieu est le seul législateur, comme 6:114 et 66:1. Deuxièmement, il donne des excuses aux gens d’approcher le mariage avec une attitude totalement différente de celle conçue par Dieu. Le mot « Mut’a », qui se traduit par « mariage de plaisir », est en réalité une forme très subtile et déguisée de prostitution!

Inutile de dire que tous les obstacles placés par Dieu devant l’homme avant qu’il ne puisse divorcer de sa femme comme : attendre une période de 4 mois avant de divorcer (2:226), demander un conseiller des 2 familles (4:35), donner à l’épouse une compensation de divorce (2:241), ne pas expulser la femme de la maison commune (65:1), tous ces obstacles sont là pour établir le fait que Dieu considère le mariage comme un lien durable entre l’homme et la femme, et non pas comme une rencontre de 3 jours sert à évaluer la performance sexuelle de l’autre !

On peut se demander ce que retire un couple après trois jours de soi-disant mariage, autre que connaître la performance sexuelle de l’autre !

(10) Un autre mensonge flagrant contre le Prophète se trouve dans le hadith ci-dessous. Tout au long du Coran on nous dit que le Prophète Mohammed ne faisait aucun miracle. Et dans d’autres versets, Dieu parle au prophète et lui dit que si les gens demandent des miracles personnels, alors il doit répondre qu’il n’est rien de plus qu’un messager humain sans miracles (voir 17:90-93).
Toutefois, le hadith suivant présente le prophète comme faiseur de miracles impressionnants:
Bukhari, Volume 5, livre 58, numéro 208: Anas bin Malik: Les habitants de La Mecque ont demandé à l’apôtre de Dieu de leur montrer un miracle. Alors il
leur montra la scission de la lune en deux moitiés entre lesquelles ils ont vu la montagne Hiram.

Des exemples de hadiths qui insultent Dieu

Ci-dessous sont présentés des hadiths qui contiennent des insultes envers Dieu.
Il peut être utile de se rappeler d’abord ce que Dieu Tout-Puissant dit de Lui-même dans le Coran :
Les regards ne l’atteignent pas, c’est Lui qui embrasse tous les regards. Il est le Subtil, l’Informé. Coran, 6:103

…Il n’y a rien qui Lui ressemble… Coran, 42:11
Lorsque Moïse demanda à voir Dieu, Dieu lui dit qu’il ne pouvait pas Le voir (7:143).
Maintenant, lisons quelques-unes des fabrications que Bukhari et Muslim ont dans leurs livres, des fabrications attribuées au Prophète et décrivant Dieu :

(1) Dieu apparaît à Ses fidèles et ils Le voient comme ils voient la pleine lune ! (Bukhari, Volume 9, livre 93, numéro 529).

(2) Dieu descend vers le ciel le plus bas tous les soirs.

(3) Dieu mettra son pied sur le feu de l’Enfer lorsqu’il sera plein (Bukhari, Volume 8, livre 78, numéro 654).

(4) Dieu montre sa jambe pour que les croyants Le reconnaissent.

(5) Dieu rit comme les humains ! (Muslim, Livre 1, Numéro 349).

(6) Dieu a cinq doigts, sur le premier il met le ciel, sur le deuxième doigt il met la Terre, sur le troisième il met les arbres, sur le quatrième il met l’eau et la terre et sur le cinquième il met le reste de sa création.

(7) Dieu a un manoir dans le ciel et Mohammed est autorisé à y entrer trois fois par jour.

Ces mensonges et ces fabrications ne sont pas largement diffusés par les savants du hadith, car ils exposent le vrai Bukhari. Ces hadiths dépeignent également l’Islam au lecteur occidental comme une religion médiévale archaïque qui est la fiction de nomades du désert ! Peut-on les blâmer quand ils lisent de tels hadiths puis qu’ils apprennent que les hadiths constituent l’épine dorsale de l’Islam qui est pratiqué dans le monde d’aujourd’hui ?

(ndt: un autre hadith blasphémateur est celui du voyage nocturne, pourtant fondamental pour les Musulmans puisqu’il explique leurs 5 prières quotidiennes! lire : Le hadith du voyage nocturne : blasphèmes et diffamations !)

D’autres mensonges et fabrications « Sahîh »

Dans la section suivante, nous allons lire quelques-uns des mensonges et des fabrications les plus scandaleux que les savants appellent hadiths authentiques (sahih). Ils montrent à quel point ces savants étaient désespérés et confus dans la collecte de tout ce qui avait été attribué au Prophète du moment qu’ils étaient satisfaits de l’Isnad (chaîne de transmission) ! Cela a été fait indépendamment du contenu des hadiths. Que cela rentre en contradiction avec le Coran ou le sens
commun ne semble pas avoir eu beaucoup d’importance ! Ce qui suit est juste un échantillon de ces mensonges sahih :

(1) Ne croisez pas vos jambes
Gaber Ibn Abdullah a dit : « Le Messager de Dieu a interdit à un homme de croiser une jambe sur l’autre lorsqu’il est couché sur le dos » Muslim

(2) Croisez les jambes
Ebada Ibn Tamim a dit : « son père lui a dit qu’il a vu le Messager de Dieu couché sur le dos tout en croisant les jambes » Sahih Muslim

(3) Ne pas boire debout
Sahih Muslim, Livre 23, Numéro 5017 : Abu Hurayra a dit : le Messager de Dieu a dit : « Ne buvez pas en position debout, si quelqu’un a oublié et l’a fait, il doit vomir ce qu’il a bu »

(4) Boire debout
Ibn Abbas a dit : « Le Messager de Dieu a bu de l’eau de Zamzam en étant debout …. » Sahih Muslim.

(5) Uriner en position debout
Sahih Muslim, Livre 2, Numéro 522 : «Le Prophète a uriné en position debout »

(6) Ne pas uriner en position debout
« Le Prophète n’a jamais uriné en étant debout. » Hanbal

(7) L’homme à l’image de Dieu
Sahih Muslim, Livre 40, Numéro 6809 : Abu Hurayra rapporte que le Messager de Dieu a dit : « Dieu l’Exalté et Glorieux a créé Adam à son image » Un autre mensonge et fabrication rapporté par Abu Hourayra, et accepté par Muslim dans son recueil.

(8) Adam mesurait 60 coudées de haut et 7 coudées de large. Musnad Ahmad:
Abu Hurayra a dit : le Prophète a dit : « Dieu a créé Adam de 60 coudées de haut et 7 coudées de large »

(9) Les femmes, les chiens et les ânes Sahih Muslim, Livre 4, numéro 1032 : « Le Messager a dit que la prière est annulée si un âne, une femme ou un chien noir passe devant celui qui prie » ! Quelle insulte grossière faite aux femmes, ces mots pourraient vraiment venir d’un prophète de Dieu ?

(10) La femme est de mauvais augure
Sahih Bukhari Volume 7, Livre 62, Numéro 30 : « La femme, la maison et le cheval sont de mauvais augure. »
Un autre reflet des préjugés contre les femmes qui était un caractère de ceux qui ont fabriqué les hadiths. Le véritable Islam qui est dérivé du Coran donne le plein respect à la femme et n’utilise jamais de telles descriptions.

(11) Distinction ou pas de distinction entre les messagers ? Sahih Bukhari, Volume 4, Livre 55, Numéro 608 :
Ibn Abbas a dit : le Prophète a dit : « Personne ne devrait dire que je suis meilleur que Younus (Jonas) » Ibn Matta
Malgré le hadith ci-dessus, nous constatons que les livres de hadiths sont pleins d’histoires qui font du prophète Mohammed quelqu’un de meilleur que tous les autres prophètes et êtres humains. Ces hadiths contredisent le hadith ci-dessus et sont aussi en contradiction avec les enseignements du Coran. Le Coran contient un ordre clair envers tous les croyants de ne faire aucune distinction entre les messagers de Dieu (2:285). Ceux qui ont eu la prétention de suivre les livres de hadiths ont commodément ignoré les hadiths qui appellent les croyants à ne pas faire de distinction entre les messagers.

(12) Insulte à Dieu
Sahih Bukhari :
« Le Jour du Jugement, Dieu ouvrira sa jambe et montrera sa cuisse au Prophète. »
« Dieu va montrer sa jambe aux croyants et ils se prosterneront. »

(13) Encore des insultes envers les femmes, et non-sens Sahih Bukhari et Muslim:
Abu Hurayra a dit : le Messager de Dieu a dit : « Si ce n’était pas pour les Juifs (enfants d’Israël), la nourriture ne se serait jamais détériorée et la viande n’aurait jamais mal tournée (pourriture, décomposition ou gâchée), et si ce n’était pas pour Eve, aucune femme n’aurait jamais trompé son mari ».
Encore une fois un blasphème contre Dieu et Son prophète. Insulter les femmes et les chiens est une caractéristique d’Abu Hurayra. Il est impossible qu’un prophète de Dieu ait pu dire une telle absurdité. Pourtant, ce hadith est l’un de ceux considérés comme authentique (sahih) par les savants du hadith ! Il est évident que Abu Hourayra, qui a fabriqué ce hadith, était tellement ignorant qu’il ne savait pas que la nourriture pourrit en raison de germes et que c’était le cas bien avant la création des Juifs. Quant à Eve, le Coran n’a jamais blâmé Eve pour le péché qu’Adam et Ève ont commis ensemble. Blâmer toutes les femmes dans le monde pour un péché qu’Eve aurait soi-disant commis est contre l’enseignement coranique de base qui stipule qu’aucune âme n’est responsable
pour les péchés d’une autre (6:164).

(14) Les femmes et le leadership
Sahih Bukhari:
Abu Bakara rapporte que le Messager de Dieu a dit : « Toute communauté dont le chef est une femme ne réussira jamais »
Un autre mensonge au nom du Prophète qui n’a pas le soutien du Coran. Ce hadith prouve réellement la corruption de l’imam Al-Bukhari lui-même qui a accepté ce hadith de Abu Bakara, un homme connu pour avoir menti et qui a été puni en public par Omar Ibn Al-Khattab.
Ces mensonges sur les femmes peuvent expliquer pourquoi de nombreuses communautés islamiques qui prennent les hadiths comme une deuxième source de loi traitent toujours les femmes comme des êtres inférieurs aux hommes, et pourquoi les femmes dans ces communautés obtiennent rarement des postes politiques élevés. Ce hadith n’a pas le soutien du Coran. Nous lisons dans le Coran l’histoire de la reine de Saba, qui a embrassé l’Islam et qui a mené une grande nation.

(15) Tuez les chiens
Muwatta de Malik, livre 54, numéro 54.5.13:
« Malik rapporta de Nafi à partir de Abdullah Ibn Omar que le Messager de Dieu a ordonné de tuer tous les chiens (autres que les chiens de berger ou chiens de chasse) ».
Recueil d’Ibn Hanbal : Le Messager de Dieu a dit : « Tuez tous les chiens noirs, parce que ce sont des démons » Une autre absurdité et une insulte envers l’Islam et le Prophète…

(16) Satan urine dans vos oreilles Sahih Muslim et Sahih Bukhari:
Abu Hurayra a dit : « Le Messager de Dieu a mentionné qu’un homme a dormi toute la nuit (qu’il n’a donc pas fait sa prière). Il a dit que Satan avait uriné dans ses oreilles ».

(17) Satan rit quand vous bâillez
Sahih Bukhari, Volume 4, livre 54, numéro 509:
Abu Hurayra a dit : le Prophète a dit : « Le bâillement est de Satan. Si vous êtes sur le point de bâiller, vous devriez essayer d’arrêter autant que possible. Si vous bâillez, Satan va rire ».

(18) Le diable pénètre par la bouche Sahih Muslim, Livre 42, Numéro 7130:
« Le fils d’Abou Saïd al-Khudri a rapporté sous l’autorité de son père que le Messager de Dieu a dit: Quand l’un de vous bâille, il doit garder sa bouche fermée avec l’aide de sa main, car sinon le diable y pénètre » Une autre absurdité d’un hadith sahih !

(19) Satan dort dans le fond de votre gorge
Sahih Bukhari et Sahih Muslim:
Abu Hurayra a rapporté que le Prophète a dit : « Quand quelqu’un se réveille de son sommeil, il/elle doit nettoyer son nasopharynx (arrière de la gorge), (en prenant de l’eau dans la bouche et en se gargarisant avec) trois fois, parce que Satan passe la nuit dans le nasopharynx (arrière de la gorge).
Encore une autre absurdité d’Abu Hurayra acceptée par les savants des livres Sahih !

(20) Satan pète fort
Sahih Muslim et Bukhari:
Abu Hurayra a rapporté que le Prophète a dit : « Lorsque l’appel à la prière est fait, Satan se retourne pour péter très fort pour qu’il n’entende pas l’Adhan (appel à la prière). Quand l’adhan est terminé Satan se retourne… »
On peut se demander, comment quelqu’un peut-il croire que le Prophète qui a été envoyé par Dieu ait pu prononcer de telles paroles, ou qu’est-ce que ces mots ont à voir avec la religion qui enseigne l’adoration de Dieu seul !

(21) Satan et l’âne
Sahih Muslim, Sahih Bukhari :
Abu Hurayra a rapporté que le Prophète a dit : « Lorsque vous entendez un âne braire, cherchez alors refuge auprès de Dieu contre le diable car l’âne a vu un diable. Lorsque vous entendez le chant du coq, demandez à Dieu Ses Bienfaits car le coq a vu un ange. »
Une autre absurdité fabriquée ! Une autre insulte au prophète Mohammed par ceux qui prétendent le respecter, tout en lui attribuant des paroles absurdes dans les livres de hadiths dits Sahih.

(22) Les femmes en Enfer
Bukhari, Volume 1, Livre 2, Numéro 28:
Rapporté par Ibn Abbas, le Prophète a dit : « J’ai regardé en Enfer et la majorité de ses habitants étaient des femmes. »
Dans Bukhari Volume 1, Livre 6, numéro 301, il est expliqué que la majorité des femmes se retrouvent en enfer parce qu’elles ne respectent pas leurs maris !
Le Coran ne soutient absolument pas l’idée étrange qui implique qu’un critère pour atteindre le paradis est l’obéissance au mari ! Les seuls critères pour atteindre le ciel est la croyance en Dieu, en s’abstenant de l’adoration des idoles et en observant la justice. Les deux hadiths ci-dessus sont évidemment le produit de la culture des Arabes de l’époque et de la manière dont ils traitent les femmes comme des êtres inférieurs qui doivent toujours être subordonnées à leurs maris! Certains imams prêchent ouvertement aujourd’hui encore ces faux concepts. Beaucoup d’entre eux considèrent la femme comme étant une distraction et une tentation vers le péché !

(23) Les habitants du Paradis sont surtout les pauvres !
Dans Bukhari Volume 7, Livre 62, Numéro 124, nous lisons que la majorité des habitants du Paradis sont les pauvres !
Là encore, voilà un autre hadith (considéré comme authentique) qui contredit clairement le Coran. Le Coran enseigne que les habitants du Paradis sont les plus justes. La justice est totalement indépendante de la richesse d’une personne. Car la justice peut être maintenue par de multiples moyens, et pas seulement par des dépenses monétaires. Par ailleurs, le Coran enseigne que Dieu pardonne tous les péchés de ceux qui s’abstiennent de Lui associer quoi que ce soit (4:48) et qui L’adorent sincèrement. Cela confirme une fois de plus qu’être pauvre ou être riche n’enverra jamais une personne en Enfer, ni ne sauvera une personne de l’Enfer.

(24) Moïse nu
Sahih Bukhari, Volume 1, Livre 5, Numéro 277:
Abu Hurayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Les enfants d’Israël avaient l’habitude de prendre un bain en se regardant les uns les autres alors qu’ils sont complètement nus, tandis que Moïse prenait son bain à l’écart, seul. Ils ont dit, pourquoi Moïse ne prend-il pas son bain avec nous, peut-être qu’il a de grandes testicules ? Un jour, Moïse alla prendre un bain, et mit ses vêtements sur un rocher. Le rocher prit ses vêtements et s’enfuit. Moïse couru nu après le rocher lui criant de lui donner ses vêtements. Les enfants d’Israël regardèrent Moïse nu et dirent : Par Dieu, il a l’air normal. Moïse prit ses vêtements du rocher et la batta »
La question évidente est : comment une personne qui se prétend être Musulmane peut-elle croire que le prophète Mohammed aurait prononcé ces paroles ??

(25) Maudit soit la femme
Sahih Bukhari, Volume 4, livre 54, numéro 460 :
Abu Hurayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Si un homme appelle sa femme dans son lit pour un rapport sexuel et qu’elle refuse, et qu’il dorme la nuit en colère contre elle, elle sera maudite par Dieu et les anges jusqu’au matin. »
La même absurdité se retrouve dans Bukhari, Volume 7, Livre 62, Numéro 121.
Un autre hadith absurde qui traite les femmes comme des objets de satisfaction plutôt que comme des partenaires dans un lien de mariage. Ce hadith ne se rapproche même pas de loin des enseignements de Dieu dans le Coran où la relation entre un homme et son épouse est construite sur l’amour et le respect mutuels.
Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. Coran, 30:21

(26) Se lécher les doigts et les assiettes Sahih Muslim, Livre 23, numéros 5037 à 5044
On pourrait penser que des sujets tels que la croyance et la justice seraient ceux auxquels le plus d’importance aurait été donné dans les Livres Sahih, mais étonnamment, nous trouvons d’autres sujets triviaux d’égale importance.
Dans le Sahih Muslim, nous trouvons pas moins de 8 hadiths qui prônent l’importance de se lécher les doigts après avoir terminé un repas !!!
Hadith 5043 dit :
« Abu Hurayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Quand l’un de vous mange, vous devez vous lécher les doigts parce que vous ne savez pas où se trouvent les bénédictions (Baraka) ».
On reste sans voix après la lecture de tels déchets et on se demande comment des millions de Musulmans peuvent croire que ces absurdités peuvent être l’essence de notre belle religion.

(27) Satan mange avec la main gauche Sunan Abu Dawud, Livre 27, Numéro 3768:
Umar Ibn Abu Salamah a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Si l’un de vous mange, vous devriez manger avec la main droite, et boire avec la main droite, parce que Satan mange et boit avec sa main gauche. »

(28) Pourquoi les bébés pleurent-ils?
Sahih Muslim:
Abu Hurayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Chaque nouveau-né de la descendance d’Adam est touché par Satan lors de sa naissance, c’est pourquoi il/elle commence par pleurer. La seule exception était Jésus et sa mère ».

(29) Les jours de la semaine et la création Sahih Muslim, Livre 39, Numéro 6707:
Abu Hurayra a dit : « Le Messager de Dieu me prit par la main et dit : Dieu a créé la terre le samedi, les montagnes le dimanche, les arbres le lundi, les abominations le mardi, la lumière le mercredi, les animaux le jeudi et Adam vendredi après-midi ».
Un autre hadith absurde qui défie toutes les connaissances scientifiques.

(30) Dieu S’établit sur le trône le septième jour Al-Nesaay:
Abu Hurayra dit : « Dieu a créé les cieux et la terre en six jours puis S’est solidement établi sur le trône le septième jour. »
L’addition de ce 7ème jour par Abu Hurayra est juste une histoire qu’il entendit de son ami juif qui l’influença à propager beaucoup de faux hadiths tirés de fabrications de la Torah altérée. Cette fausse déclaration est une manipulation de 7:54.

(31) Pour les épouses, une voie facile vers le Paradis Al-Tirmidhy:
Um Salma a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Si une femme meurt alors que son mari était satisfait d’elle, elle entrera au Paradis. »
Inutile de dire que les critères coraniques d’admission au Paradis sont la croyance en Dieu ainsi que la justice. L’obéissance au mari est un critère que l’on ne trouve nulle part dans le Coran.

(32) Le mari comme un dieu
Sunan Abu Dawud, Livre 13, Numéro 2453:
Abou Saïd Al-Khudari a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Une femme ne doit pas jeûner, sauf avec la permission de son mari. »
Encore une fois nous notons la contradiction entre les hadiths et le Coran. Nulle part dans le Coran n’est donné au mari le pouvoir d’autoriser ou d’empêcher sa femme d’observer ses devoirs religieux ! Ces droits sont autorisés par Dieu et sont totalement indépendants de la relation entre un homme et sa femme, ou d’ailleurs, de toutes les relations humaines.

(33) Les péchés des Musulmans sont transférés aux Juifs et aux Chrétiens
Sahih Muslim, Livre 37, Numéro 6666: « Abu Burda a dit que son père a dit que le Messager de Dieu a dit : « Le Jour Dernier, certains Musulmans viendront avec des péchés aussi haut que des montagnes, mais Dieu leur pardonnera ces péchés et les transfèrera aux Juifs et aux Chrétiens ». Ce hadith fabriqué entre en contradiction avec les enseignements du Coran comme indiqué en 6:164, où chaque âme n’est responsable que de ce qu’elle a fait, et contredit aussi 3:199, où Dieu confirme que certains d’entre les Juifs et les Chrétiens sont des croyants en Dieu et qu’ils recevront leur récompense de leur Seigneur.

(34) Un Musulman mort signifie un Juif en Enfer Sahih Muslim:
Burda a raconté que son père a dit que le Messager de Dieu a dit : « Chaque fois qu’un Musulman meurt, Dieu met dans le feu de l’Enfer un Juif ou un Chrétien. »

(35) Crachez sur votre côté gauche
Sahih Bukhari, Volume 4, livre 54, numéro 513:
Abu Qatada a dit que le Prophète a dit : « Le bon rêve vient de Dieu et le mauvais rêve vient de Satan. Si l’un de vous a un mauvais rêve, vous devez cracher sur votre gauche et chercher refuge auprès de Dieu contre Satan. » . Sans commentaire !

(36) Ne crachez pas en face de vous, Dieu est là
Sahih Bukhari, Volume 8, livre 73, numéro 132:
« Abdulla Ibn Omar a dit que le Messager de Dieu a vu une fois un crachat sur le mur de la Qibla, il l’a nettoyé puis est venu aux gens et leur a dit : si vous êtes en train de prier ne crachez pas en face de vous, car c’est là qu’est Dieu quand vous priez. »
Évidemment, celui qui a fabriqué ce mensonge contre le prophète a oublié que Dieu n’est pas une personne qui peut être située à un endroit, Dieu est partout.

(37) Crachez sous votre pied gauche
Sahih Bukhari, Volume 2, livre 22, numéro 305:
Anas : Le Prophète a dit : « Quand l’un de vous est en prière, il parle en privé avec son Seigneur et donc il ne doit ni cracher en face de lui, ni sur son côté droit mais à sa gauche sous son pied gauche. »

(38) Lorsque vous crachez, frottez le crachat avec votre chaussure gauche Sahih Muslim:
Abdulla Ibn al-Shakheer a dit que son père a dit : je priais avec le Messager de Dieu et je l’ai vu cracher puis frotter son crachat avec sa chaussure gauche.
Est-ce la raison pour laquelle les savants des hadiths nous disent que sans hadith l’Islam est perdu ? Est-ce parce que les hadiths nous donnent toutes les instructions nécessaires sur la façon de cracher et où cracher ?

(39) Plonger la mouche dans sa nourriture Sahih Bukhari Volume 7, Livre 71, Numéro 673:
Abu Hurayra a dit que le Messager de Dieu a dit : « Si une mouche tombe dans votre bol, vous devriez l’immerger complètement dans le liquide, parce que dans l’une des ailes se trouve la maladie et dans l’autre aile se trouve la guérison. » Quel grand conseil médecinal pour une hygiène parfaite !

(40) Ne construisez pas de mosquées sur les tombes Ils ne suivent même pas leurs propres hadiths !
Sahih Bukhari, Volume 2, livre 23, numéro 472:
Abu Hurayra a dit que le Messager de Dieu a dit : « Maudits soient les Juifs et les Chrétiens, ils ont fait des tombes de leurs Prophètes des masjids (lieux de culte). »
Alors, qu’est-ce que les Musulmans ont fait avec la tombe de Mohammed après sa mort ? Tout en prétendant croire en ce qui est écrit dans ces livres de hadiths, ils ont construit une mosquée sur sa tombe. En outre, on trouve dans le Coran qu’il n’est fait mention que d’une seul masjid sacrée (haram), qui est la Kaaba à La Mecque. Cependant, les Musulmans qui ont idolâtré le Prophète contre sa volonté ont élevé sa mosquée pour être la deuxième mosquée sacrée, ils ont maintenant deux mosquées sacrées qu’ils appellent « Al-Haramayn ».

(41) Les femmes devraient allaiter les hommes adultes! Sahih Muslim, Livre 8, numéro 3425:
Aïcha a rapporté que Salim, l’affranchi d’Abu Hudhayfa, vivait avec lui et sa famille dans leur maison. Elle (la fille de Suhayl et l’épouse d’Abu Hudhayfa) vint auprès du Messager de Dieu et dit : « Salim a atteint la puberté, il commence à comprendre ce que les hommes comprennent (puberté), il entre dans notre maison librement, et je pense qu’Abu Hudhayfa se sent gêné par cette situation. » Le Messager de Dieu lui dit : « Allaite-le et tu lui seras interdite, et le sentiment d’aversion qu’il éprouve dans son cœur disparaîtra. » Elle revint plus tard et dit : « Je l’ai allaité et ce qu’il y avait dans le coeur d’Abu Hudhayfa a disparu. »
Ce hadith Sahih (authentique) est aussi rapporté dans le Sunan d’Abu Dawud, le Muwatta de l’Imam Malik et par Ibn Majah.
Le Dr Izzat Attya, chef du département de hadith d’Al-Azhar, qui est l’Université islamique la plus prestigieuse au monde, a émis une fatwa (décret religieux) déclarant qu’il est légitime pour une femme musulmane qui travaille d’allaiter son collègue masculin pour éviter le péché de « khulwa » (être seule en compagnie d’un homme inconnu).
Le savant contemporain des hadiths, largement acclamé, feu Cheikh Al-Alabani, ne voyait rien de mal dans ce hadith. Dans un discours sur bande audio de douze minutes, il déclara : « En ce qui concerne ce hadith, personnellement, je ne vois aucune objection à un homme d’être nourri directement à partir du mamelon. Mais si jamais quelqu’un se sent mal à l’aise avec quelqu’un se nourrissant au sein de sa femme (même s’il ne voit que le mamelon), il pourrait opter pour une autre façon, c’est-à-dire par l’intermédiaire d’une tasse !
Sheikh Al Obeikan, un conseiller à la cour royale et consultant pour le Ministère de la Justice en Arabie Saoudite, a déclaré que les femmes qui sont en contact régulier avec des hommes, et qui ne sont pas leurs parents, devraient leur donner du lait maternel afin d’en faire leur proches.
Les remarques de Obeikan ont été suivies par une annonce faite par un autre religieux saoudien, Abi Ishaq Al Huwaini, qui a demandé aux femmes d’autoriser les hommes à téter le lait directement à partir de leurs seins.
D’autres personnalités religieuses ont essayé d’adoucir le caractère scandaleux de ce hadith en disant que la personne du hadith n’avait bu que du lait d’un ustensile et non à partir de la poitrine d’Aïcha !
C’est évidemment une mauvaise excuse car le mot arabe utilisé dans le hadith est « Arde’ee » qui signifie téter/donner le sein, cela ne signifie pas lui permettre de boire dans un ustensile !
Inutile de dire que ce hadith contredit toutes les mesures de la décence dans le Coran. Le Coran ordonne aux femmes de couvrir leurs seins (24:31) et absolument pas d’allaiter les hommes adultes !
Ce hadith est un mensonge flagrant contre le Prophète, et ceux qui croient un tel hadith sont ceux qui n’ont pas le moindre respect pour l’intégrité du Prophète (malgré le fait qu’ils prétendent le contraire).

Conclusion

Ce ne sont là que quelques exemples pour démontrer les mensonges qui ont été fabriqués contre le prophète Mohammed et la façon dont ces hadiths fabriqués dépeignent le Prophète comme un homme qui aurait publié des enseignements qui contredisent le Coran sur de nombreux sujets. Cela démontre également la prophétie donnée par Dieu dans le Coran sur la manière dont Satan fabriquera de belles paroles et les attribuera aux prophètes de Dieu, et comment les dénégateurs respecteront ces faux hadiths :

C’est ainsi que nous assignons à chaque prophète un ennemi, des diables humains et djinns, s’inspirant des paroles enjolivées et trompeuses. Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les, eux et ce qu’ils inventent.Et pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à l’Au-delà s’inclinent vers cela, pour qu’ils s’y complaisent, et qu’ils acquièrent ce qu’ils accomplissent. Coran, 6:112-113

Les véritables croyants obéiront au commandement de Dieu et ne respecteront aucun autre hadith que le Coran :

Voici les versets de Dieu que Nous te récitons en toute vérité. Alors en quel hadith, après Dieu et ses versets, croiront-ils ? Coran, 45:6. (également : 7:185, 77:50 et 31:6)

De tout ce qui précède, nous pouvons maintenant comprendre la raison pour laquelle le Messager de Dieu se plaindra à Dieu, le Jour du Jugement, que les Musulmans ont déserté le Coran :

Et le Messager dit: «Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée!» Coran, 25:30

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